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Abderrahim Bourkia : «Impliquer les agents de la socialisation»
Publié dans Albayane le 20 - 04 - 2010

Abderrahim Bourkia, est chercheur en sociologie et prépare une thèse de doctorat sur «Le supportérisme comme un aspect de la violence urbaine à Casablanca. » Pour lui, la violence s'inscrit dans une logique complexe. A la fois psychologique, et aussi sociale. Lutter contre une telle situation, nécessite, selon lui, une implication qui doit concerner tous les agents de la socialisation : famille, école, associations de la société civile.
Al-Bayane : Chaque fois qu'il y a un match opposant les équipes du Wydad et du Raja, la violence et le hooliganisme refont surface, comment expliquez-vous un tel phénomène ?
Abderrahim Bourkia : Je précise que ce phénomène n'est point la règle. En fait, la violence s'inscrit dans une logique complexe, a la fois psychologique et sociale. L'aspect psychologique se manifeste quand le supporter est en quête de dégager des ondes négatives, surtout après un mauvais résultat enregistré par son équipe préféré. Quant à l'aspect social, c'est quand l'individu veut exprimer un désir, ou la rage de paraître et d'exister parmi les autres. C'est-à-dire qu'il est en quête d'une reconnaissance auprès de la société. Je souligne qu'il faut se départir des préjugés et jugements de valeurs péjoratives envers ces jeunes. Les groupes des jeunes supporters veulent se montrer plus dévoués envers leurs équipes, et ce on les supportant acharnement. Malheureusement, parfois ces derniers sont infiltrés par des voyous, qui ont une influence sur le groupe, en l'impliquant dans des actes non sportifs. Ils se comptent sur les doigts. Ils dépassent à peine 2 ou 3 personnes dans un groupe constitué de 17 personnes. En paraphrasant Durkheim, il s'agit là d'un phénomène d'imitation
Quelles sont les caractéristiques sociologiques de ces groupes ?
Ce sont des groupes qui sont en quête d'une construction d'identité. Et ce n'est qu'à travers «le supportérisme» qu'ils affichent leur identité. En effet, on peut considérer ce dernier comme moyen d'expression. Cependant, ils ne sont pas potentiellement dangereux. Ils veulent uniquement manifester leur exclusion, voire leur marginalisation de la part de la société et également des pouvoirs publics. Qui plus est, le «supportérisme» est considéré comme un mode de vie, et une appartenance à un groupe formant une identité collective.
Je tiens à souligner qu'un un match de football met à l'épreuve l'homogénéité de notre société dans la mesure où les deux équipes apparaissent comme le reflet de la population dont elles sont le porte-étendard. Une population composée de jeunes qui s'identifient aux équipes, aux joueurs et qui sont souvent en proie à de vives inquiétudes ainsi qu'à d'énormes frustrations. Parmi ces jeunes supporters figurent les drogués et les délinquants qui consomment les stupéfiants et qui cherchent à semer le désordre. On peut facilement identifier le criminel du supporter.
Et alors comment se déclenchent les confrontations entre les groupes ?
Par exemple, il suffit seulement qu'une altercation se déclenche entre un Rajaoui et un Wydadi que tous les autres membres adhérent à cet accrochage. Sociologiquement parlant, les jeunes affichent dans un tel cas de figure une solidarité mécanique.
Qui est le responsable de cette situation ?
On peut expliquer cela par la démission des institutions et des pouvoirs publics en matière d'encadrement. Le monde des ultra pourrait remplir cette fonction. Ces derniers investissent leurs temps et leur argent pour mener à bien une telle tâche. Mais, cela n'est nullement suffisant. Pour expliquer plus, l'inscription dans le monde des ultras est un moyen d'évasion et d'exutoire face aux incertitudes sociétales pour la plupart de ces jeunes. Le stade reste le seul espace où l'explosion de ces émotions est plus ou moins «tolérée». Un match de foot offre également dans un raccourci de 90 min des moments d'émotion qui permettent le défoulement: joie, tristesse, haine, pleurs.
Qu'est-ce qui doit être fait pour éviter de tels comportements ?
Il faut aller en profondeur et impliquer tous les agents de la socialisation : famille, école, associations de la société civile. Il faut également veiller à créer des espaces de sports et de loisirs pour ces jeunes


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