Le Conseil de gouvernement adopte un projet de décret fixant les indemnités versés aux magistrats hors grade    Nomination : Chadi Chemaly à la tête du Fairmont Royal Palm Marrakech    BVC : la confiance envers les actions à un plus haut    SM le Roi, Amir Al-Mouminine, accomplit la prière de l'Aïd Al-Fitr    Soutien des Etats-Unis «au droit d'Israël à se défendre»    Serie A: AC Milan cartonne, la Juve entretient l'espoir    RSB-RCAZ (2-0) : Lahouasseli responsable deux fois !    RCA-FUS (1-1) : Le Fath s'offre un nul in extremis !    ASFAR-MAS (3-2) : Une belle remontada face à une amère désillusion !    Conseil de gouvernement: adoption d'un projet de loi portant création de l'Agence nationale des eaux et forêts    CMC: La campagne de vaccination a apporté un grand bol d'air au climat des affaires    Météo/Maroc: temps généralement stable ce jeudi 13 mai    M'diq-Fnideq: Madaëf soutient les porteurs de projets touristiques    Botola: Remontada de l'AS FAR face au MAS    Botola: le Raja accroché (1-1) par le FUS (Vidéo)    Message de Mahmoud Abbas au roi Mohammed VI    Des couleurs à retrouver pour la couture traditionnelle    M'Barek Bouderka relate l'histoire étonnante d'un jeune résistant (VIDEO)    Le Gabon veut intégrer le Commonwealth    Baccalauréat 2021: Le MEN publie les cadres de référence actualisés des examens certifiants    Agadir: la veille de l'Aid, les autorités mobilisées pour le respect des mesures préventives (Photo)    Aïd Al-Fitr au Maroc: un virologue craint un « remake » du scénario de l'Aïd Al-Adha    Lions de l'Atlas : Le Maroc affrontera le Ghana et le Burkina Faso en amical    Laâyoune: La désalinisation pour assurer l'essor de la région    Streaming musical: Spotify améliore les options de partage pour les réseaux sociaux    Aïd Al Fitr: Grâce royale au profit de 810 personnes    Le Maroc place la question palestinienne au même rang que sa cause nationale (El Otmani)    Conseil de gouvernement : adoption d'un projet de loi portant création de l'Agence nationale des eaux et forêts    «Aywad»: un hymne à la vie    Covid-19: maintien du couvre-feu de 20h à 6h durant les jours de l'aid el fitr    Le PPS condamne l'agression contre la Palestine    Covid-19 / Maroc : La situation épidémiologique au 12 mai 2021 à 16H00    Journée internationale des musées : ouverture exceptionnelle et gratuite des musées affiliés à la FNM    Amrani: Modeste jusqu'au bout du pinceau    Affaire Brahim Ghali : un appel urgent exhorte la justice espagnole à mettre fin à l'impunité    Marché des changes (3-7 mai): l'écart de liquidité à son plus bas historique    D'un patrimoine immatériel à un écosystème générateur d'emplois et de richesse    Aid El Fitr 2021: voici la date de la fin du Ramadan au Maroc    CMC : la campagne de vaccination a apporté un grand bol d'air au climat des affaires    UEFA: enquête disciplinaire contre le Real, le Barça et la Juve    Tan-Tan : saisie de 6,5 tonnes de chira, cinq individus interpellés (photos)    Nasser Bourita aborde les relations maroco-ivoirienne avec son homologue, Kandia Camara Kamissoko    Algérie : l'ONU de plus en plus préoccupée par la violation des droits fondamentaux    Rire en temps de pandémie, une échappatoire pour l'être humain    Franc succès du 1er Salon international virtuel de la calligraphie arabe et ses arts    Washington appelle à la "désescalade" à Al Qods-Est    Événements d'Al-Qods: des parlementaires marocains réagissent    ONU : L'économie mondiale devrait connaître une croissance de 5,4% en 2021    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





L'AMREC, la première ONG amazighe au Maroc opère son retour
Publié dans Albayane le 25 - 02 - 2021

Première ONG amazighe au Maroc, l'Association marocaine de recherche et d'échange culturel (AMREC) est une organisation qui s'est distinguée, de longues années durant, dans la promotion d'une identité nationale fondée sur le pluralisme.
C'est en novembre 1968 que l'AMREC avait vu le jour grâce à l'initiative d'un ténor du mouvement culturel amazigh marocain, feu Brahim Akhiate. A l'époque, cette structure avait réussi à fédérer des jeunes qui allaient devenir, quelques années plus tard, de véritables figures de proue de la promotion des droits linguistiques et culturels amazighs au Royaume. Parmi ceux-là, figurent l'actuel recteur de l'Institut royal de la culture amazighe (IRCAM), Ahmed Boukous, l'historien feu Ali Sadki Azaykou, et le linguiste Abdellah Bounfour.
Dans une déclaration à la MAP, l'actuel président de l'AMREC, Imad Meniari, indique que cette association amazighe pionnière avait contribué aux efforts visant à déplacer le débat portant sur l'identité nationale d'une « certaine vision traditionnelle » vers une autre moderne reposant sur le pluralisme et se conformant au principe « unité dans le cadre de la diversité ».
