La CNDP plaide pour une digitalisation réfléchie    Loi de Finances: Les doléances de la FMF    Conseil de la concurrence: 50% des décisions et avis portent sur les concentrations    Yamed Capital livre les premières villas du projet Terre Océane    Paris: Le défilé du 14 juillet tenu en format réduit    Covid19: Plus de 16.000 cas au Maroc    Covid-19: Ait Taleb prévient contre le relâchement    ENCG, ENSA, médecine... encore plus de places à prendre!    Maroc: report des festivités de la fête du Trône    Condoléances du roi Mohammed VI à la famille de feu Ibrahim Aboubakr Harakat    Driss Lachguar se réunit avec les jeunesses de partis politiques    Netflix dévoile les coulisses du tournage de "The Old Guard" à Marrakech    Nouveau programme de diffusion de longs métrages marocains sur le site web du CCM    La famille Travolta en deuil    Retour sur six années de procédure    Les canoë-kayaks reprennent de plus belle au Bouregreg    Stage de l'EN de futsal au Complexe Mohammed VI de football    La demande intérieure devrait baisser de 4% cette année    La santé numérique, une solution pertinente aux défis du système de soins    Mohamed Benabdelkader : L'ouverture de la profession d'adoul à la gente féminine consacre le choix démocratique du Royaume    Le Maroc reconduit à la vice-présidence du comité exécutif du Centre Nord-Sud    Tenue de 362 procès à distance en moins d'une semaine    La Turquie et le monde arabe    Le WWF appelle les pays méditerranéens à lutter effectivement contre la pêche illégale des requins et des raies    Du sang neuf à SG Maroc    Le café maure de la Kasbah des Oudayas rasé    Serie A: l'Inter Milan se positionne derrière la Juventus    Premier League: Manchester United cale face à Southampton    Liga: le Real Madrid se rapproche du sacre    Ouverture partielle des frontières : la croix et la bannière pour les MRE    L'émergence du cinéma digital    US Round Up du mardi 14 juillet – Déficit budgétaire, Angelina Jolie, Tyler Goodspeed, Ecoles, US coronavirus    Amnesty. Première gifle de Tel Aviv    Le SG du PPS reçoit les dirigeants des Jeunesses des partis politiques représentés au parlement    Wachma chante « Tay Tay » avec Madara    Vague de chaleur à partir de mercredi au Maroc: les villes concernées (Alerte météo)    Présidentielles Polonaises: Réélection d'Andrzej Duda    Cyclisme : Les coureurs retrouveront bientôt le peloton    Nouvelle rencontre réussie du président de l'ANME avec le ministre Othmane El Ferdaous    Air Arabia Maroc lance son programme de vols spéciaux    Remaniement ministériel en Tunisie    Madame Erdogan et son sac à 50.000 dollars    Foot. Le Real se rapproche du titre    Tanger en état d'alerte    Impact Covid-19 – Tourisme : Le plan de relance en Conseil de gouvernement    Premières élections régionales en Espagne depuis la pandémie    Jim Ratcliffe, le milliardaire britannique qui veut s'offrir l'usine Daimler de Moselle    Un artiste charismatique s'en va    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





«Un roman qui prend son temps, mais sans manquer de vitesse»
Publié dans Albayane le 28 - 05 - 2020


«Adam Bofary» de Jean Zaganiaris. Ed Onze, 2020
Par Mamoun Lahbabi
Après un détour par un recueil de chroniques, «Parlez-moi de littérature», Jean Zaganiaris revient avec un troisième roman qui a pour décor Marrakech : «Adam Bofary».
Retour sur ce roman qui, d'emblée, lance un clin d'œil à la grand-œuvre de Flaubert. Dans ce roman truculent, chevillé au réel, Jean Zaganiaris nous rappelle une nouvelle fois ses capacités d'immersion dans les arcanes de la société. Il est vrai qu'il dispose d'atouts dont l'écrivain est toujours friand : l'analyse sociologique et le regard philosophique.
«Adam Bofary» est un roman qui prend son temps, mais toutefois sans jamais manquer de vitesse. Au fil des pages, qui sont une plongée dans la ville de Marrakech -avec certes de petites escapades-, il reste compact en dépit des événements qui l'agitent. Car l'auteur est un inventeur insatiable de situations, qui ose défier les idées reçues et les partis-pris afin de mieux sonder les mécanismes sociaux et psychologiques.
Jean Zaganiaris n'est pas avare de mots. Plume aux doigts, il crée un univers dont nous apprécions la fréquentation à partir des premières pages, et jusqu'aux dernières. Il écrit comme s'il écoutait une voix, et son écriture semble émerger d'une longue nuit de réflexion où se croisent tous les sentiments : la solitude, la passion, la générosité, l'amitié, la compassion, l'amour. «Adam Bofary» est tout cela à la fois.
Le lecteur aura alors tout loisir de partager ces sentiments à travers des personnages si attachants qu'ils donnent envie d'une rencontre concrète.
«Une larme coula silencieusement sur la joue d'Adam, celle que Maria ne pouvait voir en conduisant. La souffrance est devenue une maladie honteuse aujourd'hui. Nous vivons dans un monde marqué par l'efficacité et la quête des performances», écrit l'auteur.
Jean Zaganiaris n'échappe pas à sa condition ontologique qui est d'être un écrivain qui marche toujours sur le fil du roman sans perdre le sens de la réalité. C'est un auteur serein qui ne se départit aucunement de la quiétude nécessaire au récit de la vie dans ses versants heureux ou douloureux.
A travers toute son œuvre, qui visite l'essai, la chronique littéraire et le roman, Jean Zaganiaris nous rappelle à chaque fois que son écriture, éprise autant d'efficacité que d'esthétique, est une aventure dans la littérature.
Mais une aventure dont la principale préoccupation est l'Homme. «Etre humain est une conquête, pas un fait naturel», disait Platon.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.