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Headbang Lullaby, de Hicham Lasry, dans les salles
Publié dans MarocHebdo le 13 - 12 - 2017


Comme un jeu vidéo
Le film Headbang Lullaby, de Hicham Lasry, projeté pour la première fois au festival de Rennes le 14 février 2017, a remporté le prix spécial du jury lors du festival de Tétouan de cette année.
D'abord un film dynamique qui soutire au spectateur sa passivité habituelle. Car ici, du fait de la caméra branchée sans repli sur les pas de l'action, l'on se croirait presque aux commandes. Oui, comme qui dirait un jeu vidéo... une technique qui accroche. Autre chose serait la lumière à la couleur plutôt chaude, allant du clair-obsur au vif, tantôt discrète tantôt ravageuse, appuyant les détails d'une scène et pas d'une autre, pouvant faire une richesse d'une pauvreté achevée puis une convivialité d'un décor des plus farouches. Oui, on peut parler d'un art de faire ... comme quoi il ne suffit pas de transposer ou même de créer le réel, mais de le soigner. Il est question de façon ... et Headbang Lullaby en est l'adepte. Passée la technique, le verbe se veut autant assidu que l'image. Le juste qu'il faut, voilà! Sachant créer la surprise et le rire, il repousse ainsi tout le superflu.
Quant à l'histoire, elle est atypique, on y entend le discours de feu Hassan II à la radio ... ce qui est d'une rareté dans un métrage, et quel discours? Celui qui a fait suite à «l'émeute de la baguette» de 1981 à Casablanca «Est-ce que les Marocains sont devenus légers?», entonne la radio, pour reprendre «Je dis aux professeurs qu'ils sont identifiés ... c'est bien eux qui poussent les étudiants à la révolte». Une période noire de l'histoire du Maroc qui fait le leimotiv du film. C'est lors des émeutes en question qu'un policier du nom de Daoud reçut un coup sur la tête, de là il finit le visage paralysé, puis inexpressif.
Le roi est passé …
Le comique ici modère le tragique pour un tout sauf ennuyeux. Car on le voit ici même demander l'adresse d'un fleuriste à son confrère. Ça nous dit du décalé du film. Jamais une sans deux, car parallèlement au discours royal, l'on retrouve le football, ou la coupe du monde de 1986 qui opposa le Maroc au Portugal. Le football Comme deuxième devise. Ainsi, le roi, puis le foot, comme deux sacralités, chacune à sa manière, font la trame du film. Le film relève entre autres ce transvasement permanent du Makhzen dans la personne de tout agent d'autorité, en l'occurrence Daoud, son auxiliaire et jusqu'au Mokkadem du quartier. Il en est à la fois le symbole et le garant.
Un cas psychologique digne d'intérêt, car comment peut-on être à la fois muni d'une grande réserve de servilité, puis d'une autre, faite d'acharnement et de mauvaise autorité? C'est l'image d'un Maroc clivé entre ceux qui gardent une dent contre un Makhzen qui a emprisonné les leurs lors des manifs, puis d'autres, heureux comme tout, et qui font le pied de grue devant le passage du roi.
Un passage qui d'ailleurs prend en otage le film et sur toute la ligne. Aussi le téléspectateur, à fortiori marocain, sait que du moment que le roi n'est pas passé, le film ne touchera pas. Daoud, assigné donc au pont qui donne sur le passage en question, connait avec les siens tout un tas de péripéties. En gros, on l'a compris, c'est toute une vie avant que le roi passe.
Hicham Aboumerrouane


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