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Moulay Driss Alaoui, doyen du corps diplomatique à Tripoli
L'art et la manière L'art et la manière
Publié dans MarocHebdo le 24 - 09 - 2004

Moulay Driss Alaoui, doyen du corps diplomatique à Tripoli
L'art et la manière
De bons diplomates dans nos ambassades à travers le monde, il y a en a plus qu'on ne le pense. Au moment où cette fonction n'a jamais été aussi critiquée, parfois même vilipendée, il est bon de ressortir quelques cas, sans éclectisme excessif et sans prétention d'exhaustivité, qui font honneur à la représentation du pays. Zoom sur Moulay Driss Alaoui, ambassadeur du Maroc en Libye.
Première particularité, l'homme est dans la diplomatie depuis plus de trente ans, mais il n'a fait que deux ambassades: Libreville et Tripoli. Même la parité est quasi-égale, quinze ans, à peu près, pour chacune des deux affectations. En dehors de ces deux capitales, My Driss Alaoui n'a fait que deux brefs passages, comme conseiller, à Madrid, puis à Alger, à la fin des années soixante et début des années soixante-dix.
Il n'est donc pas du genre globe trotter qui a choisi ce métier pour voir du pays. Son sédentarisme n'est pas pour autant un choix.
Là où il présente ses lettres de créances, il devient difficile à remplacer, aussi bien pour le Maroc que pour les autorités du pays hôte.
Autre signe particulier, au Gabon, comme en Libye, My Driss Alaoui établit des rapports directs, conviviaux et durables avec les chefs d'Etats. Il a beaucoup contribué à l'excellence des relations entre Rabat et Libreville. Il y a jeté les bases d'une entente politique solide et d'une coopération économique fructueuse.
Unioniste
Tripoli est une autre paire de manches. Ce n'est pas vraiment un secret diplomatique, le poste n'est pas facile. Encore plus pour l'ambassadeur du Maroc. Ne serait-ce que pour la question du Sahara, à propos de laquelle la position de Kadhafi a quelque peu évolué. Ce n'est certes pas spectaculaire, mais le Polisario et sa protubérance «républicaine» avec domicile fixe à Alger, ne sont plus sa tasse de thé, comme ce fut le cas auparavant. Le colonel libyen affiche désormais une neutralité relative, que l'on peut qualifier de bienveillante, et à laquelle il ne fait entorse que lorsqu'il sacrifie à son leadership de l'U.A (Union africaine). Une contrainte qu'il s'est imposée dans ligne de la vocation qu'il s'est choisie. My Driss Alaoui a compris une donnée essentielle, une constante dans la pensée et l'action de Kadhafi : Quoi qu'on ait dit et que l'on dise, le Président libyen est un unioniste, il ne peut donc être pour une prolifération de micro-Etats séparatistes.
Au niveau de la coopération économique, l'ambassadeur du Maroc à Tripoli a donné sa pleine mesure. Lentement mais sûrement, la situation des travailleurs marocains en Libye s'est nettement améliorée. Grâce à une approche diplomatique de proximité et de persuasion auprès des pouvoirs publics du pays d'accueil.
Par contre, pour ce qui est de nos nationaux préposés à l'export de produits marocains ou à l'investissement, My Driss Alaoui a dû faire montre d'une vigilance draconienne. Les autorités libyennes l'ont investi d'une sorte de délégation de pouvoir, pour faire le tri.
Confiance
Une marque de confiance exceptionnelle que My Driss Alaoui, homme de droiture et d'intégrité morale, a parfaitement assumée. Seuls reçoivent l'aval de l'ambassade les candidats sérieux, présentant des garanties crédibles d'honorer leurs engagements.
La preuve qu'il a mis du cœur à la tâche, c'est que cela ne lui a pas valu que des amis ici même, au Maroc. Par contre, nos échanges avec la Libye ne s'en portent que mieux, voir mieux que jamais auparavant.
La Libye, My Driss Alaoui y est depuis 1989. Il est le doyen du corps diplomatique accrédité à Tripoli. Il y a tissé des liens d'amitié sincère avec les plus hauts responsables libyens. Le Président Kadhafi a pour lui la plus grande estime, aussi s'est-il régulièrement opposé à sa relève.