Intégration régionale : lancement des travaux de construction du pont de Rosso entre la Mauritanie et le Sénégal    Le ministre portugais de la Défense reçu à Rabat    Espagne : Le Maroc «n'est pas actuellement une menace pour Sebta et Melillia»    e-gov : Une nouvelle plateforme de services pour la Justice    Effrayée par une future hégémonie marocaine, l'Algérie dit qu'une guerre avec Rabat, «c'est maintenant»    Covid-19 : Nasser Bourita appelle à faire de la crise sanitaire une opportunité pour consolider un multilatéralisme solidaire    La RAM et les compagnies aériennes en mode gestion de crise    Forum sur la coopération sino-africaine: le Maroc engagé avec la Chine pour l'Afrique    Chakib Alj : « Le remboursement des arriérés des crédits TVA annoncé est un signal très positif »    ONCF: 24,8 millions de voyageurs transportés à fin septembre    OCP Group. Un chiffre d'affaires de 57,6 milliards de DH à fin septembre 2021    Production de gaz naturel : Sound Energy signe un accord de 10 ans avec l'ONEE    Casablanca : Réouverture imminente de la Coupole de Zevaco    Le PJD dénonce la normalisation mais ne condamne pas la visite de Gantz au Maroc    Le polémiste d'extrême droite, Eric Zemmour, franchit le Rubicon    Le Maroc a commandé des drones israéliens pour un montant de 22 millions de dollars    Coupe arabe au Qatar / Ammouta : «Notre ambition est d'aller le plus loin dans la compétition et pourquoi pas remporter le titre »    L'Italien Gianluigi Donnarumma vainqueur du trophée Yachine 2021    Tuchel satisfait du rendement de Ziyech    Ralf Rangnick assurera l'intérim à United !    La Coupe du monde des clubs aux Emirats arabes unis !    Compteur coronavirus : 132 nouveaux cas et 1 décès en 24 h    La HACA présente une étude sur le traitement médiatique des violences faites aux femmes    Retour de la neige dans plusieurs régions du Maroc    Conseil de la concurrence: «Nous allons multiplier les autosaisines»    Covid-19 : Omicron révèle la nécessité d'un accord mondial sur les pandémies (OMS)    Maroc/Covid-19 : 1 décès et 132 nouvelles infections recensés en 24H    La FNM remet des documents d'archives du Musée de l'Histoire et des Civilisations de Rabat    Artcurial Maroc organise une vente aux enchères le 30 décembre à Marrakech    «Sahara : l'autre version», une compilation des souvenances de Mohamed Cheikh Biadillah    Le premier prix décerné à Youssef El Youbi    Plaidoyer pour la langue Arabe classique    Rolando en colère contre le Rédacteur en chef de « France Football » : « Je ne gagne contre personne »    Coupe Arabe des Nations / Arbitrage : Ils sont 52 arbitres mais seulement 3 arabes dont le Marocain Redouane Jayed    Maroc : Jusqu'à 25 cm de neige attendus jeudi dans plusieurs provinces    Maroc : Le mariage des mineures est loin d'être «une affaire purement judiciaire»    Retour des supporters dans les stades: Un retard qui fait jaser    Afrique du Sud: Trois mineurs tués dans une coulée de boue    Antony Blinken anticipe une réponse «sérieuse» en cas d'«agression» russe contre l'Ukraine    Accord de coopération sécuritaire Maroc-Israël: Une étape historique    Un grand oral sur fond de contestations populaires    Casablanca : vente de 100 tableaux offerts par de grands peintres au profit de l'INSAF    La Bourse de Paris rechute de 1,43% à l'ouverture, à 6.679,03 points    M. Sekkouri tient une réunion de travail avec la représentante de l'ONU-Femmes Maroc    Un opposant politique du régime turc incarcéré pour «espionnage»    Sultana Khaya, la "pacifiste" à la kalach    «Sous l'ombre des peupliers» de Habiba Touzani Idrissi aux Editions Orion    La Cour suprême américaine saisie sur l'annulation de la condamnation de Bill Cosby    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Aziz Akhannouch amène des changements en profondeur
Publié dans MarocHebdo le 08 - 12 - 2016


Le RNI nouveau est arrivé
Beaucoup ont vu dans l'élection en octobre 2016 de Aziz Akhannouch à la tête du Rassemblement national des indépendants (RNI) une simple manoeuvre du pseudo-Etat parallèle pour garder la main sur le champ politique. En clair, mettre un proche du Palais royal aux commandes d'un parti de la place traînant déjà, au passage, une réputation (sévère, pour le moins) de formation d'administration pour continuer d'exercer son contrôle indirect -le fameux "tahakkom"-, et surtout empêcher le secrétaire général du Parti de la justice et du développement (PJD), Abdelilah Benkirane, de former son nouveau gouvernement.
