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“Eradiquer le PJD coûtera cher au Maroc”
Publié dans MarocHebdo le 06 - 02 - 2009

•Interview du leader du parti islamiste, Abdelilah Benkirane
Maroc Hebdo International: Lors de votre conférence de presse du samedi 31 janvier 2009, vous avez laissé l'impression que votre parti est victime d'une campagne de dénigrement à moins de six mois des élections communales du 12 juin. En êtes-vous convaincu ?
Abdelilah Benkirane: Convaincu?, je n'irais pas jusqu'à être aussi catégorique, puisqu'en toute sincérité je n'ai pas de preuves. Mais, tout comme mes frères de la direction du parti, disons que j'ai des doutes assez forts étant donné la concomitance de certains faits, à commencer par le communiqué du Premier ministre sur le compte d'aide en faveur de Gaza, la fuite de l'information puis la révocation du maire PJD de Meknès, le frère Boubker Belkora et, enfin, l'importance quelque peu démesurée accordée à des démissions dans certaines sections du parti, notamment à Sefrou.
Des faits qui n'ont pas de liens directs, si l'on excepte le timing…
Abdelilah Benkirane: Je n'ai pas dit qu'il y avait un lien direct, mais je dois rappeler que pour ce qui est du communiqué du Premier ministre, on ne veut pas polémiquer à ce sujet puisque cela concerne le Souverain et les initiatives royales. Et là point de débat, d'autant plus que, je le répète encore une fois, la réplique de Abbas El Fassi ne me concerne pas vraiment, puisque je n'ai jamais déclaré que le PJD a été derrière la décision royale de créer un compte d'aide aux Palestiniens de Gaza. Notre communiqué à ce sujet a d'ailleurs été très bref: nous avons précisé ce qui s'était réellement passé et regretté la médiatisation excessive faite autour de cette affaire.
J'espère que cet incident est maintenant définitivement clos.
Et l'affaire Belkora alors?
Abdelilah Benkirane: L'affaire Belkora pose problème par rapport à son timing. Je ne suis pas spécialiste de la gestion des affaires communales pour pouvoir dire ce qu'on reproche exactement au maire PJD de Meknès. Mais je peux affirmer que dès que la commission d'enquête de l'Inspection générale du ministère de l'Intérieur a dressé son rapport au mois d'août 2008, et que M. Belkora a donné ses réponses, j'ai demandé au ministre de l'Intérieur de prendre les mesures qui s'imposaient. Je lui ai textuellement dit que je n'ai pas été élu secrétaire général du parti pour défendre les intérêts personnels des élus indélicats, si tel était le cas de M. Belkora. M. Benmoussa m'a répondu au début du mois de janvier 2009 pour me dire qu'il avait bien étudié le dossier et que rien de grave n'avait été relevé au sujet de la gestion des affaires de la ville de Meknès par M. Belkora, mise à part la dérogation concernant le complexe résidentiel de l'épouse du maire. En somme, une infraction au code de l'urbanisme.
Que s'est-il passé par la suite?
Abdelilah Benkirane : Près de deux semaines après ma discussion avec M. Benmoussa, l'information sur la révocation de M. Belkora a été publiée dans certains journaux avant même que le communiqué officiel du ministère de l'Intérieur ne tombe dans la soirée du jeudi 29 janvier. Personnellement, à aucun moment je n'ai pensé qu'une irrégularité de ce genre pouvait aller jusqu'à la révocation d'un président de commune.
Au sein du parti, nous avons tous été sincèrement secoués par la nouvelle. Surtout que celle-ci intervenait quelques jours à peine après le communiqué du Premier ministre sur l'aide à destination de Gaza. Nous avons été d'autant plus surpris que la direction du Parti et M. Belkora lui-même n'ont eu de cesse de réclamer que le dossier soit remis à la justice, et ce depuis la publication du rapport de l'IGAT sur la gestion communale à Meknès.
Envisagez-vous de contester la révocation de M. Belkora?
Abdelilah Benkirane: Sur le plan juridique, l'affaire est maintenant entre les mains de la justice, comme l'a affirmé, lundi 2 janvier 2009, le ministère de l'Intérieur et on ne peut que se féliciter de cette initiative en attendant le verdict. Sur le plan de l'usage politique, nous avons fait appel au ministère de l'Intérieur pour éviter toute interprétation ou récupération politique de la révocation de M. Belkora et, s'il le faut, nous en appellerons au Souverain si jamais les choses ne s'arrangent pas.
Vous soutenez que l'on a grossi le problème des démissions des membres du PJD à Sefrou, et aujourd'hui on parle de démissions à Nador et à Casablanca. Vous pensez vraiment que cette histoire est montée de toutes pièces?
Abdelilah Benkirane: Ce dont je suis sûr, c'est que l'agence officielle Maghreb Arabe Presse a parlé de 71 démissionnaires à Sefrou or, dans toute la ville, nous n'avons pas autant de cadres et d'adhérents. Renseignement pris, neuf personnes seulement ont effectivement démissionné, et pas toutes du parti, mais du secrétariat provincial. A présent, on évoque des démissions à Nador et à Casablanca. Et c'est pour le moins normal et ordinaire qu'il y ait des mécontents partout. Pourquoi alors focaliser sur une dizaine, ou tout au plus une vingtaine de démissionnaires du Parti de la Justice et du Développement? Je trouve cela un peu fort, surtout que nous sommes en pleins préparatifs des communales de juin 2009.
