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M. Chafiki: “L'industrie agro-alimentaire est fragile” entretien. L'agro-industrie ne tire pas pleinement profit de toutes ses potentialités de production et d'exportation. Explications de Mohammed Chafiki, directeur des Etudes et des Prévisions
Publié dans MarocHebdo le 10 - 12 - 2010

Chafiki: “L'industrie agro-alimentaire est fragile”
entretien. L'agro-industrie ne tire pas pleinement profit de toutes ses potentialités de production et d'exportation. Explications de Mohammed Chafiki, directeur des Etudes et des Prévisions financières (DEPF) au ministère des Finances.
Maroc Hebdo International: Quelles sont les faiblesses qui caractérisent l'industrie agroalimentaire?
Mohammed Chafiki: L'industrie agro-alimentaire nationale (IAA), d'après l'étude de la DEPF, souffre d'un ensemble de fragilités qui handicapent son développement et sa compétitivité dans une région marquée par une forte concurrence (Espagne, France, Turquie, Tunisie…). On peut citer les faibles taux d'investissement et le retard technologique dû à la faiblesse des structures financières des entreprises qui sont pour la plupart largement sous-capitalisées et très endettées eu égard à la dominance des PME, qui représentent 95% du tissu de la filière agroalimentaire. Par ailleurs, le faible taux d'investissement -4% par rapport au chiffre d'affaires- est dû essentiellement à un manque de visibilité des opérateurs.
Ces faiblesses font-elles perdre aux entreprises du secteur leur compétitivité sur les marchés extérieurs?
Mohammed Chafiki: Une grande partie des produits exportés est de faible valeur ajoutée. Notre industrie est de plus en plus orientée vers une tendance à l'enclavement et non dans le sens d'une domestication ascendante de la valeur ajoutée. D'où une tendance à la perte de compétitivité non seulement sur les marchés extérieurs, mais aussi au niveau du marché domestique. Certes, les pratiques protectionnistes de l'Union Européenne ont contribué à cette situation. Mais la faiblesse de la qualité de nos produits, le niveau relativement élevé de nos coûts de production ainsi que l'incapacité d'innovation des produits et des marchés sont à retenir. Contribuent à cette situation les difficultés d'approvisionnement en matières premières agricoles, la faiblesse de la demande solvable, les problèmes de financement et particulièrement pour les PME, le coût élevé du transport, de l'emballage et de l'énergie et la faiblesse de la recherche.
Pouvez-vous nous parler de la stratégie de redressement du secteur?
Mohammed Chafiki: Le Maroc a prévu un ensemble de mesures dans le cadre de la stratégie du Plan Maroc vert (PMV), la stratégie de développement et de promotion des exportations et la stratégie du Pacte national pour l'Emergence industrielle. Cela va du développement des filières à fort potentiel à l'export, à l'accompagnement des petits agriculteurs et des opérateurs de l'agro-industrie en termes de commercialisation, de marketing, mais aussi sur le plan de l'investissement par la création de fonds spécialisés et dédiés en passant par les plans d'agrégation du Plan Maroc vert… Sans oublier le Programme de formation adaptée au secteur et le réseau d'agropoles sur lequel on s'appuie pour la mise en œuvre du plan d'action.
Cette stratégie permettra-t-elle aux opérateurs nationaux de tirer profit des accords de libre-échange?
Mohammed Chafiki: La recherche de nouveaux débouchés pour le secteur constitue un des axes majeurs de la nouvelle stratégie du commerce extérieur. En outre, le Pacte national pour l'Emergence industrielle (PNEI) va permettre de cordonner les actions de l'Etat et des opérateurs économiques pour bâtir un secteur industriel fort et créer un cercle vertueux de croissance, mais aussi améliorer la compétitivité à travers la mise en place du plan de développement des filières à fort potentiel à l'export.