Une accusation, de façon regrettable, colportée par de nombreux médias nationaux. Car ceux-là oublient en fait, au-delà bien sûr de l'absurdité de la théorie, que le retour du ministre de l'Agriculture et de la Pêche maritime sortant à sa famille politique, après en avoir démissionné en 2011, répond d'abord, en fait, à une demande interne. En effet, c'est les caciques du RNI, suite à la démission de Salaheddine Mezouar du poste de secrétaire général, qui l'avaient proprement contacté et demandé de prendre en main le parti.
Identité libérale
C'est que malgré son bilan positif au gouvernement ces trois dernières années, avec des départements bien plus sensibles il faut le rappeler que les autres formations de la coalition gouvernementale (Affaires étrangères et Coopération, Economie et Finances, Industrie, Commerce, Investissement et Economie numérique), a malheureusement vu son nombre de sièges à la chambre des représentants, chambre du parlement, baisser (c'est d'ailleurs la principale raison derrière la démission de M. Mezouar).
Un quasi échec qui, à terme, pourrait se transformer en tendance, comme cela a déjà été le cas ailleurs. A ce titre, on peut d'ores et déjà voir un changement commencer à s'opérer, sans pour autant sacrifier à l'identité libérale du parti. Une marque de fabrique à laquelle M. Akhannouch souhaite donner une teneur plus accentuée et plus populaire, à travers le slogan qu'il a plusieurs fois répété dans une vidéo sur les réseaux sociaux à l'adresse de la population de son Souss natal, "agharas agharas" (c'est-à-dire, dans le dialecte berbère de la région, en adoptant des valeurs rectes et intègres). Dans certains médias, on commence même à qualifier le nouveau chef de "monsieur agharas".
Pour ce faire, l'intéressé devrait certainement s'appuyer sur son savoirfaire de gestionnaire, étant l'un des hommes d'affaires les plus brillants et les plus établis de l'Histoire du pays, mais aussi d'homme d'Etat, à travers une expérience de bientôt une décennie aux affaires du gouvernement. A cet égard, on peut mentionner que sous ses commandes, le ministère de l'Agriculture et de la Pêche maritime a pu se targuer d'un des meilleurs bilans, tous départements confondus, comme l'illustre, à titre d'exemple, la mise en oeuvre réussie du Plan Maroc vert. Cependant, au RNI, M. Akhannouch fait sans doute face à l'un des plus importants défis de sa carrière. Le parti n'est certes, pas complètement à structurer, puisque malgré tout, on ne peut pas parvenir à rafler une trentaine de sièges au moins à chaque élection législative par hasard. Il faut, certainement, de l'enracinement, couplé à un travail de longue haleine, particulièrement au niveau des communes, et désormais aussi des régions.
Démocratie interne
Mais l'on ne peut, cela dit, constater que la formation fondée par Ahmed Osman ne carbure pas toujours à plein régime, et qu'elle n'égale pas à chaque fois son grand potentiel. Elle pourrait très bien ainsi, dans le futur, donner lieu à une véritable troisième voie, au milieu du bipartisme qui au fur et à mesure tend à se dessiner dans la politique marocaine, entre d'un côté le PJD islamiste, et de l'autre de le Parti authenticité et modernité (PAM), moderniste.
Les partis issus du mouvement national indépendantiste des années 1930, 1940 et 1950, si l'on excepte peut-être à moyen terme le Parti de l'Istiqlal (PI), et encore, devrait à coup sûr, au fur et à mesure, perdre irréversiblement davantage de leur superbe. Quelles solutions, concrètement, pourraient dans ce sens apporter M. Akhannouch? Quel plan de travail? Parmi les changements évoqués, et qui avec le temps devraient sans doute devenir plus perceptibles, c'est le renforcement de la démocratie interne.
On a vu, ainsi, au cours des multiples réunions régionales, les militants parler plus librement qu'auparavant, et s'exprimer sans embarras sur les problèmes de leurs partis, dans des scènes qui, il faut le souligner, ne sont pas encore communes à toutes les formations. Un discours auquel M. Akhannouch, ainsi que les autres membres du bureau politique, se sont montrés très réceptifs.
Les valeurs de mérite
Ensemble, ils semblent décidés à chasser l'image du parti auquel l'on fait adhérer des gens sans aucun passé pour les parachuter du jour au lendemain au gouvernement ou une autre responsabilité administrative. M. Akhannouch s'est, à ce propos, engagé personnellement à consacrer les valeurs de mérite, mais aussi d'investissement personnel.
Enfin, on ne peut évoquer le RNI nouveau sans mentionner la nouvelle alliance avec l'Union constitutionnelle (UC), un parti partageant le même référentiel idéologique. Une fusion pure et simple serait même, d'après certains sources, à l'étude. En tout cas, pour le moment, ils forment un seul et même groupe parlementaire à la chambre des représentants, qui fait d'eux, désormais, la troisième force politique du pays. Qu'il prenne part au gouvernement Benkirane ou pas, le RNI devrait, certainement, au cours des cinq prochaines années, connaître une revue en profondeur, à même de le remettre, sans doute, sur le droit chemin de l'Histoire.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.