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BENATIQ: « La migration est un facteur d'enrichissement »
Publié dans MarocHebdo le 18 - 12 - 2018

Tous ceux qui ont pris part au forum de Marrakech sont unanimes sur le fait que la migration ne doit pas être considérée comme un problème.
Le forum mondial sur sur la migration et le développement a tenu toutes ses promesses de par la qualité des débats et la diversité des intervenants. Quelle lecture en faites-vous?
La ville de Marrakech restera dans les annales du monde comme étant la ville qui a posé les jalons d'un débat international fécond et sans complexe sur la question de l'immigration dans toutes ses dimensions. Des centaines d'intervenants, hommes politiques, du monde de l'économie et des finances, des acteurs de la société civile venus de pays aussi bien riches que pauvres ont pu échanger entre eux sur tous les thèmes liés à la migration.
Marrakech restera donc dans les annales pour une deuxième raison, c'est que le Maroc a pu exposer sa vision et son approche des questions migratoires. Et, sur bien des points, notre pays est en avance puisqu'il avait de son propre chef initié depuis voilà cinq ans une nouvelle politique dédiée aux migrants. Et dont l'objectif est de leur permettre des conditions de vie décente. Tous ceux qui ont pris part au forum sont unanimes sur le fait que la migration ne doit pas être considérée comme un problème, mais plutôt comme un facteur d'enrichissement mutuel. C'est cela qui fonde d'ailleurs la politique marocaine en la matière.
Il y a certains pays ou certains milieux qui restent sceptiques…
Il s'agit d'une dynamique mondiale qui est en marche. C'est cela l'essentiel. Et puis, n'oubliez pas que ce phénomène constitue l'une des problématiques les plus complexes du 21è siècle. Ce sont 258 millions de migrants qui vivent à l'extérieur de leurs pays d'origine, soit 3% de la population mondiale, et contribuent à la dynamisation de l'économie mondiale (soit 9% du PIB au monde). Cette tendance, il ne faut pas l'oublier non plus, est à la hausse avec tout ce que cette donnée signifie.
La politique nationale de l'immigration intègre une donnée fondamentale, à savoir que les migrations font partie intégrante de la mondialisation, reliant entre elles les sociétés d'une même région et d'une région à l'autre et faisant de tous les pays des pays d'origine, de transit et de destination.
L'Afrique est accusée comme principal émetteur de migrants. Qu'en est-il réellement?
L'Afrique n'est pas le principal émetteur de migrants dans le monde. Mais, au-delà des chiffres, il y a des politiques à mettre en oeuvre. Il faut une coopération accrue pour répondre aux besoins des migrants en situation de vulnérabilité et résoudre les problèmes qui se posent. C'est dans ce sens que l'on peut créer des conditions qui permettent aux communautés et aux individus de vivre en sécurité et dans la dignité dans leur propre pays.
Pour sa part, et grâce à la vision royale, le Maroc est convaincu, aujourd'hui plus que jamais, de la nécessité de passer à une gestion continentale du dossier de la migration, après avoir réussi la gestion nationale de cette question. Cette vision présentée, dans l'agenda royal adressé aux participants au 30è Sommet de l'Union africaine (UA), le 29 janvier 2018, a été proactive et clairvoyante. En effet, comme je l'ai rappelé mercredi 5 décembre à l'ouverture du forum qui a précédé la conférence intergouvernementale, la gestion de la migration doit être consensuelle en prenant en considération que la migration, qui constitue un levier de développement, ne peut être gérée que dans le cadre d'une coopération Sud-Sud et afro-africaine.
La migration aide à construire un esprit de solidarité entre les pays africains. Le Royaume propose également la création d'un Observatoire africain de la migration en tant que mécanisme scientifique d'accompagnement de ce phénomène, et qui ouvre la voie à la réflexion et aux actions proactives compte tenu de la complexité de cette question.
Où en est la politique marocaine de migration?
Le Maroc était d'abord un pays émetteur d'émigrés. Ils sont maintenant quelque 5 millions de MRE, dont des dizaines de milliers occupant des postes de décision. Pour les accompagner, notre pays s'est doté depuis longtemps, d'une approche spécifique. Mais, depuis quelques années, le Maroc est devenu un pays d'accueil de migrants.
Pour cela, notre pays a adopté une politique novatrice il y a cinq ans visant à régulariser les migrants clandestins et à leur offrir le meilleur cadre de vie possible avec la scolarisation de les enfants et l'accès aux soins et au logement social. Le Forum tenu du 5 au 7 décembre à Marrakech a été une opportunité pour renforcer la coopération entre les pays, étant donné que la gestion de la migration est un phénomène universel qui concerne tous les pays et continents sans exception.


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