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Mais où est l'Istiqlal ?
Publié dans MarocHebdo le 19 - 01 - 2017

Dans la présente conjoncture, passablement heurtée, voire confuse, chacun des partis s'emploie à se repositionner au mieux et à identifier des repères. Questions de visibilité et de lisibilité. Qui réussit dans cette entreprise? Quelques uns; les autres beaucoup moins, englués qu'ils sont dans un brouillard qui ne se dissipe pas. Deux partis campent "droits dans leurs babouches", le PJD et le PAM. Pour les autres, il y a assurément un grand déficit de clarté et peut-être même de cohérence. Reste la situation pour le moins singulière du Parti de l'Istiqlal, dirigé depuis la fin 2011 par Hamid Chabat. Où en est-il? Où va-t-il? Et que peut-il avoir? Il présente plusieurs traits liés entre eux d'ailleurs.
Sa matrice historique est le référentiel nationaliste. Créé en 1944, il a été structurant et dominant –ou hégémonique?– dans l'articulation et le formatage du système partisan. Hassan II aimait à rappeler aux dirigeants de ce parti ceci: "Je suis istiqlalien"... Mais les contraintes du pouvoir et les équilibres qui doivent les accompagner n'empêchaient pas le regretté Souverain de contenir et même de corseter à l'occasion la place et le rôle de cette même formation. Autre trait: sa vocation gouvernementale. Elle a été contrariée durant quatorze ans (1963-1977) puis durant les années quatre-vingt-dix aussi. Et elle n'a été normalisée qu'avec le cabinet d'alternance dirigé par le socialiste Abderrahmane Youssoufi en 1998. Confirmée avec le cabinet Jettou, elle a été optimisée en 2007 sous l'égide de son secrétaire général Abbas El Fassi, alors premier ministre. Puis elle s'est prolongée dans le cabinet Benkirane I en janvier 2012 avant d'être de nouveau remise en cause en juillet 2013 par le nouveau secrétaire général, Hamid Chabat.
Le cabinet Benkirane II, à l'ordre du jour, mais dans des conditions pour l'heure aléatoires, change-t-il les termes de référence du PI? Il était prévu comme l'une des composantes d'une majorité, Benkirane proclamant qu'il avait donné sa parole. Premier obstacle: le RNI de Aziz Akhannouch s'y oppose mordicus, ce qui conduit au blocage. Il aura fallu la crise avec la Mauritanie ouverte par les déclarations de Hamid Chabat pour que le Chef du gouvernement désigné reconsidère cette participation au nom des intérêts supérieurs du pays. Le PI se voit déclassé: il est réduit à apporter ses voix à la majorité envisagée par Benkirane sans représentation au gouvernement.
C'est que la formation istiqlalienne n'a pas de filet ni de repli: de l'autre côté, elle est persona non grata. Difficile à gérer pour elle alors que sa rhétorique reste celle d'un "parti-nation", dépositaire d'un patrimoine patriotique…
En somme, un enclos parlementaire, sans plus –un ghetto. Peut-elle en sortir? A terme, ce qui pourrait ouvrir une piste, ce serait les assises du prochain congrès prévu à la fin mars 2017. Il faudra bien, lors de ces assises, dresser un compte d'exploitation de la gestion politique de Hamid Chabat. S'il est reconduit, aucune porte ne paraît pouvoir s'ouvrir à terme. S'il ne sollicite pas un second mandat –comme il l'affirme–, le PI pourrait alors sortir de la zone rouge dans laquelle il se trouve et espérer une réinsertion possible dans le gouvernement.
Mais rien n'indique qu'on lui facilitera cette inflexion tant il est vrai qu'il y aura sans doute encore de fortes réserves pour lui tendre la main. Pareille disqualification pour un second mandat a été nourrie par la fronde des "historiques" istiqlaliens, qui ont fait le procès public de Hamid Chabat à l'occasion de ses déclarations jugées "irresponsables". M'Hamed Boucetta, leader au parti (1974-1998) est allé jusqu'à le considérer comme "incapable et inapte" à exercer cette responsabilité. Abdelkrim Ghallab, autre grande figure morale et culturelle, n'a pas été plus tendre avec lui. Les quinquagénaires "technocrates", anciens ministres ou non, en ont remis une couche. À la suite de quoi il a été astreint à expédier les affaires courantes d'ici la fin mars – lui aussi… Ambiance !


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