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Ancien élève du collège royal, Karim Ramzi semblait destiné à tout sauf à une carrière de photographe professionnel. Le fabuleux destin de Karim Ramzi
Publié dans MarocHebdo le 14 - 01 - 2005

Ancien élève du collège royal, Karim Ramzi semblait destiné à tout sauf à une carrière de photographe professionnel.
Le fabuleux destin de Karim Ramzi
• Karim Ramzi
Né à Marrakech en 1961, dans une famille de diplomates, Karim Ramzi débute son parcours atypique au collège Royal de Rabat où il évolue dans la même promotion que SM le Roi Mohammed VI, Hassan Aourid et Fouad Ali El Himma, Mohamed Yassine Mansouri, Fadel Benyaiche et autre Mohamed Rochdi Chraïbi. Son bac en poche, il s'envole vers Ottawa, au Canada, pour y décrocher un diplôme en sciences politiques et en communications. Entre temps, Karim travaille pour le compte de la radio marocaine en tant que correspondant au Canada. De correspondances en reportages, le jeune homme se découvre un réel penchant pour le dur métier du journalisme. Arrivé au terme de sa formation en sciences politiques et en communications, il décide de s'inscrire à l'université de Carleton pour y suivre des cours de journalisme. Jusque-là, rien d'anormal, le jeune Karim s'intéresse certes à la photo. Mais il ne s'éloigne pas pour autant de ce qui devait être sa vocation et semble cheminer comme ses aînés vers une carrière politique. Tout bascule le jour où il fait une rencontre impromptue, celle de Yussuf Karsh, l'un des maîtres du portrait.
• Karim (cerclé) fréquente le collège royal avec SM Mohammed VI, Hassan Aourid et Ali El Himma, Yassine Mansouri, Fadel Benyaiche et autre Rochdi Chraïbi.
«À l'époque, j'assurais une émission hebdomadaire pour la radio marocaine, à partir des studios de Radio-Canada qui étaient situés à l'hôtel Laurier. Il se trouve que Karsh logeait à la même adresse où il avait installé son studio. Un jour, nous nous sommes croisés. C'était dans un ascenseur. Etant un fan de son œuvre, le courant est très bien passé». Depuis lors, les deux hommes se rencontrent assidûment, notamment dans le studio de Karsh. Il n'en faut pas plus pour déclencher le déclic, ce fameux déclic qui a réorienté tant de vies, leur faisant prendre des virages insoupçonnables. Karim Ramzi découvre sa voie, il ne la quittera plus.
Au lieu d'opter pour la voie académique, Karim Ramzi préfère cette fois-ci relever le défi de l'apprentissage sur le tas. Et, paradoxalement, c'est dans ce domaine, où il n'a pas de diplômes, qu'il excellera le plus. Autodidacte accompli, il dévore les ouvrages spécialisés, étudie les travaux d'Avedon, Pen ou Steichen, des monstres sacrés de la photo de mode et du portrait. Bref, Karim accumule les connaissances pour maîtriser les ficelles de son nouveau métier, de sa passion. Car c'est bien d'une passion qu'il s'agit et l'apprenti photographe ne ménage aucun effort pour gravir les échelons de son art. «Au début c'était lent et difficile. Il fallait maîtriser les techniques de toute la chaîne photo, de la prise de vue à l'objet fini. En développant et en tirant mes propres photos, je ne cessais d'apprendre, de découvrir», se rappelle-t-il. Et il apprend vite, très vite.
Après un séjour à New York, en Arabie Saoudite et à Casablanca Karim Ramzi déménage à Paris, la capitale mondiale de la mode. Dans la ville lumière, l'artiste recouvre cette sérénité d'esprit si propice à la création.
Très inspiré, il y étale toute l'étendue de son talent de photographe et se forge rapidement un nom dans le milieu très select des photographes de mode et de portrait. Par ses images gorgées de magie, où la psychologie et l'improvisation l'emportent souvent sur la technique, il immortalise nombre de personnages, d'illustres inconnus mais aussi et surtout des gens mondialement célèbres. C'est ainsi qu'il compte parmi ses faits d'armes les portraits des familles royales du Maroc, de l'Arabie Saoudite et de la Jordanie.
Dans le milieu du show-biz où ses portraits sont très prisés, ses clients se nomment : Youssou N'dour, Spike Lee, Chris Eubank, Mélanie Doutey, Doc Gynéco…
Entre autres. Aujourd'hui, ce globe-trotter infatigable continue à silloner le monde. Tout récemment, il s'est lancé dans une tournée mondiale, une sorte de rétrospective de son œuvre qui a rencontré un franc succès dans plusieurs pays. Il écrit aussi des livres et anime des conférences toujours courues. Il a mis au point son site web www.karimramzi.com. S'il n'éprouve aucun regret quant à son choix de vie, il reste pleinement conscient de la chance qui est sienne: celle d'avoir réussi le pari de faire de sa passion son unique gagne pain. «Aujourd'hui, si j'ai la chance de vivre de mon art, qui est ma seule ressource financière, je le dois surtout à ma décision de m'installer à l'étranger. Au Maroc, où la photographie n'est ni protégée, ni enseignée et encore moins comprise et respectée, une telle vie m'aurait été impossible», conclut-il sur un clin d'œil à ses confrères marocains.