Photo d'illustration / Ph. MAXPPP ‹ › Depuis le 1er janvier 2026, les conditions pour l'obtention d'une carte de séjour de longue durée ou de naturalisation se durcissent pour les ressortissants non européens. Ces changements s'inscrivent dans le cadre de la loi du 26 janvier 2024, qui exige un niveau plus élevé de maîtrise de la langue française. Ces dispositions remplacent notamment le nombre d'heures de formation par une obligation de résultat à l'examen officiel de compétences (TCF/TEF/DELF). Ainsi, la demande de naturalisation exige le niveau de maîtrise B2 au lieu de B1. La carte de séjour pluriannuelle nécessitera au minimum le niveau A2, tandis que la carte de résident exigera le niveau B1 au lieu de A2. Outre l'examen civique, une circulaire datée du 2 mai 2025 durcit les conditions de naturalisation exigeant un emploi stable. Celui-ci doit correspondre à un contrat à durée indéterminée (CDI) depuis au moins un an, ou un contrat à durée déterminée (CDD) couvrant deux ans consécutifs à la date d'examen du dossier. Le demandeur doit également justifier de ressources «stables et suffisantes», correspondant au moins à un SMIC majoritairement d'origine française. «Les personnes dont les revenus proviennent majoritairement de prestations sociales ou de l'étranger sont considérées comme ne remplissant pas les critères d'insertion professionnelle», rapporte RFI. Migration : Le durcissement des tests de langue fait débat en France L'administration prévoit toutefois des aménagements ou des dispenses pour l'évaluation linguistique en cas de problèmes de santé. Cependant, aucune exception générale liée à l'âge n'est envisagée. Ces critères font débat, car en se rapprochant des conditions d'admission des étrangers à l'université, notamment pour la naturalisation, ils excluent un nombre important de futurs demandeurs qui remplissent les conditions minimales avant ces amendements. Dans ce contexte, RFI rappelle que depuis le 1er juillet 2025, les cours de français destinés aux primo-demandeurs sont principalement dématérialisés via la plateforme Frello. En signe de contestation, «la Cimade, le Secours catholique-Caritas France et la Fédération des centres sociaux et socioculturels ont saisi la justice». Article modifié le 02/01/2026 à 11h56