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La fin de "Lagrima"! Office national de transport: à privatiser!
Publié dans MarocHebdo le 21 - 03 - 2003


Libéralisation du transport de marchandises
La fin de "Lagrima"!
Le fret routier se débat dans des difficultés monstres: obsolescence des textes législatifs, vieillissement du parc, prolifération du transport informel, etc. La nouvelle loi portant libéralisation du secteur vient y remédier. Il y avait
urgence. Pour la sécurité de nos routes et le respect de la vie humaine.
• Des camions chargeant des marchandises avant de se lancer à l'assaut des routes.
"La vitesse tue". Au ministère des transports, il semble qu'on ait pris la formule à la lettre. La libéralisation du secteur du transport routier est effective depuis jeudi 13 mars, sans que le ministère de tutelle y ait vu un motif suffisant pour s'occuper sérieusement de la question, puisque les textes d'application qui devraient régir cette loi n'ont pas été promulgués. Pourtant, deux éléments importants sont à mettre à l'actif de cette nouvelle loi, la disparition du système d'agrément et la prise en main du secteur informel.
Au Maroc, le service de transport public routier de voyageurs est soumis au système d'autorisations, ou d'agrément, qui précise le nombre et la capacité des véhicules, les itinéraires autorisés, la catégorie et, éventuellement, le nombre de services autorisés.
Depuis longtemps, ce dossier a été géré avec beaucoup de précaution, à cause notamment de cette histoire d'agréments. Un système qui a énormément nui au secteur. Notamment parce que les agréments sont détenus par de personnalités influentes et les membres de leur famille.
La bonne chose dans cette nouvelle loi, c'est que le système des agréments a été aboli.
Immatriculation
Dorénavant, pour mettre les pieds dans ce secteur, le système d'agrément est caduc. Les détenteurs d'agréments de transport disposeront, pour leur part, d'un délai de 6 ans pour se conformer aux conditions d'accès à la profession. Pour cela, on a commencé le recensement des transporteurs.
Motif: immatriculer tout ce beau monde dans le registre de la profession. "Le manifeste de fret" est un document qui se substitue à la feuille de route contenant notamment des renseignements sur l'opération de transport. Ce sont les délégations du département du Transport, les centres d'immatriculation ainsi que les bureaux de l'ONT qui se chargent de sa distribution.
Maintenant, plus que jamais, ce type de transport se débat dans des difficultés monstres, liées à l'obsolescence des textes législatifs, à la difficulté de régulation du marché des transports, au vieillissement du parc, à la prolifération du transport informel, etc. Mais la mise à niveau du secteur exige une stratégie adaptée pour lutter contre l'informel. En principe, le législateur y a réfléchi, mais, dans la nouvelle loi "les camions de transport clandestin, et dont le poids total autorisé en charge varie entre 3,5 et 8 tonnes, seront intégrés dans l'activité réglementée. Il s'agit au total de près de 80.000 camions". Ce qui, en réalité, ne veut strictement rien dire.
Si, pour les transporteurs qui font du surplace, il y a du bon à tirer de cette nouvelle loi, pour le citoyen qui prend chaque matin le volant, tout ça, c'est du pipeau, tant qu'on n'aura pas mis hors d'état de nuire d'une manière ou d'une autre ces camions de la mort qui terrorisent nos routes.
Les pouvoirs publics avaient entrepris plusieurs actions visant la réduction des accidents de la circulation routière au Maroc pour, dit-on, "veiller à l'élaboration et à la mise en œuvre d'une politique intégrée en matière de sécurité routière".
Au menu, l'amélioration des moyens de sensibilisation des usagers de la route en matière de prévention routière par la poursuite des efforts visant l'intégration de notions de l'éducation routière dans les programmes scolaires, l'imposition aux conducteurs de doter leurs véhicules de moyens techniques nouveaux de sécurité et l'actualisation du code de la route dans le sens de renforcer les mesures de coercition envers les contrevenants aux dispositions de la sécurité routière. Dans ce menu, aucune allusion à ces tombeaux roulants, véritables épaves mécaniques qui tuent chaque année des milliers de citoyens.
Coercition
Pourtant, dans les pays qui se respectent, pour aborder ce problème, on tient compte des "infractions-transporteurs" et des "infractions-conducteurs" pour expliquer les accidents. Même les entreprises de transport sont interpellées en tant que telles.
Partant du principe que ce sont les propriétaires qui prennent les décisions concernant l'entretien mécanique des véhicules, les surcharges, les dimensions excédentaires, l'arrimage des charges, les accidents sont également mis sur le compte des infractions dues au transporteur.
Plus important encore, les informations sur le dossier vérification mécanique du véhicule. Les infractions pour le non-respect de la vérification mécanique et d'autres infractions transporteur font partie du quotidien des poids lourds.
A voir les épaves qui hantent nos routes, on se rend compte aisément que la fameuse visite technique n'est encore qu'un moyen supplémentaire pour donner aux amateurs d'agréments une autre occasion de s'enrichir. Alors qu'aujourd'hui, avec les moyens techniques modernes, il est possible de calculer la probabilité mathématique du nombre d'accidents pour chacun des véhicules sur une période donnée.
Mais là, nous sommes encore dans un pays où la vie d'un citoyen ne vaut pas un clou.
Office national de transport: à privatiser!
Du côté de l'Office national de transport (ONT), le seul gros changement à signaler sans doute, c'est que l'office perd son monopole d'affrètement. Avec un statut réduit à celui d'opérateur commercial, au même titre que le reste des entreprises, l'office devra se transformer en SA au plus tard en 20004. De plus, l'ONT, en vertu de la nouvelle loi, est désormais doté d'une mission d'encadrement et de développement. Des histoires de gros sous, des problèmes de gestion, on n'en parlera plus. Pourtant, on se rappelle bien le scandale des vignettes d'essence. L'affaire avait été soulevée par le directeur général de l'Office en personne, qui avait ordonné, il y a deux ans de cela, l'ouverture d'une enquête avant d'aviser les ministères de tutelle, à savoir le ministère des Finances et celui des Transport. Le directeur de l'Office, Youssfi Ahmed, avait profité de la tenue du conseil d'administration de l'ONT, le 25 janvier 2000, pour remettre en mains propres le dossier à Abdesslam Znined, le ministre des Transports de l'époque, qui présidait le conseil d'administration.
Lequel ministre s'était empressé d'adresser une lettre au Premier ministre, Abderahmane Youssoufi, dans laquelle il revient sur l'essentiel de l'affaire pour se débarrasser au plus vite de ce dossier brûlant. Znined s'était limité à "soumettre au Premier ministre les éléments concernant la disparition des vignettes gérées par l'ONT".
Le scandale avait été lancé après que le décompte mensuel des vignettes et des factures fournies par les administrations ait constaté la disparition d'un paquet de vignettes représentant exactement une valeur de 8.349.272 de Dhs. C'est en gros le trou qui a été opéré dans le budget de l'office.
AEA