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Le Maroc en première ligne
Publié dans MarocHebdo le 02 - 10 - 2020

Le Maroc, par la voix de Saâd Eddine El Othmani, a mis en relief les fondamentaux de sa politique étrangère et leur déclinaison autour de questions régionales et internationales à l'ordre du jour.
La session annuelle de l'Assemblée générale des Nations Unies a été ouverte officiellement le 22 septembre 2020. Un grand rendez- vous de l'Organisation mondiale couvrant plus de trois mois de travaux. Du fait de la pandémie, les chefs d'Etat et de gouvernement, traditionnellement présents, ont dû cette fois faire leurs discours, limités à un quart d'heure, par visioconférence.
Le Maroc, avec le Chef du gouvernement, Saâd Eddine El Othmani, qui a représenté S.M. le Roi, a mis en relief les fondamentaux de sa politique étrangère et leur déclinaison diplomatique autour de questions régionales et internationales à l'ordre du jour. La veille, Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, s'est entretenu, lui, par visioconférence, avec Antonio Guterres, et ce en marge des travaux de cette session.
Pour une résolution pacifique
Le Secrétaire général de l'ONU a exprimé son appréciation pour l'appui constant du Souverain à l'action des Nations-Unies dans différents domaines: développement durable, droits de l'Homme, changement climatique, maintien de la paix, de la sécurité et de la stabilité en Afrique. Cet entretien a également permis d'évaluer la coopération entre le Maroc et l'ONU, les questions du développement durable, de l'environnement et de la lutte contre le terrorisme ainsi que sur des questions globales et transversales. Il a été élargi aux derniers développements relatifs à la question du Sahara marocain, à la Libye, au Sahel et dans le continent.
Précisément, sur la cause nationale, l'ONU a sommé le mouvement séparatiste, par la voix du porte-parole adjoint du chef de l'exécutif onusien, Farhan Haq, de ne pas obstruer «la circulation civile et commerciale régulière de la zone tampon de Guerguerate» entre le Maroc et la Mauritanie. Il a déclaré à cet égard qu'«aucune mesure ne doit être prise qui pourrait constituer une altération du statu quo». Les gesticulations, les manoeuvres et les manifestations des éléments séparatistes sont surveillées par la Minurso. Il faut rappeler que le 11 janvier 2020, le Secrétaire général avait exigé aussi la levée d'entraves frappant le flux routier et commercial dans cette même zone.
S'agissant de la cause nationale, le Maroc a réaffirmé, devant l'Assemblée générale, son engagement en faveur d'une solution définitive au différend régional autour du Sahara marocain. Il est attaché aux principes des Nations-Unies consacrés dans la Charte -résolution pacifique des différends, respect de la souveraineté nationale des Etats et de leur intégrité territoriale. Sa position est claire et ferme, le différend ne peut être réglé que sur la base de quatre paramètres fondamentaux:
- souveraineté totale du Maroc sur son Sahara et l'Initiative d'autonomie comme seule solution,
- participation entière de toutes les parties dans la recherche d'une solution définitive,
- respect total des principes et paramètres consacrés par le Conseil de sécurité dans toutes ses résolutions depuis 2007, la solution ne pouvant être que politique, réaliste, pragmatique, durable et de compromis,
- rejet de tous plans dépassés, considérés par le Secrétaire général de l'ONU et le Conseil de sécurité depuis une vingtaine d'années, comme caducs et inapplicables.
Le Maroc considère hautement l'initiative encourageant le processus qui a donné un nouvel élan avec les deux tables rondes de Genève en décembre 2018 et mars 2019 lesquelles ont été marquées par la participation pour la première fois de l'ensemble des parties, à savoir le Royaume, l'Algérie ainsi que la Mauritanie et le mouvement séparatiste.
Violation des engagements
Mais Rabat exprime de nouveau sa profonde préoccupation à propos de la situation humanitaire déplorable des réfugiés de Tindouf. Leur situation a été pratiquement déléguée par le pays d'accueil, l'Algérie, à un groupe séparatiste, et ce en violation flagrante de ses engagements internationaux ainsi que des instruments relatifs à la situation des réfugiés, aux droits de l'Homme et au droit international humanitaire. Le Maroc appelle instamment la communauté internationale à prendre des mesures dans ce sens en organisant le recensement des réfugiés et en mettant fin au détournement depuis plus de quatre décennies de l'aide humanitaire apportée à ces populations.
Une responsabilité partagée
Traitant de la situation en Libye, le Chef du gouvernement a souligné la position de principe du Maroc: que la sécurité de ce pays fait partie intégrante de la sécurité du Royaume; que la solution à la crise ne peut être que politique et décidée par les Libyens eux-mêmes, sans ingérence ni agendas étrangers; et que Rabat a toujours oeuvré dans ce sens en offrant un cadre neutre de dialogue à Skhirat en décembre 2015, puis au cours de ce mois-ci à Bouznika. A cette occasion, un accord global a pu d'ailleurs se dégager sur des critères et des mécanismes transparents et objectifs relatifs aux postes de souveraineté.
La question palestinienne est, par ailleurs, une grande préoccupation pour le Maroc. Aujourd'hui, où en est-elle? L'on ne peut que déplorer l'incapacité de la communauté internationale à la régler et à relancer le processus de paix au Proche-Orient. Une paix juste et durable ne peut s'instaurer sans que le peuple palestinien n'exerce son droit légitime à l'établissement de son Etat indépendant et viable avec Al-Qods Acharif comme capitale. Le Chef du gouvernement a rappelé les positions constantes du Maroc, à savoir :
- rejet catégorique de toutes les actions unilatérales des autorités israéliennes dans les territoires palestiniens occupés, en Cisjordanie ou à Al-Qods Acharif,
- insistance de S.M. le Roi, président du Comité Al-Qods, sur la préservation de la Ville Sainte d'Al-Qods, patrimoine commun de l'humanité, symbole aussi de coexistence pacifique pour les adeptes des trois religions monothéistes et centre de rayonnement de respect mutuel et de dialogue.
Pour ce qui est de la pandémie de la Covid-19, le Chef du gouvernement a appelé la communauté internationale à redoubler d'efforts pour la juguler. Il importe en même temps de s'attacher à revoir les stratégies de mise en oeuvre de l'Agenda de développement durable. Trois grandes crises ont été mises en évidence par cette pandémie: la dégradation accentuée de l'environnement, l'aggravation des inégalités économiques et sociales et la hausse de la pauvreté, enfin les déséquilibres institutionnels.
Face à cette situation, la coopération internationale a manqué de cohérence et d'efficacité. C'est sur ces bases-là que le Maroc a engagé une réflexion nationale sur un nouveau modèle de développement intégré. Voilà une problématique qui avait déjà été posée par le Souverain, dès le Sommet sur le développement durable en 2002. Cette réflexion nationale appelait à davantage de solidarité mondiale, à oeuvrer pour un développement durable et à le prioriser sur la base d'une «responsabilité partagée parce que c'est l'affaire de tous».
Enfin, le Chef du gouvernement a souligné que l'urgence sanitaire actuelle, avec son impact social et économique, devait être mise à profit «pour reconstruire le système multilatéral sur des bases plus efficaces et plus efficientes». Il s'agit d'édifier «un ordre mondial plus juste» et de tracer, comme l'avait déclaré S.M. le Roi au Sommet du millénaire de l'ONU, «une nouvelle frontière à l'humanité».


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