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L'an I des accords d'Abraham: Parlons-en !
Publié dans MarocHebdo le 22 - 12 - 2021

Kawtar Benhalima Benjelloun, cette jeune femme marocaine ayant représenté son pays à Miss Univers, à Eliat, en Israël, a été rendue célèbre parce qu'elle a été mêlée, malgré elle, aux relations diplomatiques entre le Maroc et Israël qui commémorent le premier anniversaire des accords d'Abraham. Des accords qui ont suscité des interrogations quant à la position du Maroc à l'égard de la Palestine. Pourtant, pour le Royaume, cette alliance ne change rien à l'attachement des Marocains, peuple et dirigeants, à la cause palestinienne.
Kawtar Benhalima Benjelloun! Retenez bien ce nom. Il s'agit de cette belle brune marocaine, âgée de 22 ans, devenue célèbre parce qu'elle a été mêlée, malgré elle, aux relations diplomatiques entre le Maroc et Israël qui commémorent le premier anniversaire des accords d'Abraham. Cette Miss Maroc à la silhouette élégante, mince et élancée, a participé en tant qu'ambassadrice du Royaume, du 10 au 12 décembre 2021, au concours Miss Univers. Sa participation n'aurait pas suscité autant de curiosité si l'événement n'avait pas eu lieu, cette année, dans la ville de Eilat, en Israël. Après une absence qui a duré quarante ans, le Maroc a participé à cette 70ème édition de cette compétition de renommée internationale. Un évènement culturel qui a revêtu une connotation politique à cause du boycott de nombre de pays des quatre continents, en guise de soutien à la cause palestinienne.
La jeune femme, qui a captivé par sa grâce les regards à Eilat, était arrivée en Israël début décembre en prévision du concours. Quoiqu'elle n'ait pas pu remporter le titre de Miss Univers, sa seule présence dans la ville balnéaire israélienne a suffi pour la placer au centre de tous les projecteurs.
Le Maroc a donc décidé de renouer avec ce concours international, qui consacre la beauté et l'intelligence des femmes. Il n'a pas choisi la 69ème, édition qui a eu lieu en 2020 en Floride, aux Etats-Unis, et n'a pas attendu la 71ème édition pour le faire. Le choix d'Israël et la participation de Miss Maroc n'a pas manqué de heurter la sensibilité d'une large frange de Marocains, d'Arabes et de Palestiniens, au moment où des pays non-arabes et non-musulmans, comme l'Afrique du Sud, habitués à participer à Miss Univers, ont décliné l'invitation et condamné «les atrocités commises par Israël contre les Palestiniens».
Sentiment d'embarras
Une chose est sûre, la participation de Miss Maroc à Miss Univers était en soi un événement qui a ravivé un sentiment d'embarras né des accords d'Abraham qui fêtent leur premier anniversaire. Un an auparavant, jour par jour, le 22 décembre 2021 plus précisément, au palais royal de Rabat et devant le roi Mohammed VI, Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, Jared Kushner, gendre et conseiller principal de Donald Trump, Avi Berkowitz, assistant spécial du président américain et représentant spécial pour les négociations internationales, et Meir Ben Shabbat, conseiller à la sécurité nationale d'Israël et chef d'état-major pour la sécurité nationale, ont signé de la déclaration conjointe entre le Maroc, Israël et les Etats-Unis, qui a scellé la reprise des relations diplomatiques entre Rabat et Tel-Aviv et la reconnaissance par Washington de la souveraineté du Royaume sur son Sahara, actée le 10 décembre par la proclamation de l'ancien président américain Donald Trump.
D'ailleurs, les préparatifs vont bon train pour célébrer le 22 décembre 2021 cet accord qualifié d'historique et tenir une réunion de haut niveau à laquelle prendraient part les chefs de la diplomatie américaine, Antony Blinken, marocaine, Nasser Bourita, et israélienne, Yaïr Lapid. 22 décembre 2020, 22 décembre 2021, un an déjà! Beaucoup de faits ont marqué les relations bilatérales et que d'eau a coulé sous l'oued de Bouregreg et le fleuve Jourdain traversant Israël! Un peu trop même, en une période courte en comparaison avec les longues années de la rupture des relations diplomatiques bilatérales (ayant duré de 1994 à 2000) consommée en octobre 2000, année de la deuxième Intifada palestinienne.
