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Le secteur bancaire, une industrie à risque élevé
Publié dans MarocHebdo le 25 - 10 - 2014

MAROC HEBDO INTERNATIONAL N° 1090 - Du 24 au 30 octobre 2014
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Quoique concentré et stable, le secteur bancaire marocain, en besoin croissant de liquidité, reste largement dépendant de la banque centrale pour son financement. L'industrie court un autre risque, du fait de sa dépendance des cycles de trois secteurs d'activité: le tourisme, l'immobilier et l'agriculture.
Dans une récente étude dédiée au secteur bancaire marocain, l'agence de notation Standard & Poor's (S&P) le classe dans le groupe "7", suivant sa méthodologie BICRA (Evaluation du risque-pays de l'industrie bancaire), sur une échelle de 1 à 10, où le groupe "1" représente les risques économiques et industriels les plus faibles. L'industrie bancaire marocaine se situe ainsi au même niveau, entre autres, que l'Indonésie, la Jordanie, l'Irlande, le Portugal, El Salvador et la Russie. La solvabilité du secteur est notée BBB, une note relativement faible. L'agence pointe certaines faiblesses: faible niveau de prospérité du pays, un système ayant un besoin important et croissant de financement, fort dépendant dans ce sens de la banque centrale.
Mais il n'y a pas que des faiblesses. Parmi les forces du secteur bancaire marocain, S&P cite le fait que le secteur est important et concentré, contribuant à sa stabilité de l'industrie, mais aussi un accès important à des dépôts de détail, en grande partie non rémunérés, y compris ceux des expatriés marocains, et un ralentissement de la croissance des prêts, qui réduit les déséquilibres économiques. Le système bancaire marocain est l'un des plus grands et des plus denses en Afrique du Nord, ce qui contribue à la stabilité de l'industrie. Les trois principales banques contrôlent environ les deux tiers des actifs totaux du système.
Quels sont donc ces risques élevés qui hantent le secteur bancaire au Maroc?
Le coût du risque du système est supérieur à la moyenne, compte tenu de l'expansion rapide des banques marocaines, y compris dans les pays africains, où le risque est le plus élevé (qui représentaient 15% des prêts en dehors du Maroc pour les trois principales banques marocaines en 2012, à savoir Attijariwafa bank, BMCE et la BP). Les autres risques sont liés aux conditions économiques, qui comprennent, notamment, les revenus par habitant, se situant dans la tranche intermédiaire inférieure; ainsi que l'exposition des banques nationales aux secteurs cycliques tels que le tourisme, l'immobilier et l'agriculture. Le Maroc reste limité par sa prospérité relativement faible et, depuis le début de la crise financière mondiale, ses déficits budgétaires et courants ont augmenté rapidement. Le secteur de l'immobilier continue de présenter des risques pour le secteur bancaire du Maroc, en particulier à la lumière des pressions à la baisse récente des prix de l'immobilier depuis la mi-2013.
Le problème de liquidité
Sur le volet de la liquidité, le constat est sans appel. La liquidité dans le système bancaire marocain s'est détériorée au cours des dernières années. La diversification des sources de financement est faible et les dépôts disponibles ne peuvent plus permettre de nouveaux prêts. En effet, depuis 2012, la croissance du crédit a ralenti en raison de l'élevation du ratio risque par les banques. Les banques marocaines ont encore fort accès aux dépôts de détail, en grande partie non-rémunérés, y compris ceux des expatriés marocains.
Néanmoins, le flux des dépôts des expatriés marocains, qui représentaient environ 21% du total des dépôts en 2013, a tendance à se contracter en raison de la récession en Europe. Les banques cherchent à diversifier leurs sources de financement, mais l'accès aux marchés de capitaux externes est encore limité. Et la capacité de la Banque centrale, pensent les experts de S&P, à fournir des liquidités d'urgence peut être de plus en plus limitée par la situation budgétaire et d'endettement.
Les banques marocaines ont besoin de renforcer leur capital, souligne Standard & Poor's. En particulier, la qualité du capital réglementaire est grevée par la dette subordonnée et les augmentations de capital réservées au personnel, auxquelles les banques ont largement recouru au cours des dernières années.
L'agence termine sur une note plutôt positive concernant la rentabilité des acteurs du secteur, qui demeure satisfaisante. La rentabilité des banques marocaines est positive, résultat de plusieurs facteurs conjugués tels que le faible coût de la main-d'œuvre et une grande part des dépôts qui sont non rémunérés (près de 58% de la base de dépôts en 2012). La concurrence des prix est accrue et a tiré vers le bas les marges au cours des cinq dernières années.