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Couverture par la presse internationale du décès de SM Hassan II
Publié dans MarocHebdo le 30 - 07 - 1999


LE SCOOP N'A PAS EU LIEU
Unanimité. La presse internationale est unanime. Le monde a perdu un grand homme en la disparition de SM Hassan II. " Monarque d'une nation excentrée du monde arabe et où vécut une forte communauté juive, Hassan II fut un précurseur du rapprochement entre Israël et ses voisins " " Hassan II, le dernier grand Roi " La presse francophone et anglo-saxon ont rivalisé en qualificatifs pour rendre hommage au Souverain défunt. De la France au Potugal et de l'Angleterre aux USA, en passant par l'Allemagne, l'Espagne et autre pays de grande presse, l'événement de ce mémorable week-end aura été le décès et les obsèques de SM Hassan II.
Le Roi Hassan II a changé le Monde". La formule est belle, Paul Balta a été pendant longtemps un collaborateur fidèle du quotidien parisien, il est également un des meilleurs spécialistes du Maghreb et du Moyen-Orient. Et c'est vrai, pour une fois "le Monde" a enterré la hache de guerre. Dérogeant à ses habitudes, le quotidien décide dans son édition du 25 juillet de monter le portrait en couleurs du défunt à la une.
Le journal s'est empressé de consacrer un volumineux dossier non seulement à l'événement mais aussi aux perspectives qui s'ouvrent au pays. "Le Monde" ouvre le bal et toute la presse française rend avec une proximité étonnante un dernier hommage à feu SM Hassan II. Dans sa livraison du lundi, le quotidien donne à ces lecteurs une image fidèle des funérailles avec la présence remarquée d'un aréopage impressionnant de Chefs d'Etat étrangers venus rendre hommage à un homme qui avait un sens aigu de la diplomatie.
À la Une
Les éditions du lundi 26 juillet ont été consacrées, dans la quasi-totalité de la presse de l'Hexagone, aux obsèques qui avaient eu lieu la veille. Même l'Humanité, l'organe du PCF est monté au front pour citer ces Marocains profondément touchés par la disparition de celui qu'ils considéraient comme leur père n'oubliant pas au passage d'écorcher le Maroc des droits de l'homme et celui du chômage des jeunes.
Le Maroc endeuillé a fait largement "la une" de la presse française consacrant une large part de ses commentaires à l'action du Roi défunt sur la scène internationale.
Précurseur pragmatique pour le "Figaro", le souverain avait l'audace et le réalisme d'aller au-delà des faits "monarque d'une nation excentrée du monde arabe et où vécut une forte communauté juive, Hassan II fut un précurseur du rapprochement entre Israël et ses voisins". "Libération" a tenu à partager à sa manière ce moment historique. Le quotidien français qui n'a pas la réputation d'être particulièrement tendre avec la politique marocaine écrivait pourtant "Il faut dire qu'il était précoce en politique, intelligent et doté de hauteur de vues. Pour avoir rencontré, dès 1944 à Anfa, Churchill et Roosevelt, pour avoir prononcé les paroles de feu indépendantistes au lendemain de la guerre, au côté de son père à Tanger, il avait sauté des étapes.
Lorsque la France exile le Sultan du Maroc pour cause d'indocilité, en 1953, le fils aîné de Mohammed V est déjà un conseiller écouté. Quand, en 1956, le Maroc tout entier acclame le "Sultan du Peuple", après avoir voué aux gémonies le "Sultan des Français". Pour Le Parisien " l'image que retiendront les français du Roi Hassan II est celle de cet homme , vêtu d'une djellaba blanche , aux côtés de Jacques Chirac sur la tribune présidentielle et regardant défiler sa garde royale sur les Champs Elysées le 14 juillet".
Intérêt
Dans France Soir c'est une large manchette sur fond noir qui annonce l'évènement avec un titre peu commun dans la presse française "Hassan II, le dernier grand Roi". Même son de cloche au niveau de la presse européenne en général. Les médias britanniques comme on devait s'y attendre ont insisté sur la dimension internationale du personnage. Le Times insiste ainsi sur le fait que le monde ait perdu en la personne du Roi un grand médiateur pour la paix au Proche-Orient précisant que le défunt souverain était un médiateur crédible entre l'Orient et l'Occident.
Pour les médias américains, la présence de Clinton aux côtés d'une palette impressionnante de chefs d'Etat est à elle seule un témoignage suffisant qui rend compte de la meilleure manière de la stature internationale du personnage.
Hautement préoccupés par la sécurité de leur président, les Américains ont suivi avec soulagement les petits pas d'une cérémonie qui s'est déroulée dans le calme. Dans ce sens, le New York Times qui reprend les commentaires du porte-parole de la Maison blanche Joe Lockhart rapporte que le président était en sécurité et que le chef de l'exécutif américain était déterminé à prendre part à la procession par signe de respect envers feu SM Hassan II, à SM Mohamed Ben Al Hassan et au peuple marocain.
Priorité
Comme on s'y attendait, la presse arabe s'est longuement attachée à la disparition de celui qui laisse un grand vide sur la scène internationale. En hommage à un chef d'Etat qui a su donner à l'Islam l'image d'une religion tolérante et progressiste en entretenant avec les protagonistes du conflit moyen-oriental des rapports de qualité, les médias arabes ont insisté sur cette perte au moment où le monde arabe a le plus besoin de "sa sagesse et de son courage".
Sur la succession, la presse internationale s'est interrogée tout autant sur les perspectives d'avenir qui s'offrent au Maroc que sur les attentes du peuple marocain en matière d'emploi, d'éducation, de bien-être social et l'épineuse question de la dette extérieure.
On aura eu droit aux traditionnelles analyses sur la personnalité du nouveau souverain et ses capacités à gouverner. Sous le titre "qui est Mohammed VI", l'Humanité arrive à la conclusion que "d'aucuns attendent que, sous son règne, le Maroc progresse dans la voie de la démocratie et des libertés".
Projections
Dans la presse internationale, les commentaires vont ainsi bon train sur une démocratie qui peut désormais s'installer au Maroc sur des bases préparées soigneusement par feu SM Hassan II et qui sera forcément marquée par la personnalité du jeune souverain. En matière de diplomatie, les chantiers explorés par les analystes internationaux restent les mêmes: les rapports avec l'Algérie et l'affaire du Sahara. La presse espagnole rapporte les propos du président Bouteflika qui a déclaré : "J'ai toujours pensé que le Maroc ne représentait pas une menace pour l'Algérie et c'est pourquoi je pense que nos relations doivent s'améliorer " Le disparu était un grand communicateur, il entretenait avec la presse des rapports très étroits, il aimait par dessus tout s'entretenir avec les journalistes, la presse le lui a bien rendu. Ils étaient plus d'un millier de journalistes, reporters-photographes et cameramen représentant les principaux médias étrangers à l'accompagner à sa dernière demeure.