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Qu'est-ce qui fait courir Benkirane ?
Publié dans MarocHebdo le 25 - 12 - 2019

Ce ne sont plus que des sorties médiatiques plutôt extrêmes qui caractérisent Abdelilah Benkirane et l'impact de ses déclarations sur la scène politique. Il y a tellement de continuité d'une sortie à l'autre qu'il y a lieu de parler d'une véritable ligne politique répétitive, comme pour cueillir son auditoire à l'usure et au ralliement. Une technique éprouvée dont il vient, une fois de plus, de faire la démonstration lors d'une rencontre régionale avec la jeunesse du PJD, à Rabat, le 15 décembre 2019. Abdelilah Benkirane n'a pas manqué d'évoquer la Commission spéciale chargée de réfléchir sur un nouveau modèle de développement. Comme attendu, il n'a pas été tendre, dénonçant au passage le fait que cette commission soit constituée d'un seul courant politique.
Pire encore, celle-ci, dit-il, «comprend des personnes connues pour leur mise en doute de la religion. Cette commission n'est donc pas équilibrée. Mais cela ne veut pas dire que nous allons laisser faire et rentrer chez nous». À chaque intervention quasi publique, il va un peu plus loin et pose des jalons comme pour marquer son parcours. Qu'en a-t-il été fait la dernière fois? Benkirane a proféré une véritable mise en garde à l'adresse d'El Othmani, en prenant à témoin son jeune auditoire. À El Othmani, chef du gouvernement, il lui a conseillé de quitter son poste. Et El Othmani, secrétaire général du PJD, il l'a invité à abandonner son leadership partisan. Pourquoi M. Benkirane est-il allé aussi loin ?
Questionnement journalistique
Au commencement était la loi cadre de conception et de gestion des programmes scolaires sur toute leur étendue, du primaire à l'universitaire. Cette loi prône l'ouverture sur des supports linguistiques véhiculaires de la connaissance, plus particulièrement des disciplines scientifiques. Pour concrétiser son refus catégorique, M. Benkirane a mené une bataille sans répit; de même qu'il a suscité autour de lui un front de refus. Comme il fallait bien lui trouver un port d'attache à titre de refuge, il lui a aménagé un retour gagnant dans les rangs de l'opposition. Laquelle opposition que M. Benkirane voudrait pour lui et rien que pour lui, derrière l'effigie PJD. En somme, un El Othmani libéré de sa charge gouvernementale pour se mettre sous le parapluie protecteur de Abdelilah Benkirane.
Dans un passé proche, M. Benkirane nous avait habitués à dénoncer les animaux préhistoriques réfugiés dans une sorte de Jurassique parc sous les couleurs invisibles à l'oeil nu, du temps de sa primature. Ils constituaient une sorte de gouvernement bis chargé d'infiltrer l'Exécutif en place et de chuchoter à ses ministres la ligne politique à adopter pour telle ou telle décision à prendre. Et si l'on posait le problème autrement, à partir d'un questionnement journalistique qui tombe sous le sens. Qu'est-ce qui fait fonctionner Abdelilah Benkirane de façon à aller jusqu'à empiéter sur des plates-bandes réputées difficiles d'accès, à tel point qu'il valait mieux les éviter? Ce gauchisme suranné, bâti sur un mixage de politique et de religion, explosif chez les autres et séculièrement adopté chez nous.
M. Benkirane veut-il affaiblir, autant que faire se peut, un pouvoir central mené conjointement par le Palais et les partis? Vu son parcours politique et son passage tourmenté à la primature, Abdelilah Benkirane ne pouvait ignorer ces interrogations parfaitement légitimes; dès lors qu'il s'agit d'une affaire qui touche à la sécurité publique, au mode de vie et des gouvernances. «Tout ne va pas pour le mieux dans le meilleur des mondes possible», aurait dit Candide après ce rectificatif.


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