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QUE FAIRE AVEC LE BAC ?
Publié dans MarocHebdo le 29 - 05 - 2014


Baccalauréat
QUE FAIRE AVEC LE BAC ?
Autrefois entouré de prestige et célébré en grande pompe; le baccalauréat ne suscite plus de nos jours le même intérêt. Si son obtention reste indispensable pour l'accès à l'enseignement supérieur, le choix de la bonne filière se fait souvent dans la précipitation et la douleur. Casse tête!
Obtenir le Bac a toujours été un rêve que chacun de nous a caressé à un moment de sa vie. Entourés par leurs familles de tous les soins, les candidats au baccalauréat, plus de 400.000 cette année, bénéficient de toutes les largesses afin de préparer ce diplôme dans les meilleures conditions.
Pourtant, à l'euphorie du succès, font souvent place la crainte et la nécessité de faire le bon choix. Il y va de l'avenir des jeunes lauréats.
Une fois son baccalauréat en poche, le bachelier tout heureux de son succès se trouve obligé de faire un choix décisif qui, à la fois, s'inscrit dans le cadre de l'option qu'il a choisie et répond à ses aspirations et au plan de carrière qu'il s'est fixé.
Embarras
Pourtant, et faute d'une bonne orientation, les bacheliers font souvent des choix hasardeux qui peuvent avoir des retombées désastreuses sur leur avenir.
Force est de reconnaître que, faute de moyens, la majorité des bacheliers optent pour l'enseignement supérieur public.
Il suffit de comparer les chiffres des inscrits dans chaque secteur. Ainsi pour l'année universitaire 96/97, 8169 bacheliers ont opté pour le privé contre 58 985 pour l'enseignement supérieur public.
Des chiffres qui en disent long sur les raisons qui motivent le choix d'un tel type d'enseignement au profit d'un autre.
Il est vrai que l'enseignement supérieur public, en dépit des préjugés qui pèsent sur lui, offre le plus de cadres aussi bien au secteur public qu'au secteur privé.
L'enseignement supérieur public offre une multitude de filières qui restent dominées par les formations universitaires. Ces dernières se taillent la part du lion des nouveaux inscrits en raison de la gratuité de l'enseignement qu'elles offrent.
De leur côté, les écoles d'enseignement supérieur appartenant à l'Etat, et depuis la réforme du système du baccalauréat de 1988, choisissent les candidats aux concours d'entrée sur la base de la moyenne obtenue lors du baccalauréat.
Esprit d'émulation
Cette sélection permet de faire le tri entre les candidats et de créer un esprit d'émulation entre les élèves les incitant à réussir leur baccalauréat avec une bonne moyenne.
De leur côté, les cycles préparatoires aux grandes écoles d'ingénieurs, plus communément appelés "Math-Sup" et "Math-Spé", optent pour le même système de sélection, uniquement parmi les bacheliers titulaires d'un Bac "sciences mathématiques".
Une formation étalée sur deux années, sanctionnées par un examen final où seulement la crème des étudiants est autorisée à passer l'examen oral.
Ce dernier donne accès aux grandes écoles d'ingénieurs dont les mieux cotées restent: l'école mohammadia des ingénieurs (EMI), l'école nationale d'industrie minière (ENIM), l'institut national des postes et télécommunications (INPT), l'école nationale supérieure d'informatique et d'analyse des systèmes (ENSIAS) et l'école hassania des travaux publics (EHTP). Des écoles qui choisissent leurs élèves sur la base d'une moyenne fixée par leurs administrations.
L'enseignement supérieur privé regroupe, pour sa part, 69 établissements qui offrent des formations différentes mais qui restent dominées par les filières "gestion et commerce".
Lesquelles enregistrent un engouement de la part des bacheliers qui sont, à plus de 50% , titulaires d'un bac sciences expérimentales suivis par les lettres modernes, les sciences économiques et les sciences mathématiques.
Un gotha de cinq écoles: HEM, ESG, EMSI, SUP de Co et ESIG se partagent la majorité des étudiants qui choisissent la filière privée.
Sélection rigoureuse
Partir en France pour la majorité des étudiants marocains relève de la gageure. Car en plus d'une attestation d'inscription et d'une bourse d'étude, l'étudiant doit disposer d'un compte bancaire personnel assez étoffé pour couvrir ses frais d'études et d'hébergement. Condition primordial pour espérer obtenir un visa. Des mesures qui découragent plus d'un.
Devant une telle situation, les étudiants se sont dirigés vers les pays de l'Europe de l'Est. Les facilités qu'offrent les universités de ces pays en matière d'hébergement et d'inscription, ainsi que la qualité de l'enseignement qu'elles dispensent ont séduit nombre d'étudiants marocains.
D'autres pays du vieux continent comme la Belgique, Espagne ou Allemagne attirent toujours des étudiants mais à de faibles proportions.
Une autre destination qui a toujours fasciné les étudiants marocains est celle des Etats-Unis d'Amérique. Les universités américaines ont toujours exercé un attrait particulier sur les étudiants du monde entier.
L'enseignement de la langue anglaise depuis la première année du secondaire a fait que nombre d'étudiants marocains ont été épris de la langue et de la culture américaines, allant même jusqu'à tenter le périple outre-Atlantique.
Pourtant, faire des études aux Etats-Unis n'est pas donné à tout le monde.
Le prix élevé des frais d'études et d'hébergement ont fait que seuls les bacheliers issus de familles aisées peuvent se permettre un tel luxe.
Il va sans dire que trouver un emploi reste le principal souci de tout étudiant qui, une fois arrivé au terme de ses études, s'attend à un retour sur investissement des efforts qu'il a fournis.
Chasseurs de têtes
Commence alors le calvaire de la recherche d'un emploi.
Entre un marché exsangue et une demande de plus en plus forte, se pose alors l'inévitable question de l'adéquation entre l'offre et la demande, ou la formation et l'emploi.
Outre la démarche classique des demandes d'emploi, les candidats font recours, ce qui est le cas d'ailleurs pour des entreprises, aux cabinets de recrutements.
Véritables chasseurs de têtes, ces derniers font subir aux candidats toute une panoplie de tests, afin de réduire au maximum le risque d'erreurs. Côté entreprises, la tendance est à la spécialisation.
Elles préfèrent les candidats au savoir faire spécialisé et maîtrisant un domaine bien défini aux candidats généralistes ayant reçu une formation polyvalente. C'est dire combien il est urgent d'adapter notre système d'enseignement supérieur à la demande des entreprises.
Une demande qui se fait donc de plus en plus spécialisée, car mieux adaptée aux besoins de l'entreprise moderne.
Et tenir compte de cette donne passe par la création de formations spécialisées dans des secteurs, considérés comme de pointe, pour notre économie.