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Noèse
Publié dans Albayane le 10 - 12 - 2014

Aller à l'essentiel sans pour autant négliger ou ne pas reconnaître ce qui ne l'est pas, est une qualité qui n'est pas démocratiquement partagée chez l'humain. Les personnes qui arrivent à cette maitrise des faits, opérant le choix entre la bonne graine et l'ivraie, arrivent à marquer leur entourage, que celui-ci soit proche ou lointain. Parfois dans le silence ou sans fioritures dans le discours, l'idée est prise de la réalité vécue, celle qui se situe entre la nécessité et le risque. L'habileté alors, est de répondre à la première sans soulever le second. Rationnelle et intelligente, l'idée inscrit l'action dans l'histoire, loin de l'opportunisme narcissique et/ou de la précipitation nihiliste.
L'idée est alors force, elle constitue le ciment de celles et de ceux qui la portent et les rendent solidaires. Si elles sont portées par les hommes, les idées ne leurs sont pas rattachées. Elles persistent à la disparition de celles ou de ceux, parmi les hommes, qui les ont développées. Et plus elles sont fortes, vraies et déterminantes dans la vie, plus la personne humaine qui a eue le privilège de leur initiation sera universellement reconnue. De par son idée, cette personne vivra après sa mort et continuera à bénéficier des louanges de ses semblables sans avoir à supporter leurs jalousies. L'idée suscite le débat. C'est à ce moment qu'elle s'illumine et transforme les esprits. Dans sa clarté, elle met à nu la vérité par laquelle sa gestation s'est effectuée et balaie par sa simplicité les contrevérités qui cherchent désespérément à s'y opposer. Les alternatives au dogmatisme immobile deviennent espoirs et les possibilités du changement positif se réalisent sans les bouleversements de la rupture violente et destructrice. La confrontation des idées est un indicateur de la capacité de la société à dépasser ses approches conflictuelles dans une vigilance où la compréhension à l'encontre du rapport des forces conjoncturel n'est pas exclue. La certitude d'avoir raison est assassine. Elle conduit au totalitarisme et au culte de la personnalité. Elle donne l'illusion d'être et justifie la dissimulation de la réalité dans un comportement panurge alimenté par ses propres craintes. L'idée conduit la pratique et reflète la personnalité de celui ou de celle qui préside à sa fonctionnalité. La superficialité de l'idée et celle que l'on peut avoir faussement de soi conduisent à vider l'idée de son essence. Sa dérivée produit alors l'arrivisme et se nourrit de l'esprit de cabale. L'atavisme bestial prend le pas sur le discernement et soûle le prétendant, éternel Iznogoud qui ne sera jamais celui par qui l'idée fût. Telle la fin de la grenouille de la fable qui voulait devenir aussi grosse que le bœuf, son mensonge et sa personne se dissiperont dans la réalité cohérente des faits. Si «le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages» et que «tout marquis veut avoir des pages» ; il est clair que les Marocaines et les Marocains arrivent à distinguer parmi leur élite, aussi pauvre soit-elle, les probes et les dépravés. Se trompent celles et ceux qui, infidèles à leur démarche et aux idées qui les ont portés, croient aux brailleurs de leur cour qui vivent de leur générosité. Il en est ainsi de la misère de la politique où l'appropriation d'une position sociale prédomine l'idée, celle qui donne à la politique ses valeurs; et par l'action réalise ses objectifs pour l'émancipation et l'épanouissement de la personne humaine et son bienêtre. Le clair-obscur de la société marocaine auquel s'ajoute celui des nombreuses transitions et mises à niveau fait que les envergures politiques se ressemblent toutes. Effets de lumière, d'ombre et de perspective qui rendent le charisme à niveau du marché d'orviétan. Les Marocaines et les Marocains reconnaîtront les leurs, vivants ou morts; car «Il est parmi les croyants des hommes sincères dans leur engagement envers Allah. Certains d'entre eux ont atteint leur fin et d'autres attendent encore; et ils n'ont varié aucunement dans leur engagement».

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