Des conventions et accords commerciaux et économiques se sont succédé. Et puis, le tournant! C'était la visite du ministre israélien de la Défense, Benny Gantz, au Maroc, le 24 novembre 2021, qui a fait couler beaucoup d'encre et suscité des réactions viscérales, autant en interne qu'en externe. En interne, l'émotion grandissante de la population, largement acquise à la cause palestinienne, qu'on ne peut ignorer. Les Marocains, dans leur majorité écrasante, n'arrivent toujours pas à comprendre, voire à admettre, la normalisation des relations et la succession rapide des événements, sans compter la médiatisation exagérée, notamment de la part d'Israël, de ces accords. Les Marocains musulmans ont toujours cohabité avec leurs compatriotes juifs. Il n'y a jamais eu de susceptibilités religieuses ou autres.
Mais ils n'oublieront jamais leur appartenance, leur identité arabo-musulmane et surtout leur attachement à la cause juste des Palestiniens de récupérer leur terre spoliée. Le mouvement Al-Adl Wal-Ihsane (Justice et bienfaisance), qui avait déjà manifesté en 2019 contre ce qui est surnommé «le deal du siècle», était monté au créneau, dénonçant «un cadeau empoisonné ». «Nous refusons de troquer une parcelle de la Palestine en échange de la reconnaissance de notre souveraineté sur nos terres», écrivait le mouvement dans un communiqué publié le 11 décembre 2020. L'ancien Chef du gouvernement, Saâd Eddine El Othmani, alors secrétaire général du PJD, parti au référentiel islamiste, avait subi des critiques acerbes des siens, de ses «frères» du parti, qui ont dénoncé avec véhémence la signature de l'accord tripartite à laquelle il avait pris part.
Réactions viscérales
Sur un plan externe, la normalisation et les multiples accords signés avec l'Etat hébreu ont irrité l'Autorité palestinienne. Par le truchement de son porte-parole, Hazem Qassem, le Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, a déclaré que c'est «un péché politique qui ne sert pas la cause palestinienne et encourage l'occupation à continuer de nier les droits de notre peuple». Il a par ailleurs accusé l'Etat hébreu «d'instrumentaliser» ces accords pour justifier «l'augmentation des colonies» en Cisjordanie occupée. Une déclaration surprenante quand on sait que quelques jours après la signature des Accords d'Abraham, le leader du Hamas, Ismaël Haniyeh, a effectué le 16 juin 2021 une visite à Rabat, où il a été reçu avec les honneurs dus à son rang par l'ex-chef de gouvernement Saâd Eddine El Othmani.
Mais c'était compter sans la réaction du Roi Mohammed VI face aux attaques et aux bombardements israéliens à Jérusalem-Est et dans la bande du Gaza, à partir du 7 mai 2021. Normalisation ou pas, le Royaume avait fait bloc face aux agissements de l'Etat hébreu et avait exprimé sa solidarité avec les Palestiniens. Le Souverain, qui suivait de très près avec une profonde inquiétude la situation, considérait «ces violations comme inadmissibles et alimentant les tensions». Interrogé le 16 mai 2021, sur la chaîne Al Jazeera, l'ancien Chef de gouvernement M. El Othmani a réitéré la position officielle du Royaume, qui «rejette catégoriquement toutes les violations affectant le statut juridique de la mosquée Al-Aqsa et d'Al- Qods acharif», et affirmait que «le Maroc place la question palestinienne et Al-Qods acharif en tête de ses préoccupations et au même rang que sa cause nationale».
