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L'étoffe du métier
Publié dans MarocHebdo le 15 - 11 - 2002

Nabil Benabdallah, ministre de la Communication et porte-parole
du gouvernement
•Nabil Benabdallah
Rares sont les gens qui ont parié sur la présence de Nabil Benabdallah, PPS, sur la liste de l'équipe du gouvernement Jettou. En le proposant en tête du ministère de la Communication et en lui confiant le poste du porte-parole, Jettou a propulsé sur la scène politique un homme discret, presque inconnu du grand public.
Il en fait par la même occasion l'un des quadragénaires les plus remarqués de son gouvernement, à côté de Adil Douiri, et Karim Ghallab. Nabil Benabdallah, membre du bureau politique du PPS, succède ainsi à Mohamed Achaâri, et hérite des deux autres fonctions que ce dernier occupait au sein du deuxième gouvernement de l'alternance.
Nomination surprise? Nullement, à croire des proches du Parti du Progrès et du Socialisme qui estiment que l'actuel ministre de la Communication a tous les atouts pour réussir sa mission. Nabil Benabdallah a déjà fait ses preuves en tant que porte-parole du PPS, après la mort de Nadir Yata en 1996.Une première consécration qui est venue s'ajouter à une longue expérience de militantisme au sein du même parti, couronnée par le poste de S.G. de la jeunesse du parti. Un titre qu'il a gardé jusqu'à la moitié des années 90.
Après la mort de Ali Yata, fondateur du parti, Moulay Ismaïl Alaoui, SG du parti lui confie la direction des deux organes de presse du parti: Al Bayane et Bayane Al Yaoum. Le passage de Nabil Benabdallah dans les deux journaux sera très remarqué, puisqu'il a tenté en cette période, 1997-2000, une petite révolution qu'il n'a pas pu mener à termes.
Ascension
Il y avait certes les contraintes économiques, mais surtout la réticence du courent radical du parti qui voyait de mauvais oeil l'ascension fulgurante du jeune Benabdallah, aujourd'hui âgé de 41 ans. Nabil Benabdallah pouvait compter sur ses compétences, mais surtout sur l'appui du secrétaire général du Parti. " Le protégé de Moulay Ismaïl Alaoui", comme se plaisent à le désigner les camarades du parti, est nommé en 1997 membre du bureau politique du PPS. Sa carrière est alors relancée.
Positiviste, il était l'un des fervent défenseur de la participation de son parti au gouvernement Youssoufi et des multiples décisions initiées par la monarchie. Des prises de position que le courant radical a toujours dénoncées et n'a cessé de fustiger. Une chose est claire, l'actuel ministre de la communication ne fait pas l'unanimité, politiquement parlant, au sein de son parti.
Et ça se comprend. Interprète de formation et fin communicateur, Nabil Benabdallah est aussi un réformateur qui milite depuis des années à la modernisation des idées du parti, en rupture avec les longues décennies dogmatiques. Forcément, les camarades n'acceptent pas qu'on bouscule trop leurs habitudes.
Aujourd'hui, Nabil Benabdallah ministre de la Communication et porte parole du gouvernement a la tête de l'emploi. Et pas que cela. On lui reconnaît la rigueur, la sympathie, la courtoisie, bref le sens de la diplomatie et, au passage, une solide connaissance des langues. Il a aussi et surtout des idées qu'il compte certainement mettre à profit pour mener à termes sa mission. Des idées cultivées et nouries aux épreuves de la vie politique marocaine dans toute sa complexité.