« Le discours porté par l'Association marocaine de recherche et d'échange culturel mettait l'accent sur l'unité nationale, tout en soulignant que cette unité devait reposer sur la diversité et le pluralisme, impératifs sans lesquels aucun progrès ne peut être envisagé », relève M. Meniari.
« L'AMREC mettait en avant le fait que l'amazigh est la propriété de tous les Marocains, qu'ils soient amazighophones ou pas », note-t-il.
Portée par cette philosophie, l'association s'activait sur plusieurs fronts, comme la collecte de la tradition orale amazighe et sa transcription et l'incitation à la création littéraire en langue amazighe, notamment en poésie.
Côté musique, l'AMREC a été l'initiatrice de l'une des expériences les plus remarquables de la musique amazighe moderne, à savoir le groupe Ousmane (« Eclairs » en amazigh), qui a vu le jour en 1974 grâce à l'engagement de feu Brahim Akhiate. Celui-ci était parvenu à constituer cette troupe musicale à Rabat autour de six jeunes musiciens du Souss (feus Ammouri Mbarek et Said Boutroufine, Belaïd El Akkaf, Said Bijaad, Lyazid Korfi et Tarek Maaroufi).
S'inspirant de textes rédigés par des poètes de l'AMREC, Ousmane allait réaliser des chansons à succès comme « Takendaout », « Ddounit » et « Tabratt » et même se produire à l'Olympia à Paris, en 1977.
L'arrivée de l'AMREC a ainsi contribué à poser les jalons de la promotion de la diversité culturelle au Maroc, balisant la voie à l'apparition, dès les années 1970, d'autres associations œuvrant en matière de défense des droits culturels et linguistiques amazighs. Parmi ces ONG, figurent, entre autres, l'Association nouvelle pour la culture et les arts populaires (ANCAP), fondée à Rabat en 1978 et devenue « Tamaynut » en 1996, et l'Association culturelle amazighe (ACA), créée en 1979 par Mohamed Chafik et Ali Sadki Azayko.
Néanmoins, l'AMREC a connu une traversée du désert dans les dernières années, où son absence s'est fait ressentir. Imad Meniari impute cette absence à plusieurs contraintes d'ordre organisationnel dont a pâti l'association depuis que son président fondateur, feu Brahim Akhiate, a été pris d'un malaise de santé qui l'a contraint de se retirer de la scène depuis 2010.
Malgré les difficultés rencontrées à la suite de cet événement fâcheux, l'AMREC « a su maintenir sa présence lors des rendez-vous importants pour le mouvement amazigh, notamment à la faveur de l'implication de plusieurs de ses cadres », tempère-t-il, tout en ajoutant que plusieurs sections nationales de l'association ont continué à exercer leurs activités afin de réaliser les objectifs fondamentaux fixés.
Par ailleurs, l'AMREC a récemment renouvelé ses structure dirigeantes. M. Meniari fait valoir qu'un nouveau bureau national a été élu en octobre 2020 à Rabat, réunissant dans ses rangs de jeunes cadres mais aussi certaines des figures emblématiques de l'association.
S'agissant des axes stratégiques définis par l'actuel bureau national, l'acteur associatif relève que l'AMREC se focalise sur le plaidoyer pour une meilleure mise en œuvre par les départements gouvernementaux et établissements publics des dispositions de la loi organique n° 26-16 fixant les étapes de la mise en œuvre du caractère officiel de la langue amazighe et les modalités de son intégration dans l'enseignement et les différents secteurs prioritaires de la vie publique.
En outre, le siège de l'AMREC à Rabat a initié une programmation culturelle prodiguant, entre autres, des cours de langue amazighe standard destinés aux enfants et adultes, fait savoir M. Meniari, ajoutant que les sections nationales de l'association mènent différentes activités dans le cadre de la promotion de la langue et de la culture amazighes et la préservation de la diversité linguistique et culturelle au Royaume.
En guise d'illustration de son discours mettant l'accent sur la cohésion nationale, l'AMREC a, en outre, organisé, le 26 décembre 2020, une visite symbolique au poste-frontière d'El Guerguerat sous le slogan : « L'amazigh au service de l'intégrité territoriale et l'unité nationale ».
Dans un communiqué rendu public à l'occasion, l'AMREC avait notamment appelé à faire face à toutes les manœuvres menées par les ennemis de l'intégrité territoriale du Maroc, tout en plaidant pour qu'un intérêt particulier soit accordé à la dimension amazighe que recèle le patrimoine des provinces du Sud du Royaume.
« L'onomastique relative aux tribus, régions et coutumes témoigne, entre autres éléments culturels, de la présence permanente de la culture amazighe dans ces provinces », lit-on dans le communiqué.
L'AMREC a donc su maintenir le cap contre vents et marées, faisant preuve d'une flexibilité à toute épreuve et confirmant, au fil des années, son statut d'acteur incontournable et influent sur la scène culturelle amazighe au Maroc.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.