Vidéo – Achraf Bencharki signe un magnifique doublé et délivre Lens    LdC : Le Wydad laisse des plumes en Afrique du sud    La DGSN se dote d'un système informatisé pour les amendes    Buzz – Bill Gates, le milliardaire qui fait la queue    Tunisie : Une deuxième grève générale prévue pour février    Pargneaux : La Maroc, exemple africain dans la lutte contre le chômage des jeunes    LdC : Le Wydad ne pourra pas aligné son meilleur joueur de l'année    Diapo – Un fourgon transportant 17 millions de dirhams se renverse    Ghazali : La stratégie énergétique du Maroc est fondée sur les énergies renouvelables    Création d'un registre national pour organiser les médias numériques    Organisation du programme jeunes Marocains ambassadeurs des Nations-Unies à Casablanca    Bourita appelle à la création d'un "G10 Méditerranée"    Benchamach œuvre à renforcer les relations maroco-saoudienne    Le Forum international de l'étudiant fait escale à Dakhla    "Gilets jaunes" : A nouveau dans les rues malgré le "Grand débat" lancé par le gouvernement    Fortes pluies dans plusieurs provinces du Royaume    "Afrique du Rire" : Deuxième édition ouverte ce vendredi à Abidjan    VIDEO - Corniche Aïn Diab : Le cri de colère d'une femme à mobilité réduite    2,4 MMDH consacrés à la gestion des déchets ménagers en 10 ans    Casablanca : 5 ans de prison pour chacun des membres d'une bande de malfrats    Deux jeunes hommes se suicident à Nador et Chtouka Aït Baha    El Othmani : Le Maroc « parie sur la transformation digitale »    Fespaco 2019 : «Indigo» de Selma Bargach en lice pour l'Etalon d'or de Yennenga    Musée Saint Laurent: Les 4 expos de cette nouvelle année    Marrakech : Localisation d'une ressortissante danoise portée disparue    Triple candidature pour l'organisation du Mondial-2030 : Le verdict dans quatre ans    Divers sportifs    Le scénario à 48 équipes toujours en gestation    Federica Moghrerini reçue en audience par S.M le Roi Mohammed VI    Habib El Malki : Le Royaume est attaché à sa stratégie de partenariat avec l'UE    Réunion du Bureau de la Chambre des représentants    Donald Trump, le show et le chaos    Andy Murray aura bientôt droit à sa statue à Wimbledon    Trump et Pelosi à couteaux tirés autour du "shutdown"    L'IS représente 15,3% des recettes fiscales en Afrique    Le prix du cannabis au Canada en hausse après la légalisation    Le Kluster CFCIM labellisé par la CCG    Des investisseurs italiens saluent les performances économiques réalisées au Maroc    Ligue des champions : Le WAC en force à Pretoria    Brad Pitt moqué sur la Toile    Selena Gomez fière de la personne qu'elle devient    Kim Kardashian bientôt maman pour la quatrième fois    « Chantons Notre Patrimoine Commun », le spectacle placé sous le signe du vivre ensemble    Algérie : la date de l'élection présidentielle fixée le 18 avril    Le Zamalek ne lâchera pas Hamid Ahaddad    SM le roi Mohammed VI reçoit Federica Mogherini au Palais Royal    Nouvel an Amazigh : À quand Yennayer au Maroc?    Brexit : Les discussions entre May et l'opposition dans l'impasse    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Risque de licenciement pour Yatim
Publié dans MarocHebdo le 13 - 12 - 2018

UN GOUVERNEMENT BRESILIEN SANS MINISTRE DU TRAVAIL. POURQUOI PAS AU MAROC?
Rien ne nous met en comparaison avec le Brésil. L'océan Atlantique et bien d'autres choses nous séparent. Et voilà qu'un factuel politique nous rapproche au point que dans ce Brésil lointain certaines décisions éminemment politiques et sociales nous interpellent.
Les faits: Le nouveau président brésilien, Jair Bolsonaro, fraîchement élu au nom de l'extrême-droite brésilienne, vient de former un gouvernement qui reflète le vote populaire aux dernières présidentielles. Tous les départements y sont représentés à l'exception du ministère du travail, dans un exécutif taillé à la pointure du nouvel homme fort du paysage politique brésilien.
L'argument d'une réduction du nombre de ministres est un peu court. Il faut dire que la décision de M. Bolsonaro est du genre osé dans un pays qui compte 13 millions de chômeurs et 43% d'économie informelle. Avouez qu'à partir de ces données premières et essentielles, il y a matière à puiser quelques transpositions de notre fonctionnement institutionnel et, surtout, du rendement escompté. L'unité de mesure est toute simple. En quoi tous les départements ministériels représentés au gouvernement répondent-ils aux questionnements et aux attentes pressantes du public? L'obligation de résultat est fortement marquée par un déficit flagrant. Chacun y est allé par une argumentation qui rejette la responsabilité sur l'autre.
La mise en congé, dernièrement, de certains ministres participe de cette exigence de comptes rendus en rapport avec la vocation de leurs départements et de leur capacité de communication. Tous les ministrabilisés ne sont pas à mettre dans le même sac. Il y en a qui brillent plus que d'autres par une discrétion qui frise le mutisme. À ce titre, la palme d'or revient sans contexte au ministre du travail. Mohamed Yatim, actuellement en charge d'un secteur stratégique et vital, n'a pratiquement jamais adressé la parole au grand public, les yeux dans les yeux. À l'exception d'un bref propos déclaratoire et rituel lors du premier mai, les apparitions de M. Yatim à la télévision ou dans la presse sont d'une parcimonie au compte-gouttes. C'est à croire que M. Yatim n'a pas encore intégré l'idée que sa fonction ne tourne pas exclusivement autour de l'axe central de la fête du travail. Compte tenu de ce qui précède, il y a lieu de reproduire l'expérience brésilienne, à savoir la suppression pure et simple du ministère du travail.
En quoi cela se fera-t-il sentir dans la gestion gouvernementale de la chose publique? Juste une absence sans aucun impact sur le quotidien politique du pays. Une chose est certaine, M. Yatim est tout sauf un exemple de communication. L'une des rares fois où il a fait parler de lui, c'est à partir d'une histoire matrimoniale qui relève de sa vie privée à respecter en toute circonstance. Et pourtant, il avait tout loisir d'intervenir dans ce dialogue social sans fin et sans accord avec les antagonistes. Après la primeur du Chef du gouvernement, M. Yatim se devait d'apporter les éclaircissements nécessaires. Il ne l'a pas fait pour des raisons qui ne tiennent qu'à lui, par delà d'éventuelles consignes de mutisme de son parti. Après tout, il est payé pour ça. Une solution à la brésilienne, dans un cadre de refonte du gouvernement, ne serait pas superflue


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.