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Nigrisushi
Publié dans MarocHebdo le 22 - 07 - 2005


Mon premier contact avec la cuisine japonaise date de 2003 à Paris. Avec mon frère, j'ai été manger dans un restaurant spécialisé à Montparnasse. Mon deuxième contact, il y a six mois, au restaurant Matsori à Casablanca. J'avoue que je suis loin d'être enthousiaste face à cette cuisine. Les aliments fades, crus et en petite quantité ne m'emballent pas. Mais que faire devant l'insistance de mon frère qui « adooooore les sushis », comme aurait dit Gad El Maleh ? J'ai été presque obligée de l'accompagner au restaurant japonais Kiotori, situé rue commissaire Ladeuile, parallèle au Boulevard d'Anfa à Casablanca. Sans avoir réservé à l'avance, nous nous y sommes rendus. Ce que je vous déconseille vivement. Souvent, aux heures du repas, il affiche complet. Et vous serez contraints à attendre. Ce mardi soir, je l'espérais de tout cœur. J'aurais trouvé un prétexte pour partir. Heureusement, ou malheureusement, il y a une table de libre. Le gérant et propriétaire, un jeune homme souriant et accueillant, nous installe. La clientèle est en majorité constituée de jeunes couples ou de jeunes familles. L'ambiance est chaleureuse. Tout le monde connaît tout le monde. Et les salamalecs sont interminables. La carte, au design sobre, est écrite en français. Des formules diverses sont proposées. Pour faciliter le choix, les menus sont numérotés. Il suffit d'énoncer un numéro pour que la commande soit lancée. Je prends le numéro 11. Dans un bol, des choux et des carottes râpés, assaisonnés d'une sauce sucrée, décorés de trois rondelles de concombre. Je croque les légumes juste parce qu'il est important d'en consommer. D'ailleurs, malgré la petite ration, je ne l'ai pas finie. Pour moi, la grande difficulté est de manipuler des baguettes. J'ai refusé de demander une fourchette et un couteau, je veux apprendre. Il faut bien s'adapter. Avec grande joie, mon frère m'initie. Après la salade, j'ai droit à une soupe miso. Un breuvage végétarien à base de champignons noirs et des champignons frais, des algues, du miso (pâte de Soja) et des dés de fromage tofu. J'aurais aimé apprécier cette soupe, car je sais qu'elle est saine, mais je n'ai pas pu l'avaler. Je ne saurais vous dire mon avis. J'ai enchaîné avec des nigrisushi et des norimaki. Les premiers sont des petits canapés de riz couverts de poissons crus et les deuxièmes sont des paupiettes de riz de poisson cru et de légumes sertis dans une feuille d'algue séchée. Je les trouve sans goût. J'ai essayé de les tremper dans la sauce soja pour en changer le goût. Les sushis s'accompagnent avec du wasabi, une pâte verte à base d'une racine de plante au goût âcre et de sauce soja. Je ne l'ai pas touché. On m'a dit que c'est piquant. Les brochettes japonaises, ou yakitori, me réconcilient avec la cuisine japonaise. Des boulettes de poulet haché, des morceaux de blanc de poulet et un fin filet de viande de bœuf enroulé dans du fromage. Le tout grillé au feu de bois et assaisonné d'une sauce yakitori à base de sucre, de soja, de saké et de mirin. J'aime bien ce mélange salé et sucré. Par contre, je déplore le manque de fraîcheur de la viande. Ça sent le poulet avarié. Je termine avec un dessert. J'ai hésité entre kiotori mango, une mousse de mangue et de citron, et une glace maison. J'opte pour la dernière. Ça m'évitera les mauvaises surprises. Même s'il est écrit sur la carte qu'il y a trois parfums, passion, vanille et citron, dans ma coupe, je ne retrouve que les deux derniers. Je ne m'en plains pas trop. L'essentiel, j'ai eu mes trois boules. Pour ce dîner, j'ai payé 225 dirhams, ma part, avec petite bouteille d'eau minérale plate et une autre gazeuse. Un bon rapport qualité/prix. Je ne reviendrai pas au Kiotori pour la simple raison que je n'aime pas la cuisine japonaise. Par contre, j'ai apprécié le service et l'accueil de cette adresse gastronomique. Kiotori fait aussi de la livraison à domicile et à emporter.