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Les dangers du tatouage au henné
Publié dans MarocHebdo le 14 - 05 - 2014

Au Maroc, aucune loi n'interdit le paraphénylène diamine ou impose son étiquetage
Les dangers du tatouage au henné
Afin de renforcer la teinte et la durée de fixation du henné, des tatoueurs ajoutent à leur mélange du paraphénylène diamine (PPD). D'ordinaire inoffensif, ce type de tatouage peut tourner au cauchemar entraînant allergies, eczéma, oedèmes, et même une hypersensibilisation à vie.
Pierre Benedetti
Avec le PPD, le tatouage au henné devient
plus foncé et reste plus longtemps sur la peau.
"Soyez vigilants!" Tel est le mot d'ordre lancé par le Centre anti-poison du Maroc qui recense de plus en plus de cas d'intoxication à ce que l'on appelle le "henné noir". Souvent, les hennayates ou nekkachates, ces tatoueuses traditionnelles, ajoutent à la pâte un produit chimique toxique bon marché, appelé le paraphénylène diamine (PPD). Certes, les motifs imprimés deviennent plus foncés et restent plus longtemps sur la peau. Mais ces vertus superficielles restent bien dérisoires face aux conséquences.
Car au commencement, on "signe un contrat" pour un tatouage temporaire de deux à trois semaines, et accessoirement non douloureux… Et, au final, on se retrouve chez le médecin.Le calvaire débute toujours à retardement: les premiers symptômes apparaissent en général lorsque le motif initial du henné s'est pratiquement estompé, approximativement deux semaines après son application. Ensuite, finie l'extase.
Brûlures
On en vient même à regretter de ne pas s'être fait un tatouage permanent tant les complications sont multiples: eczéma reproduisant les motifs, plaies suintantes, oedèmes allergiques nécessitant parfois une intervention médicale urgente voire une hospitalisation… C'est sans compter que le "henné noir" peut entraîner hypersensibilisation à vie notamment à des caoutchoucs, teintures capillaires, des colorants vestimentaires, et même causer des brûlures indélébiles. De couleur marron ou orange, le véritable henné, extrait de la plante Lawsonia inermis, nettoie et purifie la peau.
Mais le PPD est en quelque sorte le bourreau de ces fantaisies corporelles. Cette substance chimique est utilisée pour ses propriétés colorantes, et on la retrouve principalement dans des teintures capillaires, le cirage, le caoutchouc, des encres de photocopieuses, certains pesticides et même… le gasoil. Pas étonnant que notre enveloppe charnelle ne l'apprécie guère! Pour le reconnaître, quelques indices existent: si l'encre ou la pâte est d'un noir pétrole et si le dessin est réalisé en quelques minutes, disons que c'est plutôt mauvais signe.
Poison
Ensuite, l'étiquette du produit doit théoriquement signaler "Contient des diaminobenzènes". Depuis quelques années, plusieurs pays prennent ce phénomène au sérieux. Quoi de plus judicieux lorsqu'on observe la fièvre du tatouage au henné qui s'est emparée autant des garçons que des filles. En Europe, la concentration de PPD dans les teintures capillaires est limitée à 6%.
La France, elle, a clairement interdit le tatouage enrichi en PPD depuis 2005, tout comme le Canada, qui a banni l'application de cosmétiques contenant ce poison masqué.
Néanmoins, malgré des avancées législatives et des campagnes de sensibilisation, le nombre d'incidents ne cesse
de grimper un peu partout dans le monde, que ce soit aux Etats-Unis, en Europe… et même au Maroc, qui est pourtant le fief du tatouage au henné dit "traditionnel".
Au Maroc, le flou règne car aucune loi n'interdit le paraphénylène diamine ou impose son étiquetage. D'ailleurs, ce produit est vendu dans des pharmacies, dans la rue, sans aucun contrôle et sans aucune information disponible sur le fabricant, les ingrédients et encore moins sur la date de péremption. Au Centre anti-poison du Maroc, on «met surtout en garde contre les tatouages faits dans la rue et dans les souks car le danger est minime lorsqu'ils sont réalisés dans la sphère privée, lors d'un baptême ou d'un mariage», déclare la responsable, avant de rappeler cependant que les campagnes de sensibilisation restent sporadiques.
En attendant, méfiez-vous lorsque vous entendez le mot "diluant". Ces quelques lettres semblent inoffensives, et pourtant elles sont synonymes de PPD, ce produit toxique qui risque de vous noircir l'existence. Alors au lieu de jouer à la roulette russe avec votre santé, n'hésitez pas à opter pour le naturel… Tout simplement parce que vous le valez bien!