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Imposition du pass vaccinal et gouvernance par la peur
Publié dans MarocHebdo le 26 - 10 - 2021

Après le chaos constaté au niveau des centres de vaccination, des éléments des forces de l'ordre sèment la peur dans la rue. Cette situation chaotique est pourtant accueillie avec satisfaction par le gouvernement Akhannouch.
Peut-on encore dire «non» dans ce pays? Le chaos constaté au niveau des centres de vaccination, où des milliers de citoyens affolés se pressant pour se faire vacciner ont fait fi des gestes barrières et de la distanciation ne dérange pas le gouvernement! Au contraire, ce dernier s'en réjouit! Engendré par la décision du gouvernement en date du 18 octobre 2021 visant à rendre obligatoire le pass vaccinal dès le 21 octobre pour accéder aux administrations et aux lieux publics et privés, ce désordre, susceptible de créer à lui seul une quatrième vague de contaminations au Covid-19, a été accompagné par une série de scènes de violations du droit à l'expression dans les rues des grandes villes.
Nombre de vidéos ont été diffusées ces derniers jours par des médias électroniques montrant des éléments des forces de l'ordre (police et Forces auxiliaires) tabassant et maltraitant des citoyens ne disposant pas de pass vaccinal. Cette situation chaotique est accueillie pourtant avec satisfaction par le gouvernement Akhannouch.
Dans un communiqué du cabinet du Chef de gouvernement du 25 octobre 2021, le gouvernement assure que «suite à l'opérationnalisation de la nouvelle démarche préventive basée sur l'adoption du pass vaccinal comme document essentiel de déplacement, le gouvernement salue la grande adhésion des citoyennes et citoyens ayant répondu à cet appel national, et se sont engagés massivement dans la campagne nationale de vaccination contre le nouveau coronavirus», indique un communiqué.
Etat d'urgence sans fin
Convié le même jour à la Chambre des représentants pour répondre aux interrogations des élus de la Nation sur les mesures prises dans le cadre de la lutte contre la pandémie, Khalid Aït Taleb a enfoncé le clou en soulignant que l'adoption du pass vaccinal en cette période de l'année est une mesure qui vise à inciter les non-vaccinés à se faire vacciner rapidement. Donc, la peur était voulue. Elle était un moyen pour «policer» les récalcitrants.
M. Aït Taleb a même ajouté que l'imposition du pass vaccinal a été prise dans le cadre du décret-loi n°2-20-292 du 23 mars 2020 édictant des dispositions particulières à l'état d'urgence sanitaire et les mesures de sa déclaration. Ce décret-loi donne la possibilité au gouvernement de prendre toutes les mesures nécessaires qu'exige la conjoncture, par le truchement de décrets, décisions réglementaires et administratives ou par des circulaires et avis… afin d'empêcher l'évolution épidémique de la maladie.
Donc, ce à quoi il faudra s'attaquer désormais, c'est ce décret-loi n°2-20-292 du 23 mars 2020 qui autorise les ministères de l'Intérieur et de la Santé à prendre les décisions qu'ils veulent, arguant toujours de la peur d'une nouvelle vague que le département de la santé, défaillant à bien des égards, ne peut gérer. Ce décret-loi n'a pas une durée de vie tant que les gouvernements qui se succèdent voient dans la situation épidémiologique un alibi pour prolonger sans fin l'état d'urgence.
Mais où est le contre-pouvoir, ce garde-fou qui devrait s'opposer aux décisions du gouvernement quand celles-ci recèlent un abus de pouvoir ou un bafouement des droits humains? L'opposition semble prendre ses distances, en dehors de quelques éléments du PJD et du PPS qui s'agitent sans grand impact. Au Parlement, le président de la première chambre n'a pas branché à la suite de l'interdiction d'accès à l'hémicycle de la députée Nabila Mounib, qui ne veut pas se faire vacciner mais qui justifie pourtant d'un test PCR négatif.
Le comble, c'est la réaction de Amina Bouayache, présidente du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH) qui, au lieu de condamner cette décision ou du moins la qualifier d'illégale ou bafouant la Constitution de 2011, s'est contentée d'émettre des recommandations appelant le gouvernement à ouvrir un débat national. Après quoi, la décision est déjà appliquée et le gouvernement s'en félicite sans le moindre remord.


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