Liga: Real Madrid bat FC Barcelone 2-1 et s'empare du fauteuil de leader    LDC Afrique: Le Wydad termine en beauté sa phase de groupes    Météo Maroc: formations brumeuses ce dimanche 11 avril    Clasico: le Real bat le Barça et prend la tête de la Liga (VIDEO)    VIDEO/Retour sur la vaste opération d'Interpol contre le trafic et la traite de migrants avec le concours du Maroc    19è festival du film éducatif de Fès : ''Hakakech'' remporte le prix de l'œuvre complète    La France, un «ennemi traditionnel et éternel», fulmine un ministre algérien    Quotient électoral : le PJD déplore la décision de la Cour constitutionnelle    La chambre du détenu S. Raissouni a fait l'objet d'une opération de fouille dans le total respect (Mise au point)    Laâyoune: Mise en échec d'une tentative de trafic de 1.500 comprimés psychotropes    La situation épidémiologique au 10 avril 2021 à 18H00    Mekki El Hannoudi, maire de la commune de Louta, placé en garde à vue    Somalie : un kamikaze se fait exploser, au moins six morts    Fès: cinq appartements transformés en maisons closes, plusieurs interpellations    Université de Printemps : Lancement de la 3ème édition dédiée aux jeunes MRE    Présidentielle au Tchad : 7,4 millions d'électeurs appelés dimanche aux urnes    Exemption de visa : Le journal colombien El Tiempo promeut le Maroc comme destination touristique post-pandémie    Suarez veut revenir à son ancien club    Tétouan : Arrestation d'un individu incitant au non-respect de l'état d'urgence sanitaire    CDG Invest lance la 3ème promotion du programme 212Founders    Ataa Charity Foundation : Des cartes bancaires prépayées pour préserver la dignité des familles précaires    FAF : Le futur président est connu, un seul candidat pour succéder à Zetchi    Tourisme: sans clients étrangers, le secteur toujours mal en point    La BM disposée à apporter son appui financier et technique aux différents chantiers de réformes lancés par le Maroc    Covid-19: Otmani attendu lundi au Parlement    La BVC en hausse du 5 au 9 avril    Un journal Colombien chante les louanges du Royaume    Lois électorales: la Cour constitutionnelle a tranché    La régularité des élections démontre la stabilité du modèle démocratique marocain (El Malki)    Cinq tonnes de chira repêchées au large de Safi (Source militaire)    Heure GMT au Maroc: n'oubliez pas de régler vos montres !    LDC: Benoune et El Kaabi dans le top 5 africain (France Football)    Programme foot: les matchs à ne pas rater ce week-end !    Carol Moseley-Braun salue le rôle rassembleur du Maroc en Afrique    Marrakech : Une vente aux enchères d'oeuvres artistiques en hommage à l'artiste peintre Mohamed Melehi    Développement agricole, rural, touristique et de pêche maritime: Akhannouch et Nadia Fettah Alaoui lancent et visitent des projets à Souss Massa    Botola Pro D1:Victoire des FAR contre le DHJ    Décès du prince Philip: le roi Mohammed VI présente ses condoléances à Elizabeth II    Décès du prince Philip: les condoléances du roi Mohammed VI au prince Charles    Lamiaa Chraibi, productrice: "L'inégalité du genre dans l'industrie du film est systémique et non pas un simple phénomène "    23 manifestants détenus en grève de la faim    Biden dévoile un plan limité contre la violence des armes à feu    Le dernier film de Naya Rivera, enregistré avant sa mort, va bientôt sortir    Angelina Jolie et Brad Pitt : Leur très cher et très long divorce    Tourisme patrimonial : Volubilis mènera son expérience «phygital»    Sahara : le Parti d'Emmanuel Macron ouvre une antenne à Dakhla    Le prince Philip, époux de la reine Elizabeth II, tire sa révérence à l'âge de 99 ans    Omar Raji : «mes poèmes sont un hymne à l'humanité, la modernité et le patrimoine»    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Samira Bensaïd, star de la chanson arabe
Publié dans MarocHebdo le 03 - 06 - 2014


ARTISTE JUSQU'AU BOUT DES ONGLES
Dans un numéro " ramadanien " de Maroc hebdo international, N° 354 du 9 au 15 janvier 1999, nous avons monté à la Une la photographie de Samira Saïd. Celle-ci devait illustrer un dossier sur les fantasmes sexuels des Marocains. Le moins que l'on puisse dire c'est que l'intéressée a mal pris la chose. Nous la comprenons car le raccourci pouvait lui être, contre notre propre volonté, moralement préjudiciable. Il n'en demeure pas moins que Samira ne peut nier la séduction et le charme qu'elle exerce sur le public Marocain et Arabe en général. Cette attraction se lit sur le visage de tous ses fans. Par ailleurs des artistes moins talentueux et moins gracieux que Samira prétendent incarner le symbole de la beauté et du désir. Pourquoi pas Samira? Cette relation symbolique quand elle est assumée par un artiste l'installe, en général, pour la postérité. Ceci étant, Samira devrait savoir que nous avons beaucoup de considération pour la manière dont elle a géré sa carrière. Elle a pu, elle la marocaine, s'imposer incontestablement en Egypte, le pays du Nil, là où la concurrence entre artistes arabes est féroce. Grâce à ses talents multiples, ses aptitudes diverses et ses prédispositions naturelles elle a pu devenir une vedette. Tout le mérite lui revient. Nous rappelons ici, pour réparation, son itinéraire.
Samira détient-elle l'élixir de la jeunesse? Cette femme dont la beauté se bonifie au fil du temps s'est érigée en un mythe de la chanson arabe. Une femme aux milles facettes dont le look varie selon les saisons. Les trésors de sa voix lui valent au moins deux fois par an un album original. Samira est sortie de l'anonymat dans un âge précoce, au moment où les interprètes marocains se comptaient sur les bouts des doigts.
