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Mansouri Benali plaide de l'avenir de Sebta et de Mellilia Retour
Publié dans MarocHebdo le 11 - 06 - 1999

Mansouri Benali plaide de l'avenir de Sebta et de Mellilia
LE VERROUILLAGE N'EST PAS UNE SOLUTION
Mansouri Benali
"Les Espagnols sont convaincus de l'inefficacité de ce verrouillage, il n'arrête ni l'immigration clandestine encore moins la contrebande des produits illicites. Tout le monde sait que les produits de contrebande et les drogues fortes fabriquées en Europe transitent par ces deux villes pour envahir la rive sud de la Méditerranée, le Maroc seul peut exercer un contrôle efficace. Tenter d'impliquer l'Union Européenne ou l'Otan, constitue une fuite en avant. L'objectif sécuritaire ne peut être réalisé que par le Maroc après la récupération de Sebta et Mellilia ". Le message de Mansouri Benali a l'avantage d'être clair et sans fioritures. M. Benali sait de quoi il parle. Non seulement sur le plan théorique mais également par une connaissance du terrain puisqu'il est originaire de la région de Mellilia. L'ex-ministre des Transports marocain a sa petite idée sur la question. Le colonialisme ayant fait son temps, l'Espagne est condamnée à s'asseoir à la table des négociations avec le Maroc. La rétrocession des territoires occupés est dans l'air du temps, le meilleur exemple étant celui de Hong Kong.
Air du temps
En attendant il serait intéressant de s'atteler à réactiver le projet de libre échange de Nador et Tétouan. Pour couper l'herbe sous les pieds à la contrebande, des mesures hautement incitatives concernant les PME pourraient encourager l'émergence d'un tissu industriel concurrentiel. Ce serait par exemple la réduction des taxes et tarifs en plus d'avantages fiscaux intéressants. La seule manière de juguler la contrebande c'est d'agir sur les deux tableaux, d'une part concurrencer les arrivages en provenance des deux ports de Sebta et Mellilia et d'autre part créer des emplois sur place qui permettraient de récupérer cette armée de petits passeurs sans laquelle la contrebande ne peut survivre. Projet ambitieux mais le jeu en vaut certainement la chandelle. Réalistes, les Marocains avaient proposé d'octroyer la double nationalité aux habitants espagnols de Sebta et Mellilia mais Madrid a préféré faire la sourde oreille. Abderrahmane Youssoufi avait enfoncé le clou en précisant au journal espagnol El Mundo que "nous aimerons que Sebta et Mellilia deviennent un jour des centres économiques et financiers qui pourraient bénéficier à la fois au Maroc et à l'Espagne. Nous devons nous mettre autour d'une table pour négocier.
Après tout vous dites aux Britanniques la même chose que nous vous disons". Le double langage employé par Madrid est devenu obsolète et ni la construction du mur de Sebta ni la naturalisation et autres arguments sonnants et trébuchants ne pourraient cacher un fait colonial de plus en plus flagrant. En attendant le règlement définitif d'un anachronisme qui n'a que trop duré, un règlement hautement politique, les élections européennes sont un prétexte commode pour mettre les Marocains au pied du mur.