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Plus de blanchiment d'argent ni de fuite de capitaux
Publié dans MarocHebdo le 03 - 03 - 2021

Le Maroc ne figure plus dans la liste grise des paradis fiscaux de l'UE, mais demeure client de plusieurs paradis fiscaux. Les affaires de blanchiments d'argent dans le Pacifique ou en Espagne se sont multipliées récemment. Plusieurs actualités et affaires relatives à ces crimes financiers ont éclaté cette semaine. Tour d'horizon.
On connaît l'histoire de Nauru, cet Etat insulaire dans le Pacifique, au nord-est de l'Australie. Une île paradisiaque qui, grâce à ses ressources en phosphate, était dans les années 1990 l'un des pays les plus riches au monde, avec le 2e plus haut revenu annuel moyen par habitant derrière l'Arabie Saoudite. Mais, face à un épuisement des réserves en phosphate et une mauvaise gestion des finances publiques, l'île a vécu une véritable décadence, la classant désormais parmi les pays les plus pauvres au monde.
Pour sortir de son marasme, Nauru s'est improvisé paradis fiscal pour tout le monde, sans exception: barons de la drogue, mafieux, terroristes, dictateurs… Elle fut longtemps classée dans la liste noire des paradis fiscaux, avant d'en être retirée tout récemment. Le 18 février 2020, elle a été retirée, comme le Maroc, de la liste grise des paradis fiscaux de l'Union européenne.
Trafic de drogue
Outre cette récente actualité, Nauru et le Maroc sont assez liés. Des entreprises, des hommes d'affaires et des politiciens marocains très fortunés auraient fait appel aux services de cette île fiscalement paradisiaque, à travers un cabinet d'avocats basé au Luxembourg. Selon des sources proches du dossier, des milliards de dirhams auraient été détournés via des sociétés écrans… à quelques kilomètres de l'Australie. L'Office des changes aurait contacté ses homologues européens, dans le cadre de l'accord d'échange d'informations qui les lient, pour leur réclamer tous les éléments nécessaires afin de résoudre ce puzzle financier qui aurait duré plusieurs années.
Ces révélations auraient été découvertes grâce à l'opération de régularisation spontanée au titre des avoirs et liquidités détenus par les Marocains à l'étranger. Une opération qui a connu un succès, permettant à plusieurs Marocains, ayant détenu de manière illicite des avoirs à l'étranger, de régulariser leur situation. Mais à partir de 2021, la donne a changé. Le Maroc a désormais accès à toutes les informations sur les avoirs illégalement acquis à l'étranger par les Marocains résidents, et ce après l'entrée en vigueur de l'accord signé avec l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) portant sur l'échange automatique des données fiscales.
Quelques jours après la correspondance de l'Office des changes relative à l'affaire «Nauru», les autorités espagnoles ont menacé, le 22 février 2021, de retirer la nationalité espagnole à des Marocains disposant de la double nationalité. Ceux-ci figurent dans une liste noire, établie par les Espagnols, de 30 hommes d'affaires et politiciens marocains impliqués directement dans de grosses affaires de blanchiment d'argent. Preuves à l'appui, les autorités espagnoles ont fait le lien entre plusieurs transactions effectuées particulièrement dans le sud du pays en période Covid-19, par ces riches Marocains, dont la plupart auraient fait fortune dans le trafic de drogue.
Ces derniers auraient fait appel aux services d'un réseau mafieux spécialisé dans le blanchiment d'argent et le trafic de drogue. Un autre réseau marocain de blanchiment d'argent a aussi fait parler de lui, mais cette fois-ci à Sète. Les Douanes de cette ville portuaire du sud-est de la France auraient mis la main sur des trafiquants marocains qui détournaient des sommes importantes en devises vers le Maroc, à Nador. Cette vaste opération a permis d'identifier une grande organisation spécialisée dans le blanchiment d'argent qui a réussi à passer entre les mailles du filet pendant plusieurs années.
Si le Maroc peut s'enorgueillir de sortir définitivement, le 22 janvier 2021, de la liste grise des paradis fiscaux de l'UE, les affaires de blanchiment d'argent et de fuites de capitaux à l'étranger l'entachent encore. Et ce n'est pas la puissante Unité de traitement du renseignement financier (UTRF) qui contredira ce phénomène qui a pris de l'ampleur ces dernières années. Le dernier rapport 2019 de l'UTRF est édifiant à plus d'un titre. Le nombre de déclarations de soupçons reçues par l'unité en 2019 a atteint 1.737, dont 1.674 demandes en relation avec le blanchiment d'argent et 63 relatives au financement du terrorisme, soit en hausse de 60% par rapport à 2018.


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