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Crise Maroc-Espagne: Le double langage de la ministre Espagnole des affaires étrangères
Publié dans MarocHebdo le 24 - 05 - 2021

La politique étrangère de Madrid est marquée par la cupidité et non le partenariat. Le voisin ibérique a sacrifié son premier partenaire économique pour profiter du gaz algérien, quitte à agir comme une bande de malfrats qui facilite l'entrée sur le territoire espagnol d'un criminel recherché par la justice du pays.
Citée par l'agence Reuters, la ministre espagnole des Affaires étrangères, Arancha Gonzalez Laya, a déclaré dimanche 23 mai 2021 que «lorsque Ghali se sera remis de ses problèmes de santé, il devra répondre à une affaire devant la Haute Cour d'Espagne avant de retourner dans son propre pays». De quel pays parle la ministre espagnole? Del'Algérie, si l'on tient compte que Brahim Ghali est entré et a été admis en Espagne sous une fausse identité, muni d'un passeport algérien.
Sinon, ce serait le Maroc son propre pays! La déclaration d'Arancha Sanchez Laya montre la mauvaise foi du gouvernement espagnol car elle a nuancé ses propos en déclarant: «Nous espérons qu'il s'acquittera de ses obligations envers la justice espagnole». Un double langage qui en dit long sur la politique étrangère de Madrid, marquée par la cupidité et non le partenariat.
Il y a quatre jours, dans un entretien accordé au quotidien La Razon, c'est la même Arancha Sanchez Laya qui a affirmé, sans ambages, qu'en accueillant le chef du Polisario, Brahim Ghali, pour des «raisons humanitaires», «l'Espagne n'a pas voulu créer un conflit avec le Maroc et ne souhaite pas que ce conflit dure dans le temps».
Scandale d'Etat
Une situation génanate dans laquelle le gouvernement de Madrid s'est retrouvé et qui a permis à un certain Salem Lebsir , présenté par la presse espagnole commeétant le numéro 2 du polisario, de recadrer la ministre espagnole. Il a en déclaré depuis l'hôpital où Ghali est hospitalisé que ce dernier «dès qu'il aura récupéré, ce qui sera dans 10 jours, il quittera le pays. Il ne comparaîtra pas devant le juge.»
En avouant ce qu'Arancha Sanchez Laya a, au tout début, tenté de cacher en nourrissant le flou autour de cette scabreuse affaire, le voisin ibérique a sacrifié le Maroc, un partenaire économique et commercial de premier rang, pour profiter du gaz algérien offert à un prix sacrifié, quitte même à agir comme une bande de malfrats qui facilite l'entrée sur le territoire espagnol d'un criminel recherché par la justice du pays.
Et puis, la complicité de la presse espagnole a permis au gouvernement de Pedro Sanchez de détourner les caméras de l'affaire Brahim Ghali pour braquer les projecteurs sur la misère et les lamentations des Marocains qui ont déferlé sur l'enclave de Sebta. La posture de l'Espagne dans le scandale d'Etat lié à l'affaire Brahim Ghali n'a pas véritablement changé.
C'est une tactique diplomatique qui ne saurait cacher les vraies intentions politiques de Madrid. Les propos du ministre des Affaires étrangères marocain, Nasser Bourita, ont mis à mal le gouvernement espagnol et l'Union européenne en général, notamment par rapport à la question migratoire. «Le Maroc n'est pas le gendarme ou le concierge de l'Europe», a martelé M. Bourita.
Même les aides que le Royaume recevait de l'UE ne couvraient même pas le tiers des charges du contrôle des frontières du Maroc avec l'Espagne. Et si le Maroc assurait jusque-là cette mission, c'était dans le cadre d'un partenariat, en principe, mutuellement bénéfique. Or, quand un partenaire comme l'Espagne manigance contre les intérêts stratégiques du Maroc et son intégrité territoriale, le partenariat n'a plus de raison d'être.


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