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Le 13ème festival de la culture Soufie se tient en ligne
Publié dans MarocHebdo le 19 - 10 - 2020

Une problématique complexe, mais qui offre un levier d'appréhension et de relecture aussi pour se poser des questions essentielles sur les valeurs humaines et spirituelles.
Un challenge? Assurément. Comment organiser un festival -a fortiori de culture soufie...- avec cette pandémie imposant des masques, des gestes barrières, une distanciation physique et des rassemblements réduits à leur plus simple expression? Défi relevé: la treizième édition du Festival de la culture soufie va bien se tenir, du 17 au 26 octobre 2020 mais en ligne...
Ce ne sera pas une formule revue et corrigée compte tenu de cette contrainte digitale, tant s'en faut. L'on aura droit aux fondamentaux de cette manifestation; il s'agit de continuer à être au service de valeurs essentielles. Lesquelles? L'art, la culture, la sagesse et la spiritualité.
Contrainte digitale
Voilà bien donc une conception nouvelle mettant à profit les promouvoir la culture -toujours- mais autrement, suivent des modalités, des contraintes et des modes d'expression inédits. Seront ainsi explorés d'autres lieux, des patrimoines et des espaces de la culture soufie; seront également mis en relation des conférenciers -une bonne soixantaine- avec des centres d'études dans le monde. Un public élargi cette fois-ci à des segments d'internautes dépassant celui traditionnel de cette manifestation.
Le thème de cette édition est le suivant: «L'art de la transmission». Une problématique complexe, bien entendu, mais qui offre un levier d'appréhension et de relecture aussi pour se poser des questions essentielles sur les valeurs humaines et spirituelles. De quoi pousser à s'interroger sur celles que l'on aimerait -ou devrait?- transmettre aux générations futures.
Avec cette pandémie, tout le monde est interpellé: quel cap prendre désormais? D'une autre manière, quel sens donner à nos vies. A la vie. A notre destin collectif? Le festival va encore plus loin; en sollicitant le regard d'aujourd'hui sur les leçons reçues des générations passées, sur le legs culturel et même civilisationnel. A cet égard, l'Histoire a légué un capital largement immatériel par un processus millénaire d'accumulation.
“Nourrir nos âmes”
Il importe d'aider, comme le dit Fouzi Skalli, président de ce festival, à «éclairer nos esprits», plus encore peut-être à «nourrir nos âmes». Un référentiel donc, qui considère que l'humanité est un donné, une matière première reçue en partage; il faut oeuvrer à la développer, à la faire grandir en ravivant la spiritualité. La culture soufie s'inscrit dans cette démarche; elle appelle à une conscience de plus en plus élargie et profonde de soi. Une culture, une culture autre, est à redécouvrir et à revitaliser.
Il faut la transmettre; elle ne peut que redonner à la spiritualité toute sa place et toute sa dimension. Une aventure pas seulement individuelle mais aussi collective. N'est-ce pas le monde demain qui est à l'ordre du jour? Des semences d'avenir pour réfléchir à la «résistance» à opposer à la «globalisation d'une culture sans âme», comme le dit Fouzi Skalli, et qui n'épargne pas l'expression du religieux lui-même.
Durant une dizaine de jours, la déclinaison du programme en ligne part à la rencontre de publics pour qui la culture soufie est vivace, avec son patrimoine et ses valeurs; ils seront ainsi accueillis dans les centres historiques spirituels, de Fès à Konya (Turquie), de Grenade à Niamey, de Lahore (Pakistan) à Fès, etc... Autour du thème de «l'art de la transmission», sont prévus des expositions, des tables-rondes, des cafés littéraires, des cérémonies soufies, des master classes et d'autres activités.
Il faut également mentionner la participation et la mobilisation d'une soixantaine d'intervenants (chercheurs, spécialistes, écrivains, comédiens, plasticiens, guides spirituels). Un patrimoine culturel et spirituel que celui de la culture soufie; il vaut de le revisiter parce qu'il offre une voie vers l'universel.


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