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Jeu de mots L'alchimiste de la céramique La littérature de tous les sous • Exposition • Concours • Talents • Guitare
Publié dans MarocHebdo le 08 - 02 - 2002


"Je crois?" en représentation au Maroc
Jeu de mots
Simple jeu de mots? Désir d'inverser les rôles ? "Je crois?" d'Emmanuel Bourdieu est une pièce de théâtre qui relate les péripéties d'un simple jeu de mots qui fait dissoudre le "Je".
• Cécille Bouillot, Pauline dans la pièce.
"Je crois?" est l'intitulé d'une pièce de théâtre qui sera jouée le 12 février à 20H30 à l'Institut français de Casablanca.
La pièce est écrite par Emmanuel Bourdieu et mise en scène par Denis Podalydès. Synopsis: Pauline et Jean sont frère et sœur. Un jour, Pauline invente un jeu et oblige son frère à y jouer. La règle de ce jeu est de dire "Je" là où, normalement, il faudrait dire "Tu" et inversement, "Tu" là où il faudrait dire "Je". Après une courte hésitation, Jean se met à pratiquer, avec une étrange facilité, le langage qui résulte de cette inversion. Cinq ans plus tard, il ne sait plus parler autrement.
Inversion
Pauline, qui a cessé de jouer depuis longtemps, essaye, en vain, de le ramener à l'usage normal des pronoms personnels. Cinq ans plus tard, Jean se remet à parler normalement. Pauline croit que son frère est guéri. Mais elle découvre bientôt qu'un mal plus profond s'est insinué non plus seulement dans son langage mais jusque dans son esprit, comme si le déroulement normal des opérations de ce dernier avait été radicalement perturbé par la pratique de la langue inversée de Pauline: Désormais, Jean sait lire les pensées d'autrui mais ne connaît plus les siennes, il voit tout dans l'esprit des autres et plus rien dans le sien… Ainsi, on trouve trace de la célèbre assertion d'Arthur Rimbaud: "Je est un autre" dans cette pièce. Le personnage central de ce "jeu théâtral" veut fuir la tare d'individualisme qui possède l'homme moderne; mais tombe dans l'excès de se projeter dans la psychologie des autres.
Emmanuel Bourdieu, auteur de "Je crois"? a suivi des études de linguistique et de philosophie à l'Ecole Normale Supérieure. Il a écrit et mis en scène une série de pièces courtes comme "Parce qu'Il est comme ça", "Les grands esprits se rencontrent", "Tout mon possible" et "Le mental de l'équipe". Denis Podalydès, le metteur en scène, est, quant à lui un lauréat du Conservatoire national supérieur d'art dramatique de Paris.
Individualisme
Sociétaire de la comédie française depuis décembre 1999, il a joué dans "Un mois à la campagne" mise en scène par André Smirnoff, "Les Fourberies de Scapin" mise en scène par Jean-Louis Benoit, "Arcadia" de Tom Stoppard , "Le legs de Marivaux" et "Le Misanthrope" de Molière mises en scène par Jean-Pierre Miquel. Pour son interprétation dans "Le Revizor" de Nicolas Gogol, il a obtenu le "Molière" de la révélation masculine. Au cinéma, on a pu le voir notamment dans "Versailles Rive Gauche", "Dieu seul me voit" et "Liberté Oléron" de Bruno Podalydès, "Jeanne et le garçon formidable" d'Olivier Ducastel et Jacques Martineau, "Rien sur Robert" de Pascal Bonitzer et "Fils de deux mères" de Raoul Ruiz. Signalons enfin que plusieurs autres représentations de la pièce "Je Crois?" seront données successivement à Meknès (Institut Français -14 février-19h00), à Rabat (Salle Bahnini –16 février-20h00) et à Marrakech (Théâtre Dar Attaqafa – 20 février - 20h30)
Kamal Lahbabi expose ses œuvres au Musée de Marrakech
L'alchimiste de la céramique
Le Musée de Marrakech abrite du 9 février au 9 mai une exposition de l'artiste céramiste Kamal Lahbabi. Natif de Fès, Kamal Lahbabi a d'abord étudié l'architecture à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris, avant de se passionner pour la céramique: "Je pose un doigt sur un pavé de céramique, écrit-il. Sa froide texture, comme la peau d'un serpent, me donne un petit frisson et me touche au plus profond de moi-même". Il réside à Paris où, en plus de ses propres créations, réalise des reproductions de céramiques du XVIème, XVIIème et XIXème siècles. Il travaille également comme restaurateur d'œuvres céramiques. Si l'on devait qualifier le talent de Lahbabi, le mot alchimiste, suggéré par Jean Signoret, serait tout à fait approprié.
Quête
Ayant une connaissance approfondie de la dimension plastique des matériaux qu'il met en œuvre dans le processus de création, il s'insurge contre l'idée par trop répandue que la céramique ne pourrait avoir qu'une "valeur d'usage". Rendre à l'art céramique ses lettres de noblesse par le dépassement des paradigmes répétitifs séculaires, définir les spécificités de la démarche du céramiste (comparée à celle du peintre ou du sculpteur), telle semble être la finalité du travail de l'artiste.