"Cadeau empoisonné"
Même son de cloche chez le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, qui s'était entretenu le 18 mai avec le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken au sujet de l'évolution de la situation au Proche-Orient, précisant que «le Royaume est fidèle à la solution de paix à deux Etats», avec «la création d'un Etat palestinien sur la base des frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale».
Dans la foulée de ces déclarations, des milliers de Marocains ont tenu à manifester dès le 16 mai dans plusieurs villes marocaines leur soutien aux Palestiniens. Les manifestants avaient scandé des slogans contre, notamment, la normalisation des relations avec Israël. C'est dire qu'il y avait toujours un fossé entre la version officielle et son interprétation et son expression par le citoyen marocain dans la rue. En normalisant leurs relations et en scellant un accord de coopération sécuritaire sans précédent, le Royaume et l'Etat hébreu ont fait bloc contre les tensions que fait peser Alger sur la région, notamment avec ses escarmouches et ses déclarations capricieuses d'intention de guerre avec le Royaume.
La cause première des Marocains est au coeur de cette alliance maroco-israélo-américaine. Elle dissuade les voisins comme l'Algérie et l'Espagne, mais aussi l'Allemagne. Cette alliance fait du Royaume une puissance militaire régionale et un partenaire stratégique des Etats-Unis. Une réalité que les pays européens, ou du moins ceux composant l'Union économique, monétaire et militaire européenne, ont bien assimilée.
C'est ce qui explique le nouveau paradigme dans les relations diplomatiques avec l'UE et la position inédite de l'Allemagne et de l'Espagne dans leur communication officielle en direction de Rabat. Quant à la France, elle continue de jouer son double jeu en plaçant ses intérêts avec le Maroc et l'Algérie au-dessous de toute autre considération. Tout bien pensé, le parachèvement de son intégrité territoriale et la dissuasion militaire de ses voisins est ce qui a présidé, globalement, à la reprise des relations diplomatiques, économiques et sécuritaires avec Israël. Comme le dit le dicton: «Taza avant Gaza».
Cela dit, ni l'histoire ni la mémoire commune ne peuvent contredire le fait que le Maroc est le seul pays arabe qui a donné son envergure internationale à la cause palestinienne. L'Organisation de la coopération islamique (OCI), deuxième plus grande organisation après les Nations unies avec 57 Etats membres éparpillés dans 4 continents, n'a-t-elle pas été créée sur décision du sommet historique qui a eu lieu à Rabat, le 25 septembre 1969, à l'initiative de feu Hassan II, à la suite de l'incendie criminel de la Mosquée al-Aqsa?
Escarmouches et caprices
N'est-ce pas le Maroc, toujours sous la conduite de Hassan II, qui a abrité en 1974 le sommet arabe de Rabat, ayant reconnu l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) comme représentant unique et légitime du peuple palestinien et permis au Maroc d'aider les pays qui voulaient la paix dans la région, y compris l'Egypte?
Le Royaume a été derrière la création du Comité Al-Qods en 1975, du sein même de l'Organisation de la conférence islamique. Ce comité est présidé depuis 1999 par le Roi Mohammed VI. Le Souverain avait déclaré en 2014 à Marrakech lors de la 20e session du Comité Al-Qods au sujet de sa présidence de ce comité créé pour mettre la lumière sur le statut juridique d'Al-Qods et préserver son patrimoine religieux et culturel, que ce «n'est ni une faveur, ni un privilège. Il s'agit plutôt d'une charge considérable et d'une grande responsabilité devant Dieu et devant l'Histoire».
La naissance du comité Al-Qods a entraîné la création, toujours sur initiative du Maroc, de l'agence Bayt Mal Al-Qods Acharif, bras financier dudit comité, dont le siège est à Rabat, le même siège que la présidence du comité d'Al- Qods. Ce n'est pas tout. Pour ne citer que cet exemple, l'histoire de l'aéroport de Gaza, né à la suite des accords d'Oslo de 1994 où les espoirs de résolution du conflit étaient permis, notamment après la récupération d'un premier territoire national palestinien à Gaza et Jéricho, est intimement liée au Maroc.