Insinuez-vous que cela est orchestré pour vous barrer la route aux prochaines communales ?
Abdelilah Benkirane: Je crains qu'il en soit ainsi et je le regrette vraiment. Vous savez, l'opinion publique marocaine n'est pas dupe. Et au PJD, nous préférons le jeu politique franc aux coups bas et sournois. Cette façon de faire anti-démocratique est contreproductive et porte davantage préjudice au pays qu'au parti, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur du Maroc. C'est le message que nous cherchons à transmettre, aussi bien à l'opinion publique qu'au ministère de l'Intérieur. Quoi qu'il en soit, je crains que les ennemis du PJD ne cherchent des prétextes fallacieux pour nous empêcher à tout prix “d'être de la mise”, comme disait feu Driss Basri.
Qui sont ces ennemis dont vous parlez?
Abdelilah Benkirane: Ceux qu'on appelait dans le temps le parti clandestin, lié notamment au ministère de l'Intérieur. Ceux qui craignent la démocratie. Je n'ai pas de noms, mais ce sont des réseaux assez puissants. On connaissait leurs manières souterraines d'agir dans les années soixante ou soixante-dix, voire quatre-vingt, où monarchie et partis de gauche se confrontaient dans la lutte pour le pouvoir. Une situation que nous estimions toutefois réglée avec la charte de 1996 entre les partis politiques et les pouvoirs publics et l'ère nouvelle dont celle-ci augurait. Les législatives de 1997, relativement moins entachées que les précédentes, étaient un autre signe positif de l'abandon graduel de ces pratiques malsaines. En 2002, un autre pas en avant a été fait, mais, avec les attentats terroristes du 16 mai 2003, les “éradicateurs”, comme on les surnomme, ont repris du service, allant jusqu'à demander la dissolution de notre parti. A l'époque Fouad Ali El Himma était au ministère de l'Intérieur et voulait notre mort politique. Votre journal a été le seul qui nous a permis de nous exprimer à ce moment-là…
Tout cela est dépassé maintenant…
Abdelilah Benkirane: C'est ce que nous pensions également. Tout ceci pour vous dire qu'au PJD, nous sommes habitués à ce genre de pratiques et nous déplorons vivement d'ailleurs leur résurgence. C'est une perte gratuite de temps, d'argent et d'énergie. En 2002, nous étions obligés de ne pas présenter des candidats dans toutes les circonscriptions. Nous avons obtenu 42 sièges. En 2007, même contrainte, et 47 de nos membres ont accédé au Parlement, alors que nous espérions davantage. Il y a eu des tripatouillages, nous avons protesté comme nous avons pu. Mais pour les communales de 2009, nous n'accepterons du ministère de l'Intérieur aucun quota. Il n'y aura aucun deal là-dessus. Qu'on se le dise!
Vous comptez donc vous présenter dans toutes les circonscriptions…
Abdelilah Benkirane : Je n'ai pas dit cela, aucune formation politique d'ailleurs ne peut prétendre pouvoir couvrir toutes les circonscriptions communales. Ceci étant dit, nous présenterons 40% environ des 25.000 candidats possibles. Ce sont nos moyens qui dictent notre stratégie électorale.
Ne cherchez-vous pas par là à éviter un raz-de-marée à l'image de ce qui s'est passé en Algérie avec le Front Islamique du Salut?
Abdelilah Benkirane: Je n'aime pas faire ce genre de comparaison. Le Maroc a sa propre culture et sa propre façon de gérer ses affaires politiques. Mais je déplore qu'on cherche toujours à nous pénaliser…
Vous pensez alors que la tentation éradicatrice est toujours présente au sein du pouvoir?
Abdelilah Benkirane: Après que Fouad Ali El Himma ait quitté le ministère de l'Intérieur, nous avons cru qu'elle allait au moins s'affaiblir. Un sentiment conforté par la nomination du général Hamidou Laânigri aux Forces Auxiliaires après son départ de la DGSN. Mais, finalement, nous craignons que cette tentation éradicatrice soit plus enracinée et plus forte qu'on ne le croyait.
Mais qui a peur du PJD finalement?
Abdelilah Benkirane: Sincèrement, je ne sais pas. Toujours est-il qu'on cherche à diaboliser notre parti pour je ne sais quelle raison, surtout auprès d'une certaine élite sociale et économique essentiellement francophone, qui ne lit pas notre journal et nos publications en arabe. Mais qui entend de plus en plus parler d'un parti très apprécié par la classe moyenne, un parti qui essaye de tenir ses promesses et où la démocratie est reine. Comme l'exemple en a été donné avec le dernier congrès du PJD, où les congressistes ont pu choisir un secrétaire général en toute transparence à la place du sortant, sans la moindre contestation, fait plutôt inhabituel sur la scène politique marocaine. Bref, il faut croire que d'aucuns ont peur de notre intégrité et de notre probité…
Ce ne serait pas plutôt en raison de vos prises de position, notamment à l'égard de la monarchie?
