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Guerre déclarée à l'industrie du Soda
Publié dans MarocHebdo le 27 - 11 - 2018


Boisson sucrée, facture salée
C'est une industrie qui brasse plusieurs milliards de dirhams par an et emploie des centaines de milliers de personnes. Désormais, le secteur du soda sera sérieusement touché par des mesures fiscales visant à réduire la consommation des boissons sucrées.
Dès le 1er janvier 2019, plus une boisson est sucrée (tenant compte de la quantité de sucre ajouté), plus elle sera taxée. Ce durcissement de la législation a été apporté à la récente mouture de la loi de finance 2019 par la commission des finances de la chambre des représentants. Ses membres ont, ainsi, introduit deux mesures y afférentes: une majoration de moitié de la valeur de la TIC (taxe intérieure sur la consommation) qui concerne aussi bien les boissons gazeuses ou non qui contiennent du sucre et une TVA dite spécifique qui s'attaque aux boissons gazeuses ou non-gazeuses, qui ont plus de cinq grammes de sucre pour 100 ml. La répercussion sur les prix de vente sera, bien entendu, salée.
Mais pourquoi? En vérité, les parlementaires se sont notamment basés sur un rapport publié en 2015 par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) faisant état de la nécessité de réduire l'apport en sucres ajoutés, surtout dans les boissons, afin de limiter les risques d'obésité, de diabète de type 2, de cancer de l'endomètre et de cancer du sein. L'organisation onusienne est pour la surtaxation des boissons gazeuses avec comme objectif de réduire considérablement l'obésité dans le monde. Ses arguments sont plutôt très convaincants: pour cause de diabète, 12.000 morts sont à déplorer chaque année au Maroc.
Rentrées d'argent
Les parlementaires ont également étayé leur décision par les résultats d'une étude publiée en 2014 par le cabinet McKinsey. Celle-ci montre que l'obésité (une des conséquences de la consommation exagérée des boissons sucrées) coûte à peu près 25 millions de dirhams chaque année aux finances publiques. Il est clair que le but de cet amendement est d'obliger les fabricants à réduire la teneur en sucre des sodas car la répercussion intégrale de cette taxe dans le prix de vente leur ferait perdre des parts de marché.
Le Marocain consomme 18 à 20 litres/an de soda, loin derrière l'Algérien (autour de 30 litres par an). En tout cas le gouvernement ne cherche pas à réduire ses rentrées d'argent venant surtout des TIC sur les boissons gazeuses et alcoolisées et le tabac. Mais l'OMS apporte sa réponse dans un rapport datant de 2017 dans lequel elle affirme qu'il existe «des preuves croissantes» que l'adoption de taxes sur les boissons sucrées conduit à une «réduction proportionnelle de la consommation».
Pour leur part, les mastodontes industriels, qui sont des filiales des principaux producteurs mondiaux (Coca-Cola, Pepsi, 7 Up, Fanta, Sprite…), ne baisseront pas les bras. Par produit, Coca-Cola est de loin la boisson la plus consommée. La marque s'offre environ 83% des parts du marché local. Les deux mesures contenues dans la loi de finances 2019 touchent au coeur de leur business. Il y va de leur rentabilité. Le secteur engrange un chiffre d'affaires annuel de près de 6 milliards de dirhams. C'est un gros pourvoyeur d'emplois également. Ce qui est sûr, c'est que leur lobbying sera, dans les prochains jours, encore plus agressif.


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