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Karima Mkika: "Il faut une tolérance zéro pour les employeurs d'enfants"
Publié dans MarocHebdo le 24 - 06 - 2021

Karima Mkika oeuvre depuis plus de 20 ans en faveur de la protection de l'enfance. Dans cet entretien, elle revient sur les principales causes du travail des enfants et les moyens de lutte contre ce phénomène.
Le travail des enfants a reculé de 26,5% en 2020 par rapport à 2019, selon le Haut-Commissariat au plan, mais reste préoccupant puisqu'il concerne 2% d'enfants marocains. Quelles sont, selon vous, les principales causes de ce phénomène?
Les causes sont multiples. La pauvreté, les inégalités sociales, l'exclusion sociale et la paupérisation des familles sont les principales causes du travail des enfants. En plus, la vulnérabilité des familles, la pauvreté généralisée, l'économie informelle, le chômage des parents, le sous-emploi et l'absence des filets sociaux ainsi que l'analphabétisme contribuent à l'aggravation de ce phénomène.
Je dirais également que nous ne sommes pas véritablement conscients de la dangerosité de ce fléau sur l'avenir des enfants, notamment les filles qui sont nombreuses à être exploitées dans le travail domestique. Il y a également une méconnaissance des lois en vigueur et en l'occurrence l'article 23 de la loi 19-12, qui fixe les sanctions encourues par les employeurs de 25.000 à 30.000 dirhams, et en cas de récidive, elles peuvent monter jusqu'à 50.000 à 60.000 dirhams. La loi prévoit également des peines privatives de liberté, puisque l'employeur risque d'un à 3 mois de prison ferme.
Une loi qui n'est, toutefois, pas véritablement appliquée. Quelles sont vos recommandations pour lutter efficacement contre le travail des enfants?
Il faut tout d'abord appliquer la loi avec une tolérance zéro pour les employeurs d'enfants. On doit également améliorer la qualité de l'école marocaine et accompagner les jeunes qui ont abandonné l'école à travers des formations par apprentissage.
Il faut aussi appliquer la convention 182 sur les pires formes de travail des enfants de l'Organisation internationale du travail (OIT), ainsi que la convention internationale des droits de l'enfant, adoptée par l'Assemblée générale de l'ONU en 1989.
Par ailleurs, l'Etat devrait accompagner les associations opérant dans la protection des droits de l'enfant en leur allouant davantage de moyens car le nerf de la guerre, c'est le financement. On trouve de l'argent pour construire, équiper et organiser des événements grandioses, mais quand il s'agit de protéger nos enfants, on doit quémander.
Vous militez pour cette cause depuis plus d'une vingtaine d'années. Comment intervenez-vous sur le terrain, notamment contre la déperdition scolaire?
Al Karam a mis en place des programmes d'aide à l'enfance sur 3 niveaux: la prévention, la protection et la réhabilitation. Nous intervenons sur le terrain avec un groupe d'associations ayant le même référentiel, à savoir les droits des enfants.
Nous nous activons dans la sensibilisation des familles, des enfants et de toutes les forces vives de la société sur l'impact négatif et les dangers qu'encourent les enfants en cas de leur non-maintien dans le cursus scolaire. La place de l'enfant est à l'école et non au travail. Nous effectuons également un travail de lobbying et de plaidoyer auprès des décideurs pour que cette problématique figure parmi leurs priorités.
Nous menons, par ailleurs, des programmes d'assistance au profit des enfants exploités dans le travail, des séances d'aide et de soutien à la parentalité, ainsi que des campagnes de sensibilisation dans les écoles.


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