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Risque de licenciement pour Yatim
Publié dans MarocHebdo le 13 - 12 - 2018

UN GOUVERNEMENT BRESILIEN SANS MINISTRE DU TRAVAIL. POURQUOI PAS AU MAROC?
Rien ne nous met en comparaison avec le Brésil. L'océan Atlantique et bien d'autres choses nous séparent. Et voilà qu'un factuel politique nous rapproche au point que dans ce Brésil lointain certaines décisions éminemment politiques et sociales nous interpellent.
Les faits: Le nouveau président brésilien, Jair Bolsonaro, fraîchement élu au nom de l'extrême-droite brésilienne, vient de former un gouvernement qui reflète le vote populaire aux dernières présidentielles. Tous les départements y sont représentés à l'exception du ministère du travail, dans un exécutif taillé à la pointure du nouvel homme fort du paysage politique brésilien.
L'argument d'une réduction du nombre de ministres est un peu court. Il faut dire que la décision de M. Bolsonaro est du genre osé dans un pays qui compte 13 millions de chômeurs et 43% d'économie informelle. Avouez qu'à partir de ces données premières et essentielles, il y a matière à puiser quelques transpositions de notre fonctionnement institutionnel et, surtout, du rendement escompté. L'unité de mesure est toute simple. En quoi tous les départements ministériels représentés au gouvernement répondent-ils aux questionnements et aux attentes pressantes du public? L'obligation de résultat est fortement marquée par un déficit flagrant. Chacun y est allé par une argumentation qui rejette la responsabilité sur l'autre.
La mise en congé, dernièrement, de certains ministres participe de cette exigence de comptes rendus en rapport avec la vocation de leurs départements et de leur capacité de communication. Tous les ministrabilisés ne sont pas à mettre dans le même sac. Il y en a qui brillent plus que d'autres par une discrétion qui frise le mutisme. À ce titre, la palme d'or revient sans contexte au ministre du travail. Mohamed Yatim, actuellement en charge d'un secteur stratégique et vital, n'a pratiquement jamais adressé la parole au grand public, les yeux dans les yeux. À l'exception d'un bref propos déclaratoire et rituel lors du premier mai, les apparitions de M. Yatim à la télévision ou dans la presse sont d'une parcimonie au compte-gouttes. C'est à croire que M. Yatim n'a pas encore intégré l'idée que sa fonction ne tourne pas exclusivement autour de l'axe central de la fête du travail. Compte tenu de ce qui précède, il y a lieu de reproduire l'expérience brésilienne, à savoir la suppression pure et simple du ministère du travail.
En quoi cela se fera-t-il sentir dans la gestion gouvernementale de la chose publique? Juste une absence sans aucun impact sur le quotidien politique du pays. Une chose est certaine, M. Yatim est tout sauf un exemple de communication. L'une des rares fois où il a fait parler de lui, c'est à partir d'une histoire matrimoniale qui relève de sa vie privée à respecter en toute circonstance. Et pourtant, il avait tout loisir d'intervenir dans ce dialogue social sans fin et sans accord avec les antagonistes. Après la primeur du Chef du gouvernement, M. Yatim se devait d'apporter les éclaircissements nécessaires. Il ne l'a pas fait pour des raisons qui ne tiennent qu'à lui, par delà d'éventuelles consignes de mutisme de son parti. Après tout, il est payé pour ça. Une solution à la brésilienne, dans un cadre de refonte du gouvernement, ne serait pas superflue


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