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ANCIENS COMBATTANTS
Publié dans MarocHebdo le 29 - 05 - 2014


Mais encore
ANCIENS COMBATTANTS
Maurice Papon est responsable de l'exécution de centaines de Maghrébins.
Il y a deux mois, le 25 août 1997, une cérémonie dédiée à la mémoire des milliers d'étrangers morts pour la France s'était déroulée à Paris. Parmi ces morts, le gros de la troupe était constitué de Marocains, d'Algériens et de Tunisiens. Ceux qui ont survécu, ceux que l'on appelle désormais les anciens combattants, ne sont guère bien lotis: à défaut d'être morts, ils s'en sont sortis avec une maigre pension (ce n'est que tout récemment que la France a fait un geste pour y remédier) et beaucoup de blessures.
L'actualité en France cette semaine est marquée par le procès de Papon, un Papon stressé par les audiences au Tribunal et qui, selon les paroles mêmes de son avocat, serait en train de se reposer.
Le Monde, dans son édition du lundi 13 octobre 1997, titre: "La mise en liberté de Papon provoque la stupeur de ses victimes". Quel lien y a-t-il entre Papon et les anciens combattants?
Apparemment aucun. Le procès qui s'est ouvert dans la Gironde vise à déterminer la responsabilité de Maurice Papon dans la déportation de 1500 Juifs français vers les camps de concentration nazis sous le gouvernement de Vichy. Pourtant, les Marocains comme les Algériens connaissent bien Maurice Papon. En mal bien entendu. D'abord en tant que responsable colonial à Constantine, en Algérie, en octobre 1949, et ensuite en tant que secrétaire général de la Résidence au Maroc sous le protectorat français, en 1954. On imagine aisément, le type de rapports que pouvait entretenir le sinistre personnage avec nos compatriotes de l'époque.
En 1961, au plus fort de la guerre d'indépendance algérienne, les soubresauts de la résistance se faisaient sentir jusque dans la capitale française. Face aux mouvements de protestation algériens, Papon, alors chef de la police à Paris, avait engagé une campagne de répression d'une cruauté sans pareille. Des policiers enragés s'étaient fait une joie de noyer dans le sang des manifestations pacifiques organisées par des Algériens. Le 17 octobre 1961, une marche où les femmes et les enfants étaient nombreux allait se transformer en une véritable boucherie. Les policiers de Papon, surexcités, organisèrent alors une chasse au faciès qui se solda par plusieurs centaines de morts dont la plupart furent noyés comme des rats dans la Seine. Parmi eux il y avait sans aucun doute de nombreux anciens combattants qui n'avaient pas eu la chance "de mourir pour que la France retrouve sa liberté" mais à défaut de mourir pour la France ils étaient morts " grâce" à la France...
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