Ahmed Ouayach, président de la Comader : « La filière laitière est au bord du sinistre »    Mondial 2018 : l'Uruguay finit en tête du groupe A    Maroc-Portugal : récit d'un voyage    Fondation Mohammed VI : 21 plages reçoivent le Pavillon Bleu    Consécration pour le docteur Akiki    Huit recommandations pour sauver le système    Maroc-Espagne : Comment soigner sa sortie    DGSN: Arrestation d'un individu soupçonné d'avoir menacé de mort une chanteuse arabe    Quand art et football font bon ménage    Le Festival International du Film de Marrakech se renouvèle pour rayonner davantage    « Présence des sens et de l'esprit », de Abderazak Razak    Mamoudou Gassama collectionne les récompenses (vidéo)    Réunion autour de la Plateforme africaine des villes propres    Trump plaide pour l'expulsion immédiate des clandestins sans procès    Amazon et Alibaba retirent les produits dangereux de leur site    Travail des enfants : Halte à l'exploitation des mineurs    Flash hebdomadaire    Le « climat de terreur » à Tindouf dénoncé au Chili    Mondial 2018: Les Lions face la Roja, pour l'honneur    Mohammed VI écrit à l'Emir du Qatar    Maroc-France: Sécurité et coopération économique mobilisent les parlementaires    Le Conseil national de la presse : Au boulot !    La plus «Maâlema» des fêtes de la musique !    Lalla Hasnaa donne le coup d'envoi du Festival des musiques sacrées du monde    Engrais qualifiés de non-conformes: OCP Kenya dénonce des accusations infondées    Turquie: Erdogan réélu dès le premier tour pour un nouveau mandat    Réunion décisive à Rabat contre Daech    El Ouafi : « le gouvernement engagé à réussir la Stratégie nationale »    Un plan américain pour limiter les investissements chinois dans les technologies    Festival Gnaoua 2018: La dynamique des sociétés en matière d'égalité en clôture du Forum des droits de l'Homme    Lions de l'Atlas : Finir en beauté    Soyons sérieux !    Michel Onfray : «Les peuples européens ne veulent plus l'Etat maastrichien»    Il fait l'actu : Moulay Hicham El Kadiri Boutchich, nouveau Country Manager Maroc de Oman Air    Refonte globale du concours d'accès au cycle normal    Le portugais Simoldes opte finalement pour Kénitra    Commerce extérieur : La Banque populaire lance le service de paiement en ligne «[email protected]»    Le Maroc élu président du Réseau des Ecoles nationales d'administration d'Afrique    Edito : Violence    187.138 candidats décrochent leur baccalauréat au titre de la session de juin    Permis de conduire : Boulif dément la durée de la formation fixée à 6 mois    Mawazine 2018: Ambiance pop rock à la sauce Babylone au Théâtre national Mohammed V    Point de vue : Ces moments volés au temps    Victoire du boxeur Ahmed El Mousaoui face au Russe Evchenko    OCP victime collatérale d'un étrange imbroglio au Kenya    Violence scolaire: La recette El Othmani    El Othmani : Le Maroc s'engage à réaliser les Objectifs de Développement Durable    Election du conseil national de la presse    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





La dette pénalise la capacité bénéficiaire de l'ONCF
Publié dans Albayane le 22 - 10 - 2017

Si son résultat d'exploitation consolidé est passé dans le vert au premier semestre 2017, l'ONCF souffre toujours d'une dette colossale et d'une perte nette importante.
L'Office national des chemins de fer (ONCF) a fait passer son résultat d'exploitation de -38,2 millions de DH à fin décembre 2016 à 87,4 millions de DH à fin juin 2017. Cette performance s'explique par une hausse des revenus consolidés de 1,8% à 2,25 milliards de DH. Aussi, le ratio achats et charges externes sur les produits d'exploitation s'est amélioré de 450 points de base à 43,2%. De même, les charges de personnel et les dotations d'exploitation ont reculé de respectivement de 1,8% et de 2,2%.
Toutefois, les bénéfices de l'ONCF se sont maintenus dans le rouge à -461 millions de DH à fin juin 2017 contre -452 millions de DH à fin décembre 2016. En effet, la question de retour des résultats de l'ONCF dans le vert passe impérativement par un désendettement significatif. Il est à souligner, à ce titre, que la dette nette du premier semestre a atteint 34,1 milliards de DH, en hausse de 5,6% sur un semestre. Ce niveau représente 128% des fonds propres. Aussi, l'ONCF détient dans son actif un crédit de TVA de 3,8 milliards de DH difficilement récupérable. Une telle dette est plutôt insoutenable, l'ONCF devant être certainement recapitalisée ou recourir au partenariat public-privé (PPP) en vue de refinancer certains investissements plutôt que multiplier les prêts.
Pour rappel, l'Agence française de développement (AFD) vient d'accorder à l'ONCF un nouveau prêt de 80 millions d'euros pour financer la dernière tranche du projet de la Ligne à grande vitesse (LGV) Tanger-Casablanca. Ce n'est pas la première fois que l'AFD accorde un prêt de ce genre. En 2011, elle avait accordé un premier financement d'un montant de 220 millions d'euros à l'ONCF pour la réalisation du projet de la LGV. De même, la Banque africaine de développement (BAD) avait approuvé, en 2016, un prêt de 112,3 millions de dollars en faveur du Maroc afin de renforcer les infrastructures ferroviaires sur l'axe Tanger–Casablanca–Marrakech. Aussi, en 2010, un prêt de 396 millions de dollars avaient était accordé par la BAD pour moderniser d'autres tronçons de l'axe TangerCasablancaMarrakech, un projet actuellement en cours d'achèvement.
Il est à signaler que l'ONCF doit investir près de 24 milliards de DH sur la période 2015-2017, dont 11,2 milliards de DH pour le TGV. Outre le TGV, l'ONCF compte entre autres poursuivre les travaux de réalisation des projets d'augmentation de la capacité de la ligne ferroviaire CasablancaKénitra (Triplement de la voie) et la poursuite de la deuxième phase du projet de doublement complet de ligne ferroviaire SettatMarrakech dont la première phase est achevée. De même, les projets de grandes gares devraient mobiliser 1,5 milliard de DH avec des projets touristiques pour 500 millions de DH.
Evidemment, ce volume d'investissement répond à l'augmentation rapide de la demande de transport au cours des dernières années. Toutefois, au niveau financier, un risque de surinvestissement paraît significatif surtout que l'endettement est appelé à croître en aggravant la charge financière. D'ailleurs, la charge financière nette absorbe 74% de l'EBITDA, sachant qu'en plus des charges d'intérêts, l'ONCF a supporté en comptes sociaux, des dotations financières de 151 millions de DH, probablement en raison de la dette libellée en devises.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.