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Société des bourses de valeurs de Casablanca
Publié dans MarocHebdo le 29 - 05 - 2014


LA BOURSE ET LA VIE
Siège flambant neuf. Réinstallation de Amine Alami à son poste de directeur général. La Bourse des valeurs de Casablanca entame son
été en grande pompe.
La croissance passe par la bourse, dit le spot publicitaire de la société de la Bourse des valeurs de Casablanca. Une manière d'inciter les entreprises, non cotées en bourse, à venir explorer les opportunités qu'offre la bourse de Casablanca en matière d'investissement.
Considérée comme une des places financières favorites en raison de sa faible volatilité, la bourse de Casablanca a gagné, en huit ans, plus de 25% l'an, sauf en 1990 et 1995. Années qui se sont terminées par deux baisses inférieures à 5%.
Dynamique
Force est de reconnaître que, depuis son lancement, le processus de privatisation a été pour beaucoup dans le développement de la bourse des valeurs de Casablanca.
L'émission des bons de privatisations a permis à nombre d'épargnants et d'institutionnels d'acquérir les actions de sociétés mises en vente.
Aussitôt lancé, le processus de privatisation, de par la taille des entreprises privatisables et leurs chiffres d'affaires, va s'accaparer une partie de l'activité de la bourse de Casablanca.
Cette dernière connaîtra en conséquence une augmentation de sa capitalisation qui atteint actuellement 120 milliards de Dh. L'introduction en bourse permet également aux entreprises de rehausser leurs capitaux à travers une diversification intelligente de leurs sources de financement. Une manière qui permet, en outre, aux entrepreneurs d'investir sans pour autant engager leur patrimoine.
Une fois cotée en bourse, l'entreprise acquiert de la notoriété et voit son capital de confiance augmenter auprès des investisseurs. Une confiance qui l'oblige à jouer le jeu de la transparence. Condition sine qua non de son introduction en bourse.
Reconnaissance
Pour être admise à la cotation, une entreprise doit également disposer d'un capital libéré d'au moins 15 millions de Dh, présenter les comptes annuels, certifiés par des commissaires aux comptes, des trois derniers exercices précédant sa demande d'admission et diffuser dans le public au moins 20% des actions représentant son capital social.
Après l'annonce de son introduction officielle, le mois de septembre prochain à l'indice SFI des marchés émergents, la bourse de Casablanca entrera par la grande porte des marchés financiers internationaux.
Lui accordant l'indice 0,4%, l'organisme de la banque mondiale chargé de la cotation des places financières internationales a reconnu les efforts déployés par le Maroc pour la modernisation de la bourse de Casablanca. Laquelle s'est vu adjugée le plus fort indice de toutes les places financières arabes.
Boudée par les investisseurs anglo-saxons, qui préfèrent les places financières asiatiques, la bourse de Casablanca, après son inscription à l'indice, le sera certainement moins.
Son audience auprès des grands fonds anglo-saxons devrait augmenter. Ces derniers ne sont d'ailleurs pas les seuls à préférer les marchés asiatiques.
Les Français, de leur côté, ont toujours eu un faible pour les mêmes marchés.
Dotée du logiciel français, SBFF de cotation électronique, la bourse de Casablanca n'attire pas encore les grands fonds français. Ces derniers se limitent, pour leur investissement en Méditerranée, à la Turquie et à Israël. Pourtant la bourse de Casablanca et celle du Caire se sont beaucoup appréciées le 20 mars dernier suite à la hausse des taux américains.
Redressement
Pour faire connaître les avantages que représente la bourse de Casablanca pour les investisseurs, une large compagne de communication a été mise au point.
Objectif, vulgariser la pratique boursière au Maroc et recruter le maximum d'entreprises. Un road-show sillonnera, pour ce faire, les grandes villes du Royaume. Déjà d'ici la fin de l'année, 12 nouvelles sociétés seront cotées en bourse.
Il est vrai que 200 sociétés répondent déjà aux critères nécessaires pour entrer à la bourse de Casablanca.
Une bourse qui reste, somme toute, dominée par les holdings ONA, BCM et SNI, qui détiennent à elles seules 60% de la capitalisation totale, soit 8,2 milliards de dollars.
Passage obligé
La relance du programme des privatisations va sûrement donner un coup de fouet à l'activité boursière.
Avec, à la clé, l'entrée en bourse prochainement de la société métallurgique d'Imiter (SMI) , dixième site argentifère mondial par les tonnages, après la mise en vente cette semaine des 20% des parts restants en possession de l'Etat.
Ce dernier a commencé son désengagement de la SMI en août 96 lorsqu'il a cédé 36,07% de ses parts à la société Managem, holding minier filiale à 100% de l'ONA.
Cette dernière se trouve en possession de 80% de la SMI. Laquelle sera ainsi inscrite à la cote officielle le 17 juin prochain.
À en juger par les performances de la bourse durant ces trois dernières années, il apparaît que la bourse de Casablanca sera appelée, dans les années à venir, à jouer un rôle de premier plan, celui de participer à la réalisation d'une croissance à deux chiffres.
Une croissance qui passera par la bourse dans la mesure où elle saura jouer pleinement son rôle. Ce dernier consiste à drainer l'épargne et attirer les grands fonds internationaux qui jusqu'à présent font défaut à la bourse des valeurs de Casablanca.
Une campagne de communication d'un niveau international s'impose. Laquelle permettra de sensibiliser les grands opérateurs internationaux sur les opportunités d'affaires qu'offre la place financière de Casablanca.
Cette dernière pourra alors devenir un passage obligé de la croissance.
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