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Borges et le mythe de l'écriture
1001 feuilles
Publié dans Albayane le 19 - 08 - 2013


1001 feuilles
Parlons de Jorge Luis Borges, cela nous mène à enter dans un univers magique où le livre prend son existence double. Le livre lui-même et son ombre qui le reflète dans les miroirs de la lecture. Le livre qui n'a pas de commencement, et qui n'as aussi de fin. Car lire les écritures de ce grand écrivain universel ne veut rien dire sans les relire au moins une deuxième fois pour pouvoir les comprendre, et saisir bien leur signification profonde, mais fuyante aussi .Car selon Borges «Ce qui importe ce n'est pas de lire mais de relire».
Lire Borges alors est une aventure littéraire et culturelle en même temps.
Une aventure littéraire parce que cet écrivain n'écrit pas comme les autres .Mais il écrit avec son propre style. Un style qui fait éloge de ces autres même, ou au moins qui fait éloge de leurs écritures. Surtout bien sûr si ces autres étaient parmi les grands écrivains morts .Les grands écrivains qui appartiennent au passé. Les grands écrivains qui devenaient des mythes littéraires ou presque, comme Cervantès, Shakespeare, Dante, et bien autres.
Et une aventure culturelle, parce que le monde qui a pu créer dans le domaine de la littéraire est un monde qui dépasse les limites de l'écriture littéraire, et qui entre avec fierté dans le domaine de la pensée humaine avec toutes ses richesses philosophiques, artistiques, anthropologiques, mythologiques, et ainsi de suite.
De la sorte, Borges a pu écrire presque dans tous les genres littéraires sauf dans le genre du roman. Car le roman pour lui était un genre qui peut laisser le lecteur s'identifier avec le héros, et même le pousser à cette identification .Ce qui rend le lecteur un lecteur passif qui ne fait aucune distance entre ce qui est réel et ce qui imaginaire. Tandis que dans la littérature ce qui est important c'est de faire rêver le lecteur et de le faire plonger dans un monde de labyrinthes.
Ainsi, Fasciné par les mots et leur magie, Borges essaie, depuis d'ailleurs son enfance, de devenir un écrivain. Et il n'a jamais cessé de déclarer ce désir et cette passion à sa famille. Car le monde de l'écriture était, pour lui, le monde réel où il peut réaliser tous ses rêves.
C'est pour cela que Borges n'a jamais pu s'éloigner du monde des livres .De ce fait, il a pu lire tant de livres. Livre après livre. En pensant même que le paradis lui-même ne peut qu'être une sorte de bibliothèque magique où les livres trouvent leur vie éternelle. Il dit à propos de cela : «J'ai toujours imaginé le paradis comme une sorte de bibliothèque».
En lisant ses fameux livres «Le livre de sable», «Fictions», «L'Aleph», «L'auteur et autres textes», «Enquête», « Eloge de l'ombre », et bien autres, le lecteur, passionné de littérature, ressent qu'il est entré dans un univers de labyrinthes et de miroirs. Un univers où les mots ne possèdent pas un seul sens ou une seule signification , mais un univers plein de métaphores, plein de symboles, plein de paraboles, plein de mystiques. Un univers où la bibliothèque de Babel existait, et qui existe toujours.


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