Son parcours ressemble pourtant à ceux d'autres chanteuses comme Aziza Jalal, Soumia Kaïsar, Noûma Sahnouni, Raja Belmlih Des noms qui ont enrichi le répertoire de la chanson marocaine et arabe.
Charme
C'était dans les années soixante-dix qu'une enfant frêle et au visage de chérubin du nom de Samira Bensaïd se révéla au grand public. Abdenbi Jirari fut l'auteur de cette trouvaille qui avait comme théâtre le podium de la célèbre et très réussie émission "Mawahib". Accompagnée alors par sa mère, le public fut ravi des capacités vocales de Samira qui interpréta des chansons de la diva Oum Keltoum avec la plus grande aisance. Une voix mélodieuse et forte, une gestuelle bien étudiée et un charme ravageur sont les clés du succès de Samira.
En 1977, elle avait participé à l'Eurovision avec une chanson composée par Abdelati Amana. La chance n'était pas sa complice. Mais cette participation lui a valu la célébrité qui l'attendait au détour. Les propositions pleuvaient sur elle de toutes parts. Ses déplacements sont devenus nombreux. Après ce prélude, elle devint en l'espace de quelques mois une vedette incontestée de la chanson marocaine. Les refrains de ses chansons sont fredonnés par tous les Marocains. Au fil du temps, Samira s'épanouit. Elle s'impose sur la scène de la chanson arabe. Dans les années 80, elle devient la cible des compositeurs arabes, surtout égyptiens. Samira entreprend le voyage vers le pays des Pharaons. Le Caire, la Mecque de la chanson arabe l'accueille à bras ouverts. Le feuilleton des rumeurs commence alors.
Comme chaque artiste femme, Samira n'était pas épargnée par le déferlement d'une vague de rumeurs et nombre de Marocains, ont vu dans le départ de leur chouchou une trahison qu'ils n'étaient pas prêts de pardonner. Mais son succès effaça toutes ces rumeurs. Samira a acquis avec mérite ses galons de chanteuse professionnelle. Les portes du succès lui sont désormais grandes ouvertes.
Au Caire, Samira fit un tabac. Ses albums se vendaient comme des petits pains. Le compositeur et musicien Hani M'Hani en fit une vedette du show biz arabe. Plus qu'artistique, la relation du compositeur avec la star montante s'est scellée avec un mariage qui a fait la couverture de tous les magazines artistiques. Cette liaison avait tourné court. Mais celle artistique reste intacte malgré le mariage de Samira avec l'homme d'affaires marocain Naboulsi avec qui elle eut un enfant, Chadi, fierté de leur union.
En plus de sa voix qui se concorde à tous les dialectes arabes avec une facilité étonnante et qui réussit toutes les compositions, Samira a d'autres atouts non négligeables. Cette femme a un don de communication des plus rares. Le vedettariat n'a pas eu raison de sa modestie. Ces qualités lui ont balisé le terrain.
Vedettariat
Côté vente de ses albums, les distributeurs ne trouvèrent aucun mal à acheminer ses disques à travers le monde arabe.
En un mot, son train de vie devient celui des stars. Elle n'a pas pour autant oublié ses origines. Samira vit au Maroc avec son enfant Chadi à qui elle consacre presque tout son temps, malgré son agenda trop chargé. Et pourtant, Samira Bensaïd s'est éclipsée de la scène de la chanson collective arabe. Ainsi, elle a brillé par son absence lors de ''L'Opérette du rêve arabe'', une grande manifestation de la chanson arabe organisée par Mohamed Al Aâriane. Samira explique cette absence par le fait qu'elle n'aime pas participer à des événements dont les origines du financement sont un peu louches. Elle préfère consacrer son temps à la production d'albums et faire des tournées dans les grandes capitales arabes.
Incontestablement, le genre qui a fait le succès de Samira est celui des variétés. Des chansons légères et bien rythmées qui se placent facilement en tête de liste des hit-parades. Son dernier album en date ''Aâl bal'' est un bijou de la chanson arabe nouvelle génération. Cet album comporte 10 chansons dont les paroles sont l'uvre de Hadi Mohamed et dont la composition revient à Salah Charbouni. ''Aâl bal'' allie le rythme occidental et le timbre maghrébin. Les paroles sont légères, assez digestes.
Enchantement
Le pivot de cet album est encore une fois la femme. Cette femme qui peut aimer et haïr avec violence. Cette femme forte qui ne plie pas l'échine facilement. Un sentimentalisme qui est devenu l'apanage des chanteuses installées au Caire. Une mode qui ne vieillit pas et dont le public n'est pas prêt de se lasser. Le clip de la chanson nous donne à admirer une femme qui n'a pas pris une seule ride. Une femme sans âge. Une créature étonnante dont le charme enchanteur a atteint son pic. D'aucuns diront que les miraculeuses séances de lifting et les longues heures de musculation et de mise en forme en sont pour quelque chose. Non. Samira est une incarnation de la beauté marocaine. Au milieu du clip, Samira est entourée de nymphettes d'un autre âge. Ces silhouettes évanescentes qui se meuvent au rythme de la musique n'éclipsent pas le charme de Samira qui vole la vedette à ces figurantes pourtant fraîches et dans la fleur de l'âge. Samira, la femme au charme discret continue sur sa lancée. À ce jour, elle n'est pas prête de prendre sa retraite artistique. Sa carrière est certes faite. Mais les artistes comme Samira, un oiseau rare de la scène artistique, ne se cachent pas pour se reposer.
Retour