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LES AFFIDES D'EAU TROUBLE
Publié dans MarocHebdo le 26 - 12 - 2019

L'espace maritime, un enjeu national qui vaut son pesant de pétrole et de poissons. Le Maroc plaide pour une délimitation précise, contrairement à l'Espagne, qui préfère le statu quo.
Il y a des faits historiques que l'on croyait définitivement archivés et qui reviennent au galop totalement ressuscités. Comme pour dire que l'on n'enterre pas impunément un passé acariâtre. Un tout récent événementiel est venu nous rappeler que notre intégrité territoriale englobe aussi notre espace maritime national.
Ce thème combien important a eu l'honneur d'être l'hôte de la commission parlementaire chargée des affaires étrangères, de la défense nationale, des questions islamiques et des résidents marocains à l'étranger. Les membres de cette commission devaient s'exprimer par vote après débat sur deux projets de lois visant à établir la compétence juridique du Royaume sur l'ensemble de son espace maritime, aussi bien en Méditerranée que dans l'Océan Atlantique.
Ce sont en fait deux lois pour le prix d'une. La première loi doit fixer la limite des eaux maritimes marocaines. La deuxième devait instaurer une zone économique exclusive (ZEE); 200 milles marins au large des côtes marocaines sont méticuleusement définis tard dans la soirée du lundi 16 au mardi 17 décembre 2019. L'espace en question s'étend à partir d'une ligne de base de 200 milles marins (370 km) au maximum. Au-delà, c'est le domaine des eaux internationales. Pourtant, l'acte parlementaire et toute la procédure en vigueur ne passent pas comme une lettre à la poste. Cette démarche sans accroc par rapport à la législation en vigueur subira les effets collatéraux de la crise politique en Espagne. Le parti socialiste provisoirement au pouvoir s'est opposé au texte des deux projets de loi fraîchement adoptés par la commission parlementaire. La toute dernière copie est donc à refaire en ménageant, autant que faire se peut les intérêts et les susceptibilités de Madrid et de ses alliés.
Dans un pays fédéral, constamment menacé de sécession, il devient difficile de situer la réalité du pouvoir. Un exemple parmi d'autres, Angel Vittorio Torres, président du gouvernement provisoire des Îles Canaries, qui passait par hasard par Madrid, a été parmi les décideurs politiques de son pays à réagir négativement aux projets de lois marocains. Il a été jusqu'à interpeller le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, en lui demandant de rejeter avec fracas la solution marocaine d'un vieux problème bilatéral.
Il est bon pour ce genre de fait de rafraîchir les mémoires. Il y a un peu plus d'un an, le 8 février 2018, le chef de la diplomatie espagnole, Alfonso Dastis, avait estimé que «le Maroc est dans son plein droit, vu que le territoire en question est sous souveraineté marocaine.» Lors du congrès national du mouvement Podemos, Dastis a été interpellé par Meri Pia, une députée originaire des Îles Canaries, exigeant du gouvernement en place d'exprimer «un refus catégorique des lois marocaines en gestation.» Le prétexte utilisé serait la dégradation du précieux patrimoine marin de la région, par la multinationale ENI et d'y ajouter l'objet même de son intervention, à savoir que le Maroc spolie les ressources du Sahara. Tout est dit. Au risque d'être accusé de voir du Sahara partout, disons que cet échantillon nous renseigne sur le rapport de nos amis ibériques à cette question.
Toujours est-il que la Chambre des représentants, qui devait voter en plénière, le lundi 23 décembre 2019, les projets de lois, a décidé de reporter le vote à une date ultérieure. Un report d'ordre technique et non politique, tient-on à préciser. La définition précise du territoire maritime national n'est pas pour demain.


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