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Aménagement de la vallée du Bouregreg, Saphira, boom de l'immobilier, investissements dans le textile… Rabat se
transforme en un véritable pôle touristique et économique. Rabat opte pour le tourisme et l'industrie
Publié dans MarocHebdo le 12 - 05 - 2006

Aménagement de la vallée du Bouregreg, Saphira, boom de l'immobilier, investissements dans le textile… Rabat se
transforme en un véritable pôle touristique et économique.
Rabat opte pour le tourisme et l'industrie
L'avenue Mohammed V a été entièrement relookée.
Rabat refuse désormais son sobriquet de capitale administrative. A côté de son intense vie diplomatique, la ville se donne résolument des airs industriels, mais aussi, et surtout, touristiques. Aménagement de la vallée du Bouregreg, Saphira, boom de l'immobilier, investissements dans le textile… Le rêve de toucher le jackpot devient réalité. C'est un véritable pôle économique qui voit le jour. Les grands projets en cours métamorphosent la région. Des investissements importants affluent de toutes parts, au grand bonheur d'une population qui vivait sous l'ombre de la fonction publique.
Les chantiers lancés tout au long de la corniche sont les premières lueurs de ce changement. L'aménagement de la vallée du Bouregreg sur une superficie de 6.000 hectares et la corniche (Saphira) sur 330 hectares vont donner un nouveau souffle à la capitale qui tournait le dos à l'océan. De nouveaux espaces urbanistiques et touristiques y sont prévus: Une marina, des résidences haut standing, des hôtels de luxe, des espaces verts, des zones de loisir et de commerce…
Pour Hassan Amrani, wali de Rabat, ces projets renforcent la réputation de la capitale. «Rabat est un des centres historiques et culturels les plus connus du pays et des projets comme Saphira ou le Bouregreg lui apporteront quelque chose de nouveau. Ces sites deviendront une partie intégrante de la capitale», explique-t-il.
L'aménagement de la vallée du Bouregreg est le plus grand projet de la région. Il nécessitera un investissement de 22,5 milliards de dirhams. Les travaux au niveau des tranches I (Bab El Bahr) et II (Amwaj) ont démarré. Ce projet générera au total près de 110.000 emplois.
Ce projet prévoit l'édification sur 120 hectares de zones résidentielles, commerciales, des bureaux, des équipements touristiques et un palais des congrès. Pour sa part, le groupe émirati Emaar a signé avec l'Etat une convention portant sur 27 milliards de dirhams pour la valorisation de 11 kilomètres de la corniche. Les travaux ont démarré et près de 200.000 emplois seront créés dans l'immobilier, l'hôtellerie, le tourisme et le commerce.
«Ces investisseurs ont montré qu'il y a une vision dans leur planification pour la ville historique et, bien entendu, nous accueillons favorablement leur contribution au développement de Rabat», souligne pour sa part Nabil Kharroubi, directeur du Centre Régional d'Investissement (CRI) de Rabat.
Ces deux grosses opérations ne sont pas les seules à voir le jour. La capitale renoue également avec sa vocation industrielle. Mais pas une industrie polluante. Chaque projet est minutieusement étudié pour ne pas porter préjudice à l'identité de la ville ou à son patrimoine historique. «Tous les projets que connaît Rabat actuellement la valorisent et veillent à la préservation de son patrimoine culturel», affirme Nabil Kharroubi.
Le gros lot des investissements se fait dans le textile, les industries légères, les centres d'appels et les centres commerciaux. A elle seule, Skhirat accueille de nombreux projets industriels. Ainsi, Legler-Maroc a mis en place un complexe intégré de tissage et filature. Ce projet, né d'un partenariat entre le groupe italien Legler SPA, spécialisé dans la fabrication de jeans, et le groupe marocain Atlantic, s'étend sur une superficie de 13 hectares. Legler-Maroc construit une unité de production de fil destiné à la fabrication du jean. Ce projet d'investissement de 800 millions de dirhams générera plus de 800 emplois.
«Toujours à Skhirat, un autre complexe grandiose voit le jour. C'est Fruit of the Loom qui est en train de construire une usine de 50 hectares de filature et tissage», souligne le directeur du CRT de Rabat. Ce complexe nécessite un investissement de 1,4 milliard de DH. Fruit of the Loom produira des tissus pour la confection de tee-shirts, sweat-shirts et joggings. Labinal Maroc a pour sa part investi 300 millions de dirhams dans une unité de production de câblage aéronautique. L'activité sera dédiée aux fournisseurs d'Airbus, Matis, Boeing, Dassault-Aviation et Snecma.
Les services se développent aussi. Les centres d'appels, une vingtaine, emploient près de 5.000 personnes. De grandes unités de commerce se sont également installées. Côté «relooking», c'est toute la ville qui est en chantier. Plusieurs artères principales ont été rénovées, comme Patrice Lumumba, Hassan II et Allal Ben Abdellah. La place Bab El Had et l'avenue de la Victoire sont en cours de relooking.
Le volet transport n'a pas été négligé. Les autorités de Rabat veulent doter la capitale d'un transport unique et moderne avec un seul concessionnaire pour toute la région. «Le transport urbain sera concédé à une société privée ayant la capacité financière d'investir dans un transport moderne», confirme le maire de Rabat, Omar Bahraoui. La ville de Rabat aura également son tramway, qui coûtera 2,5 milliards de DH. L'avant-projet a été attribué au groupement Semaly, numéro 1 en France dans les tramways.
Côté assainissement, la région aura une nouvelle décharge moderne. La nouvelle plateforme à Oum Azza a été confiée au consortium Cgdma-Pizzoro Dragui-Somavatram.
Située à une vingtaine de kilomètres de la capitale, elle sera desservie à partir de trois centres de transfert situés à Rabat, Salé et Témara. La dépollution de Rabat sera complétée par la mise en place d'un système de collecte et de traitement des eaux usées. La Redal, filiale de Veolia Environnement Maroc, compte investir 2 milliards de dirhams dans le projet de dépollution du littoral atlantique et du Bouregreg au cours des cinq prochaines années.
Mais le seul hic à Rabat, c'est la flambée du prix de l'immobilier. Les terrains se font de plus en plus rares. Les prix du mètre carré sont supérieurs à ceux de Casablanca. Selon un agent immobilier de Rabat, la base de discussion est de 10.000 dirhams le mètre carré et peut atteindre 15.000 dirhams.
Au quartier Agdal, Il faut compter entre 8.000 et 12.000 dirhams le mètre carré pour les propositions les plus compétitives. Hay Riad est tout simplement inaccessible tant le standing a été complètement revalorisé avec l'arrivée de grandes administrations dans le quartier. Le prix du mètre carré varie entre 12.000 et 15.000 dirhams. Quant au quartier Hassan, il est plus accessible et coûte entre 8.000 à 10.000 dirhams le mètre carré. Face à cette flambée de l'immobilier, de nouvelles zones viennent
d'être ouvertes à l'urbanisation dans le but d'alléger la pression sur la ville, comme c'est le cas de la ville nouvelle Tamesna.
Rabat tente aussi de rompre avec l'habitat insalubre. Certains bidonvilles ont été démolis et leurs habitants relogés.
Pour mieux vendre l'image de Rabat, la région compte tirer profit des atouts dont elle dispose: Oudayas, Chellah, Mausolée Mohamed V et l'ancienne médina. La capitale dispose de tous les ingrédients pour se transformer en une destination touristique reconnue. Des atouts qui n'ont jamais été mis en valeur jusqu'ici.