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Nouvelle politique des zones industrielles
Publié dans MarocHebdo le 29 - 05 - 2014


LES CHANTIERS EMERGENTS
Casablanca et Tanger disposent de grandes potentialités leur permettant d'abriter des zones industrielles à même de les mettre au diapason des défis de la globalisation et de la mondialisation de l'économie.
Casablanca est certes le principal foyer industriel au Maroc. Avec 52% des unités de production, 61% des emplois industriels permanents et 51% des investissements industriels, elle dépasse toutes les autres villes du royaume.
Pourtant, elle reste sous exploitée. Une enquête réalisée sur les entreprises existantes a révélé que 50% des décideurs souhaitent disposer de terrains ou locaux industriels pour développer leurs activités ou pour créer de nouvelles unités. Driss Jettou, ministre du Commerce et de l'Industrie a eu fort à faire pour concrétiser un projet qui lui tient réellement à cur.
480 hectares sont, parait-il, prêts à être exploités dans la région de Nouasseur, et qu'il ne reste plus qu'à équiper ces terrains avec l'infrastructure nécessaire pour en faire de véritables zones industrielles. Un projet dont le coût d'aménagement est estimé à un milliard de Dh.
Atouts
Le choix de la région de Nouasseur est motivé par sa proximité de l'aéroport et sa possible connexion avec le réseau autoroutier et la navette ferroviaire Nouasseur -Casablanca-Rabat.
Les projets d'urbanisation des communes avoisinantes: Pôle urbain de Nouasseur, Daroua, Bouskoura, Mediouna, Lissasfa et Berrechid auront de quoi fixer la population en lui assurant des emplois de proximité.
De son côté, Tanger est appelée à rejouer le rôle qui a toujours été le sien: celui de plaque tournante du commerce international et de porte ouverte sur l'Europe.
La zone franche de Tanger sera ainsi décomposée en deux parties majeures: La zone logistique et la zone industrielle qui seront aménagées sur un terrain de 273 hectares, se situant dans la commune de Gzenaya.
Laquelle jouit d'une situation privilégiée dans la province de Tanger et pour cause: elle se trouve à mi-chemin entre le port commercial de Tanger et le port d'Eclatmer prévu sur la côte atlantique.
Retombées
La liaison fixe Maroc- Espagne prendra racine à une dizaine de kilomètres de la zone. Une zone voisine de l'aéroport de Tanger-Boukhalef, de l'autoroute Larache- Tanger et de la rocade joignant la route Tanger-Rabat à celle de Tanger-Tétouan.
Des atouts qui justifient le choix de ce site stratégique de la province de Tanger.
Un projet d'une telle envergure aura sûrement des retombées positives sur l'économie des régions concernées et sur l'économie du Maroc.
Plus de 900 entreprises sont ainsi attendues avec à la clé des investissements nouveaux estimés à 15 milliards de Dh pouvant ainsi générer environ 55.000 emplois et un chiffre d'affaire à l'exportation de plus d'un milliard de dollars.
Les zones seront ainsi valorisées sur une période de 5 ans à partir de leurs dates d'attribution.
D'ici la fin de l'année, une partie des équipements sera ainsi installée à la zone de Tanger qui devrait faire le plein en 2004-2005.
Un organisme de gestion sera constitué dès le début de l'opération. Il aura la charge de la promotion commerciale et industrielle de la zone, l'accueil et l'assistance des investisseurs, ainsi que la gestion administrative, financière et technique du site.
Pour ce qui est de la zone industrielle de Tanger-Boukhalef, elle se composera de deux parties: la zone logistique et la zone industrielle.
La première sera un passage obligé pour les biens et les personnes sortant ou entrant à la zone industrielle.
Cette zone créera, grâce à la qualité de ses équipements, une animation commerciale et comportera un parc pour les camions TIR, une zone d'animation, une zone de façade et un bureau de douane.
Quant à la zone industrielle, elle proposera des lots de 500 à 20.000 m2 ou plus selon la demande.
Aussi, englobera-t-elle un centre de gestion, un ensemble de bureaux, un centre d'entreposage, des restaurants d'entreprises et un centre de santé.
Facilités
Définies par la loi 19-94 comme un espace déterminé du territoire douanier où les industries et les services qui y sont rattachés sont soustraits à la réglementation douanière et au contrôle, les zones franches ont bénéficié de plusieurs incitations fiscales.
Des mesures visant à inciter les investisseurs marocains et étrangers à venir s'y installer.
Ainsi, les entreprises installées en zone franche sont exonérées pendant une période de 15 ans de l'impôt des patentes et de la taxe urbaine.
Celles qui sont soumises à l'IS sont soumises au taux de 10% pendant les 15 premières années. Les entreprises soumises à l'IGR bénéficient d'un abattement de 80% pendant la même durée.
Les non résidents bénéficient, en outre, d'une éxonération totale de la taxe sur les produits des actions, parties sociales et revenus assimilés.
Les résidents sont en revanche imposés au taux de 7,5% de l'IS ou de l'IGR.
D'autres dispositions comme l'interdiction de la vente en détail à l'intérieur des zones franches ainsi que la résidence des personnes dans son enceinte ont été prises.
Une politique des prix visant à commercialiser les zones franches dans les meilleures conditions a été adoptée.
Des avantages, exclusifs, ont été donc prévus par la loi sur les zones franches. Une manière de consacrer la politique d'ouverture et d'encouragement de l'investissement.
L'expérience de la première zone franche de Tanger ayant réussi, les pouvoirs publics ont pris la décision de l'étaler sur la zone Tanger-Boukhalef et celle de Nouasseur.
Nouvelle donne
Ces zones industrielles seront réalisées dans le cadre du partenariat entre l'administration et le secteur privé.
L'objectif est d'intéresser des investisseurs privés à intervenir dans un domaine qui remplit toutes les conditions d'une rentabilité appréciable.
L'attrait qu'exercent les villes de Casablanca et de Tanger sur les industriels tant marocains qu'étrangers se traduit par une demande accrue en terrains industriels. Cette nouvelle donne a poussé les pouvoirs publics à réfléchir à la mise en place de pareilles zones industrielles.
Des zones qui tombent à point nommé puisqu'elles vont permettre le désenclavement des terrains industriels de Casablanca.
D'autant que le phénomène de la globalisation de l'économie nous accule à accentuer notre ouverture sur le monde et user de tous les moyens pour attirer le maximum d'investisseurs et de capitaux étrangers.
Les zones industrielles répondent à ce besoin en leur garantissant une totale liberté de transfert en dehors de toute contrainte administrative.
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