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Une rentrée chaude pour les mis en cause dans le scandale du projet social Hassan II. La première audience de leur procès est prévue pour le 15 septembre à la Cour d'appel de Casablanca. Afilal face à ses juges
Publié dans MarocHebdo le 08 - 09 - 2006

Une rentrée chaude pour les mis en cause dans le scandale du projet social Hassan II. La première audience de leur procès est prévue pour le 15 septembre à la Cour d'appel de Casablanca.
Afilal face à ses juges
Abderrazzak Afilal n'a rien pu devant la ténacité du juge d'instruction.
Le parlementaire istiqlalien Abderrazzak Afilal est sous le coup de poursuites judicaires. Il est accusé de participation à la dilapidation de deniers publics dans le cadre du projet Hassan II pour le relogement des bidonvillois des Carrières centrales. Et ce du temps où il était président de la commune de Hay Mohammadi Aïn Sebaâ, entre 1983 et 1992.
L'ancien secrétaire général pendant plus de quarante ans de l'Union Générale des Travailleurs du Maroc (UGTM), membre du comité exécutif du parti de l'Istiqlal, n'a rien pu face à la ténacité du juge d'instruction chargé du dossier, Me Jamal Serhane. Ce dernier, et après presque un an d'enquête, a terminé son rapport en août dernier et a renvoyé les mis en cause devant la chambre criminelle de la cour d'appel de Casablanca. Une première audience est prévue pour le 15 septembre 2006.
A côté de M. Afilal, qui considère son procès comme une affaire politique visant à le museler, on retrouve un autre istiqlalien, parlementaire lui aussi. L'entrepreneur Youssef Tazi, patron de la société SET, et qui a eu en 1988 le marché portant sur les travaux de voirie et de canalisations pour le compte du projet Hassan II. Montant du marché, 10 millions de dirhams. Mais, M. Tazi, fils du dignitaire istiqlalien Abdelhaq Tazi, soutient que son entreprise a réalisé des travaux estimés à 7,2 millions de dirhams dont il n'a perçu que 5,3. Ce qui a conduit à un litige entre la commune et l'entreprise. Mais le plus important n'est pas là. M. Tazi, comme d'ailleurs M. Afilal, devra répondre des accusations de dilapidation de deniers publics. Les deux sont interdits de quitter le territoire et leurs biens et comptes bancaires ont été confisqués.
C'est Lahcen Haïrouf, ancien président de la commune de Aïn Sebaâ de 1992 à 1997, qui purge actuellement une peine de trois ans de prison après sa condamnation en avril 2006 dans le cadre de l'affaire de mauvaise gestion de Casablanca, qui, lors de l'instruction de l'affaire Slimani, a parlé de détournements ayant entaché la gestion du projet Hassan II. M. Haïrouf lui-même comparaîtra de nouveau devant les juges pour répondre des accusations de dilapidation de deniers publics dans le cadre de ce dossier. Tout comme l'entrepreneur Boujemâa El Youssefi, lui aussi déjà condamné dans l'affaire Slimani à 6 ans de prison ferme.
Des architectes et responsables de bureaux d'études sont également de la partie: il s'agit notamment de Saâd Benslimane, Abdelhaq Mahfoudi, tous deux en fuite, Sabah Bakr, Khadija Guedira, Youssef Alami Idrissi, Rachid Tazi, Saïd Lazrak, Mohamed Lahlou, Abdelaziz Mchiche Alami. Ils doivent répondre de chefs d'accusation de participation à la dilapidation de deniers publics, abus de pouvoir…
De quoi s'agit-il au fait? En 1983, sur instruction de feu SM Hassan II, une décision avait été prise pour le relogement des habitants du bidonville Carrières Centrales, relevant de la commune de Hay Mohammadi Aïn Sebaâ. Il fallait construire des habitations décentes pour les quelque 10.000 familles du célèbre bidonville. Pour avoir droit à un appartement, chaque famille a payé 100.000 dirhams sur plusieurs tranches. Mais aucune de ces familles n'a eu de logement. Leur plainte, déposée en 1996, n'a pas eu l'effet escompté. Elles attendent toujours d'être rétablies dans leurs droits.
En effet, dès son arrivée à la tête de la commune de Aïn Sebaâ, en 1992, M. Haïrouf met ledit projet en veilleuse. Pourtant, EMBA, la société bénéficiaire du marché pour la construction des immeubles où devaient être relogés les bidonvillois des Carrières Centrales, avait, à cette époque déjà, achevé la construction de trois immeubles. Boujemaâ Youssefi, le directeur d'EMBA, avait même reçu des mains de Abderrazzak Afilal un chèque de 8 millions de dirhams en guise d'avance sur les travaux.
M. Haïrouf avait demandé à l'avocat du syndicat intercommunal de procéder à la résiliation des contrats des bureaux d'études et des entreprises puisque rien n'avait été réalisé.
Quand, en 1997, Laâfora est nommé gouverneur de Aïn Sebaâ, c'est une série de décisions incompréhensibles qui commence. Le gouverneur relance le marché. C'est la COGEBA (Construction, Gestion et Bâtiment), dirigée par le duo Saïd Lazrak et Abderrazzak Benkirane, qui le remporte, suite à un appel d'offres. Elle achète les terrains à 50 dirhams le mètre carré. Mais, en contrepartie, la COGEBA s'engage à rembourser les dettes antérieures du projet, dont celle due à Youssef Tazi, estimée à 1,8 million de dirhams.
Au bout de plusieurs années, sur les 10.000 logements prévus initialement, seuls 2.121 seront construits par cette société. Ce qui n'empêchera pas la COGEBA d'empocher d'énormes sommes d'argent grâce à un crédit de 100 millions de dirhams accordé par le CIH. Elle profitera également d'un fonds d'investissement de 50 millions de dirhams avancé par la commune de Aïn Sebaâ.
Vingt ans après le lancement du projet Hassan II, la justice s'est sérieusement saisie du dossier. Même si Afilal, Tazi et les autres interjettent appel contre la décision de Me Serhane de les renvoyer devant la chambre criminelle, plus rien ne semble pouvoir arrêter la machine judiciaire