D'ailleurs, les œuvres de Kamal Lahbabi témoignent de cette double quête: Celle d'un paradis perdu et celle d'un chemin de liberté. Signalons enfin que le vernissage de cette exposition aura lieu le samedi 9 février à partir de 18h00
Harry Potter à l'école des sorciers
La littérature de tous les sous
Voilà enfin arrivée au Maroc l'adaptation cinématographique, réputée très fidèle au roman, du personnage le plus populaire de la littérature enfantine contemporaine.
• D. Radcliffe (g), R. Grint (c) et E. Watson qui jouent respectivement H. Potter, R. Weasley et H. Granger.
Depuis son plus jeune âge, Harry Potter (dont le rôle est interprété par Daniel Radcliffe) a été confié, par Albus Dumbledore (Richard Harris), à son oncle et à sa tante, des personnages profondément odieux et déplaisants. Le jour de son onzième anniversaire, le géant Hagrid (Robbie Coltrane), vient le chercher pour l'emmener à Poudlard, la célèbre école de sorcellerie. Car, ce qu'Harry ignore, c'est qu'il est un sorcier! Dans le train qui le conduit vers son nouvel avenir, il fait la connaissance de Ron Weasley (Rupert Grint) et de Hermione Granger (Emma Watson).
Supervision
Harry Potter est un véritable phénomène littéraire. Depuis la parution du premier roman -le cinquième paraîtra dans le courant 2002!-, sorti un peu anonymement en 1997, le succès, aussi considérable qu'inattendu, a été au rendez-vous.
L'attente des lecteurs, avides de retrouver les aventures de leur apprenti sorcier préféré sur le grand écran, est tellement forte que son adaptation cinématographique constitue assurément l'un des films les plus attendus de cette fin d'année. Le jeune public, auquel le film est destiné en priorité, ne sera pas déçu!
Fric
D'une longueur inhabituelle pour un film pour enfants -il dure plus de deux heures et demie-, "Harry Potter à l'école des sorciers" respecte scrupuleusement la trame du livre, ne s'en éloignant qu'à de très rares moments.
Toujours sous la supervision attentive de Miss Rowling, auteur de Harry Potter et Chris Columbus, réalisateur de "Madame Doubtfire" et de "Maman, j'ai raté l'avion", qui restitue l'atmosphère magique et mystérieuse du roman. Il aime les personnages et l'histoire. Sa mise en scène, appliquée et efficace, n'étouffe jamais les acteurs.
La distribution répond idéalement à l'idée que l'on se fait des personnages. Le choix de Daniel Radcliffe, aperçu dans "Le Tailleur de Panama" de John Boorman, est parfait. Il incarne un Harry Potter plus vrai que nature. La photographie, les effets spéciaux, les décors et les costumes, réussis, contribuent également à retrouver l'ambiance fantastique qui règne à Poudlard.
Mais, car il faut bien qu'il y ait un "mais", le film de Chris Colulmbus ne retrouve pas toujours la poésie et l'humour qui caractérisent l'œuvre de J. K. Rowling. Néanmoins, "Harry Potter à l'école des sorciers" est un divertissement familial agréable. Premier film, au succès quasi assuré, qui en annonce d'autres puisque le deuxième et le troisième tomes sont déjà en préparation. Quelle machine à pomper les idées et le fric, cette Warner Bros!
• Exposition
Des œuvres de l'artiste-peintre Noufissa Benjelloun sont actuellement exposées à la galerie de la Caisse de Dépôt et de Gestion à Rabat. Née à Fès, Noufissa Benjelloun a commencé à peindre, en suisse, en juillet 1977. Médecin psychiatre pour enfants et adultes, elle est aussi écrivain, chercheur dans le monde de l'art et conférencière dans les domaines de la médecine et de l'art. L'exposition est ouverte au public jusqu'au 12 février.
• Concours
Le prix Allal El Fassi 2003 sera organisé sous le thème "L'identité: identité du Maroc en tant que nation et société", annonce un communiqué de la Fondation Allal El Fassi. Le comité scientifique du prix a choisi trois axes relatifs à ce thème, à savoir "L'identité marocaine: Nation et société", "Identité marocaine et unité: société, foi et terre" et "L'identité marocaine et globalisation".
Les études candidates, qui seront présentées en 4 copies, doivent être inédites et parvenir avant le 15 mars 2003, précise le comité. Les résultats de ce concours seront rendus publics en mai de la même année.
• Talents
La 4ème édition du "Boulevard des Jeunes Musiciens" sera organisée du 5 au 7 avril à Casablanca. Pour la Fédération des œuvres laïques (F.O.L), organisatrice de cet événement, cette manifestation vise à promouvoir la création musicale au Maroc. Tout au long de la vie de cette édition, une trentaine de groupes se produiront sur les planches de la F.O.L. Des groupes divisés en quatre catégories: hip-hop et musique électronique, rock/hard rock et raï/musique orientale/fusion. Les formations musicales désireuses de prendre part à ce boulevard doivent avant le 25 février adresser leurs créations à la F.O.L sise 16, rue Moussa Bnou Noussaïr –Casablanca.
• Guitare
L'institut Cervantès de Fès abritera du 7 au 13 février prochain le deuxième festival Ibéro-américain de guitare. Cette rencontre est organisée par l'institut en collaboration avec les ambassades d'Espagne et de plusieurs autres pays latino-américains et européens dont l'Argentine, le Brésil, le Chili, la Colombie, le Mexique, le Pérou, le Venezuela et le Portugal.
Cette manifestation se propose de faire connaître aux mélomanes, plusieurs genres musicaux alliant le folklore, le populaire aux airs classiques.