Abdelilah Benkirane: Allons, allons!… Le PJD est un parti monarchiste viscéralement attaché à notre Roi. Et cela depuis au moins l'année 1984, lorsque notre association, qui allait par la suite donner naissance avec d'autres au PJD actuel, l'avait clairement clamé haut et fort. Il n'y a aucune ambiguïté là
dessus.
Dans ce cas, c'est votre projet sociétal rétrograde qui est en cause…
Abdelilah Benkirane: Rétrograde, c'est vous qui le dites. Nous sommes la deuxième force politique du pays en termes d'élus et la première en terme de voix. Ces dizaines de milliers de Marocains qui nous ont choisi pour les représenter n'ont pas voté pour un projet arriéré et obscurantiste, mais pour un projet réaliste et ambitieux. Nous sommes certes contre la dépravation, mais nous ne sommes pas des inquisiteurs. On n'exige pas l'interdiction de la vente d'alcool, mais sa règlementation. Loin de nous aussi le dessein de freiner le secteur du tourisme, mais nous refusons que ce dernier soit synonyme de débauche…
De la même manière, si une association d'homosexuels veut avoir l'autorisation d'exister, on s'y opposera fermement. Bref, on appelle à un meilleur respect de la société marocaine, qui, faut-il le rappeler, demeure fondamentalement musulmane, sans oublier pour autant qu'on est au 21ème siècle… En même temps, on n'oblige pas les gens à être musulmans ou pieux. Il faut cesser d'entretenir des amalgames entre notre projet sociétal et notre mode de vie privé.
Vos contacts avec l'USFP entrent-ils dans ce cadre d'ouverture?
Abdelilah Benkirane: Au PJD, nous avons toujours prôné l'ouverture, le dialogue et la concertation. Le PJD n'a pas les moyens de gouverner seul le pays. Et, depuis mon élection au poste de secrétaire général, j'ai envoyé plusieurs messages à l'USFP. Mais je n'ai malheureusement pas eu les réponses attendues. Il y a certains courants au sein de la formation socialiste qui surenchérissent en évoquant à chaque fois l'assassinat de Omar Benjelloun, que Dieu ait son âme. Ou encore nos positions jugées “arriérées” par rapport à certains festivals par exemple. Mais, malgré cela, tout comme avec le Parti de l'Istiqlal, le PJD compte bâtir d'excellents rapports avec la formation de poids qu'est le parti de Abdelouahed Radi. Ceci dit, il me semble que les éradicateurs tentent d'affaiblir et le PJD et l'USFP et veulent empêcher toute opération de rapprochement entre les deux formations. Je signale à ce sujet que le communiqué de l'USFP sur la participation du Parti Authenticité et Modernité (PAM) de Fouad Ali El Himma aux législatives partielles de septembre 2008 a été décisif.
Dans quel sens?
Abdelilah Benkirane: Dans le sens où s'il y avait des tentatives de donner un coup de pouce au PAM, elles auraient été annulées suite effectivement au communiqué de l'USFP où celui-ci appelle l'administration à la neutralité…
Vous pensez que le PAM a besoin de l'administration?
Abdelilah Benkirane: M. Ali El Himma a démarré sa carrière hors du ministère de l'Intérieur par une erreur fatale en s'attaquant au PJD dans sa première sortie à la télévision. Pourquoi? On n'en sait rien. Par la suite, M. Ali El Himma a créé le Mouvement pour tous les Démocrates puis le PAM. Mais, à ce jour, l'association n'existe pratiquement pas sur le terrain en tant que telle, et le parti a connu le sort non enviable que l'on sait avec les départs de chefs de partis coalisés. Aujourd'hui, je pense que l'on va assister à la création d'un nouveau PAM. Parce qu'il faut reconnaître à M. El Himma sa capacité de production de projets porteurs et innovants. Mais le vieux PAM, c'est fini. Quant à M. Ali El Himma, il ambitionne toujours d'avoir une influence et un droit de regard sur la vie politique, et s'il y a quelqu'un qui peut se réjouir des difficultés actuelles du PJD, c'est bien lui. Cela sans aller jusqu'à dire qu'il y est pour beaucoup.
Vous accusez pratiquement tout le monde, mais est-ce que le PJD peut véritablement être considéré comme un parti stabilisateur?
Abdelilah Benkirane: Absolument. Nous avons été pour beaucoup dans la lutte antiterroriste. Nous sommes un parti qui sert la patrie et la monarchie. Ce sont des convictions profondes, et non des gages de garantie comme veulent les présenter certains. C'est grâce aux mouvements islamistes marocains, avec en tête le PJD, que la vague terroriste qui a frappé l'Algérie n'a pas déferlé sur le Maroc. Dans ce sens, éradiquer le PJD coûtera cher au pays. Nous sommes là pour la stabilité du Maroc, pour son développement et pour encadrer la population. C'est notre raison d'être