DR ‹ › Le Parlement marocain a vivement réagi à la perte de la présidence du Parlement panafricain, remportée par un candidat algérien, en dénonçant un processus électoral «entaché de graves irrégularités». Dans un communiqué, l'institution affirme que les réunions du groupe nord-africain, tenues en marge de la session, ont été marquées par des violations des règles, notamment l'imposition d'une procédure de vote «sans base légale» et des ingérences dans leur déroulement. Rabat pointe également un «précédent dangereux», évoquant le déploiement d'agents de sécurité privée pour influencer les discussions et orienter les décisions. Le Maroc perd la présidence du Parlement panafricain face au candidat de l'Algérie Selon la même source, plusieurs anomalies auraient affecté le scrutin, dont des incohérences dans le décompte des voix, un dépassement du temps réglementaire et l'adoption de décisions en dehors des procédures établies. Des éléments qui, selon le Parlement marocain, remettent en cause la légitimité des résultats. La délégation marocaine indique avoir saisi la Commission de l'Union africaine ainsi que son conseiller juridique, appelant à une intervention pour faire respecter les règles de l'organisation. Elle annonce par ailleurs rejeter les conclusions du processus et boycotter les suites de cette procédure. Ce nouvel épisode illustre les tensions persistantes entre Rabat et Alger au sein des instances africaines, où les équilibres politiques restent fortement disputés. Aucune réaction officielle n'avait été communiquée, à ce stade, ni par les autorités algériennes ni par l'Union africaine.