Un sommet historique
L'aéroport international Yasser Arafat, situé à Gaza, a été inauguré le 24 novembre 1998 en présence de Yasser Arafat et de Bill Clinton. Il incarnait les espoirs des Palestiniens de sortir leur pays de son enclavement et d'affirmer sa souveraineté en le dotant d'une plateforme aéroportuaire qui le connecterait au reste du monde. Sa conception et sa construction ont été assurées, de bout en bout, par le Maroc. La contribution du Maroc au financement de la construction et de l'équipement de cet aéroport a été considérable. Le roi Hassan II a commissionné à cet effet des architectes et des artisans marocains sous la direction effective de Ahmed Biaz, alors directeur général de l'Office national des aéroports.
La vie opérationnelle de cet aéroport, aujourd'hui hélas en ruines, fut courte, puisqu'il a été détruit par l'aviation israélienne en 2001. Bref, les empreintes du Royaume dans l'adoption de la cause palestinienne sont indélébiles et inégalées. Des empreintes que rien n'efface ou n'effacera, même pas les quelques coups bas, non seulement d'un régime algérien qui cherche à renier le rôle historique du Maroc dans la question palestinienne, mais aussi des représentants et symboles de la résistance palestinienne. La visite du 5 au 7 décembre 2021 à Alger de Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, est intervenue dans un contexte de fortes tensions entre l'Algérie et le Maroc et quelques jours après la signature d'un accord sécuritaire entre le Royaume et Israël. M. Abbas, reçu en grande pompe, en fanfare et coups de canon, est allé récupérer un chèque de 100 millions de dollars et a prémédité de ne pas planifier une escale au Maroc dans sa tournée, qu'il a achevée à Tunis.
Préserver Al-Qods
Ce n'est pas la première action déloyale. Yasser Arafat, président et leader de l'OLP, avait tenu le conseil national palestinien le 20 avril 1987 à Alger. Parmi les «invités de marque», il y avait Mohamed Abdelaziz, alors chef des séparatistes du Polisario. La mémoire commune se rappelle encore des embrassades «chaleureuses » entre Yasser Arafat, qui avait l'habitude de passer plus de temps à Rabat qu'à Gaza, et Mohamed Abdelaziz. Ce dernier avait même pris la parole. Tout cela pour les pétrodollars car la rencontre a été savamment concoctée par le pouvoir algérien.
Le roi Hassan II avait critiqué, mardi soir 21 avril 1987, les dirigeants de l'OLP lors d'un discours à la nation. «Je suis la conscience des Marocains (…) Si un Marocain reste assis alors qu'un Palestinien est en train de parler de la Palestine, et pour venger la mémoire des martyrs marocains, je marquerai la porte de sa maison avec 'cette chose qui n'est pas citée'. Bien que je considère cela comme une dictature, et cela fera de moi un dictateur, je considère que l'honneur des Marocains impose ce genre de dictature», avait souligné sur un ton ferme le Souverain, en précisant que le Royaume, malgré tout, ne rompra pas son soutien à la cause palestinienne. D'ailleurs, Yasser Arafat s'est déplacé au Maroc à la suite de ce discours et a réussi à faire dissiper cette erreur politique de la direction palestinienne.
La gêne occasionnée par le développement des relations entre le Maroc et Israël n'entamera en rien l'attachement du Royaume à cette question identitaire. En interne en tout cas, les avis sont divisés entre ceux qui sont pour et ceux qui sont contre. Ces derniers, fédérés autour du Front marocain de soutien à la Palestine et contre la normalisation avec l'entité sioniste, programment déjà des sit-in et des manifestations dans tout le Maroc contre le premier anniversaire des accords d'Abraham au même moment où la diplomatie projette de fêter cet événement, le 22 décembre 2022. Anniversaire auquel notre miss Maroc, Kawtar Benhalima Benjelloun, aura contribué par son charme et ses youyou envoûtants.


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