DR ‹ › L'un des accusés dans l'affaire du tunnel de trafic de drogue entre Ceuta et le Maroc a affirmé l'implication de certains membres de la Garde civile espagnole au port de Ceuta. Selon ces déclarations, ces agents facilitaient depuis des années l'acheminement de stupefiants du Maroc vers l'Espagne, en lien avec les réseaux de contrebande organisés. Lors de sa comparution devant le tribunal, l'accusé a admis être impliqué dans le transport de 1 397 kilogrammes de haschisch. Il a ajouté qu'il percevait entre 3 000 et 4 000 euros pour des missions de surveillance et de transport. Cette mission lui aurait été confiée par le frère d'un député du parlement de Ceuta, considéré comme le cerveau de ce trafic. Ce dernier est également impliqué dans l'affaire et libéré sous caution. Dans le cadre de l'«Opération Hadès», les autorités enquêtent sur quatre membres de la Garde civile, suspectés d'avoir facilité le passage des cargaisons et divulgué des informations sensibles en échange de sommes pouvant atteindre 12 000 euros. L'accusé a affirmé que la présence d'agents corrompus au port était de célébrité notoire. Les investigations menées en mars 2025 ont permis de découvrir un tunnel secret de 50 mètres de long et de 12 mètres de profondeur, caché dans un entrepôt de la zone industrielle de «Tarajal». Utilisé depuis plus d'une décennie pour le trafic de drogue, ce tunnel s'étendait jusqu'au côté marocain. Les autorités espagnoles poursuivent leur enquête sur cette affaire pour trafic de drogue, appartenance à une organisation criminelle et corruption, afin de traduire les responsables devant la justice.