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Le Maroc parmi les pays à résultats moyens et faibles
Publié dans MarocHebdo le 03 - 06 - 2014


l'ECONOMIE NATIONALE SOUS LA LOUPE
Le verdict est tombé. Il pointe les faiblesses structurelles de notre tissu productif. Le potentiel compétitif de l'économie nationale, évalué par l'Observatoire de la compétitivité internationale de l'économie marocaine (OCIEM), situe le Royaume dans le groupe des pays à résultats moyens en matière de dynamisme financier, de commerce extérieur et d'infrastructures physiques et institutionnelles.
Au niveau du dynamisme macro-économique, du dynamisme du marché domestique, des ressources humaines et du développement technologique, la performance n'est guère meilleure, le Maroc se rangeant dans le groupe des pays à résultats faibles.
Alami Tazi, ministre de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat n'a pas manqué de souligner cette réalité en présentant, vendredi 12 mars, les travaux pour l'année écoulée de l'OCIEM.
Il faudra cependant mettre ces résultats dans le contexte qui est le leur. D'abord, la compétitivité de l'économie marocaine a été comparée à celles de pays bien plus évolués en la matière. Ce fut un choix délibéré des chercheurs qui ont voulu ainsi, comme le rappellera Alami Tazi, identifier les obstacles au développement économique du Royaume et les failles qui détériorent l'environnement des entreprises, au lieu de se laisser griser par les bons résultats qu'aurait donné la comparaison avec des pays ayant des économies de niveau comparable ou inférieur à celui du Maroc.
Facteurs
C'est ainsi que les performances de l'économie marocaine ont été comparées à celles de 15 pays, dont 13 émergents et 2 appartenant à l'Union Européenne. De plus, la comparaison a été faite sur la base de facteurs comme le cadre macro-économique, le système financier, le marché domestique, le commerce extérieur, les ressources humaines, le développement technologique et les infrastructures physiques et institutionnelles. Ce qui explique que la performance soit en dents de scie, parfois remarquable, d'autres assez piètre.
Les investigations n'ont pas manqué de relever la caractéristique qui a toujours été la nôtre.
L'environnement de l'entreprise marocaine demeure marqué de façon négative par une certaine difficulté à faire valoir les droits légaux, la cherté du loyer de l'argent, le taux élevé des impôts et la complexité des procédures administratives.
En dépit de ces handicaps, le Maroc a amélioré son classement à certains niveaux dans ce 5-ème classement de l'OCIEM, en gagnant quatre rangs en matière de dynamisme financier, passant du 14-eme rang en 1997 au 10-eme rang en 1998.
À l'origine de cette amélioration, le bon comportement d'une série d'indicateurs, comme les réserves en devises qui sont passées de 4,9 a 5,3 mois d'importation entre les observations 1997 et 1998, le déficit budgétaire qui a été réduit de 5,4 % du PIB à 1,95 % et celui des transactions courantes qui est passé de 3,41% du PIB à 0,3%. L'évolution a été moins favorable au niveau d'autres indicateurs.
L'épargne intérieure brute, qui était déjà assez faible de l'ordre de 16% du PIB en 1997, est demeurée faible en comparaison avec des pays comme la Malaisie où elle a atteint 44% ou le Chili où elle est de 26%.
À cela s'ajoutent des taux d'intérêt relativement élevés, ce qui influe sur la position du Royaume par rapport à d'autres pays. En 1997, par exemple, les taux réels débiteurs à moyen terme au Maroc se situaient entre 8 % et 12,75 %, au moment où ils ne dépassaient guère les 10% en Afrique du sud, en Grèce, au Brésil et en Indonésie.
Concernant le commerce extérieur, le Maroc a été classé dans le groupe des pays à ''résultats intermédiaires, tranche inférieure''. Une position que l'OCIEM a expliqué par le déficit de la balance commerciale qui a atteint 7,4 % du PIB en 1997.
Les enquêteurs de l'OCIEM qui se sont activés auprès des chefs d'entreprises ont attribué une note d'à peine 5,2/10 à la politique commerciale du Maroc et pratiquement la même appréciation, 5,3/10, à la disponibilité et au coût du crédit et de l'assurance à l'exportation.
Déficit
Dans le domaine des infrastructures physiques et institutionnelles, le Maroc a dégringolé de la tranche supérieure vers la tranche inférieure des pays à résultats intermédiaires. Une régression qui, selon l'OCIEM, n'est pas due à quelque dégradation des indicateurs concernés, qui se sont au contraire pour la plupart améliorés, mais plutôt à la performance de la Hongrie et de la Turquie que le Maroc devançait en 1997.
Sur le plan qualitatif, une bonne appréciation a été donnée à la qualité de l'alimentation en électricité, aux télécommunications, à l'accès aux ports et au transport aérien. L'infrastructure institutionnelle (système judiciaire), n'a cependant obtenu que 3,8/10.
La politique fiscale a été notée 4,1/10 par les entrepreneurs interrogés dans le cadre de l'enquête 1998 de l'observatoire. Ces derniers jugent cependant plus favorablement la capacité des pouvoirs publics à favoriser une compétition équitable, qu'ils ont noté 5,3/10.
Il reste que le marché domestique ne s'est pas tres bien comporté. À ce niveau, le Maroc a été carrément classé parmi les pays à résultats faibles. L'OCIEM a pointé un recul de 3,1% de la consommation privée en 1997.
Le niveau de la consommation privée, de 800 dollars par habitant en 1997, ne soutient pas la comparaison avec ceux de pays comme la Turquie avec 2000 dollars par habitant ou encore l'Argentine et le Portugal qui plafonnent à 7.000.
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