Maroc - Niger : Nasser Bourita préside les travaux de la 5e Commission mixte    CAN 2025 : Le CNDH rend compte de la détention des supporters poursuivis    Une délégation conduite par l'Inspecteur Général des FAR en visite de travail en Mauritanie    50 Start-up prometteuses (10/10) : Tadwir, DROK, Corail, Presta Freedom et Smart Locker    Maroc Telecom et la Commission européenne renforcent leur dialogue autour de la souveraineté numérique    GITEX Africa 2026 : Orange Maroc place l'IA et la 5G au cœur de sa participation    Info en images. Artisanat : Lancement d'une offre intégrée de digitalisation    Inwi renforce son ancrage territorial avec la CCIS-Rabat-Salé-Kénitra    La Bourse de Casablanca termine en hausse    Région Souss-Massa : un schéma directeur pour repenser l'assainissement liquide    Etats-Unis - Iran : Le Maroc se félicite de l'annonce de cessez-le-feu    Hakim Ziyech répond à Itamar Ben-Gvir : «Nous ne craignons pas le sionisme»    La guerre en Iran au menu d'un entretien entre Bourita et son homologue pakistanais    CAN 2025 : Près d'un mois après l'annonce du Maroc comme vainqueur, le président de la CAF va au Sénégal    CAN U17 2026 : le Maroc connait ses adversaires, tous les groupes dévoilés    CAN 2025 : pourquoi Patrice Motsepe s'est rendu à Dakar en pleine tension ?    Azzedine Ounahi impressionne en Espagne et confirme son talent    Sandstorms and strong winds expected Thursday in Morocco    Morocco and Niger reaffirmed on Wednesday in Niamey their shared commitment to making their partnership a model of inter-African cooperation.    Estados Unidos - Irán: Marruecos celebra el anuncio del alto el fuego    Morocco welcomes US-Iran ceasefire and supports Pakistan negotiations    Guelmim : la future Faculté d'économie coûtera 59,6 MDH    L'ONDE et l'UNESCO signent une convention de partenariat relative au droit à l'éducation au Maroc    Rosé Days débarque au Maroc    La Zahria de Marrakech 2026 sous le signe du renouveau    Etats-Unis Iran. La trêve    Ski nautique : Kamil Belmrah, champion d'Afrique    Un étudiant marocain en tête des tendances en Chine, salué comme un héros courageux après avoir sauvé une jeune fille de la noyade    Moroccan Student Trends in China, Hailed as a Courageous Hero After Saving Girl from Drowning    Le Maroc salue l'annonce du cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran    Elections générales en Ethiopie : 37 millions d'électeurs déjà inscrits    Les Reflets de l'Ogooué : un festival pour réinventer le cinéma gabonais    Maroc-Egypte : Akhannouch au Caire pour renforcer le partenariat bilatéral    Dialogue social : le conflit au Moyen-Orient, invité surprise du round d'avril    Journée mondiale de la santé : le Maroc et l'OMS consolident leur partenariat    Edito. Il faut confirmer la promesse    Le MAS prolonge Soufiane Benjdida jusqu'en 2030    Ligue des champions : une soirée décisive avec Barça–Atlético et PSG–Liverpool    Essaouira : une convention pour lancer le futur musée Sidi Mohammed Ben Abdellah    Match amical Espagne-Egypte : La FIFA ouvre une procédure disciplinaire après les chants racistes    Marrakech accueille "Rosé Days"    Algérie-Mauritanie : un sommet pour regagner de l'influence en Afrique du Nord    Trump accepte de repousser de deux semaines sa menace d'attaquer l'Iran    Maroc-USA: Les investisseurs américains sont prêts à investir au Sahara    « Nid d'artistes » : une mémoire vivante de l'Afrique sacrée à Paris    Morocco Fashion Style & Tex : une inauguration rythmée par la création    Jaouda et COPAG brillent aux Impériales 2026 avec quatre distinctions majeures    BCIJ : Démantèlement d'une cellule terroriste soupçonnée d'être passée à l'action    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Le Maroc est le deuxième investisseur sur le continent africain
Publié dans Albayane le 22 - 11 - 2021

Abdou Diop, président de la Commission Afrique de la CGEM
Propos recueillis par Zin El Abidine TAIMOURI – MAP
Le Président de la Commission « Afrique » de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et Managing Partner de Mazars, Abdou Diop, a accordé une interview à la MAP, sur les relations maroco-africaines et les perspectives de coopération économique à l'aune de la relance post-Covid. En voici la teneur:
1- Comment analysez-vous le positionnement économique du Maroc en Afrique ?
Le Maroc a amorcé une forte coopération, essentiellement économique, avec son continent africain à partir des années 2000, après plusieurs années de coopération principalement politique et culturelle.
Cette coopération est marquée par une grande dynamique d'investissement des entreprises marocaines sur le continent qui intervient dans un période critique où beaucoup d'entreprises occidentales ne croyaient plus au potentiel africain. Au contraire, le Maroc s'est engagé à partir de cette date dans le développement du continent.
Grâce à l'impulsion de Sa Majesté le Roi et à travers sa tournée africaine, les entreprises marocaines ont progressivement pris des positions probantes sur le continent en investissant massivement dans les plans de développement des pays africains.
L'action marocaine en Afrique concerne essentiellement les secteurs stratégiques prioritaires comme la finance, les services, l'immobilier, l'agroalimentaire et, aujourd'hui, l'industrie, avec une dynamique d'abord en Afrique de l'Ouest et du centre au regard de la proximité avec le Royaume, et ensuite, à partir de 2010, dans les pays de l'Est.
Cette réelle dynamique confère au Maroc la deuxième place d'investisseur sur le continent africain.
2- Quel serait, selon vous, l'apport du Maroc à la dynamique économique africaine ?
Aujourd'hui, le Maroc est en mesure de jouer un rôle clé dans la dynamique de développement économique africaine parce qu'il a réussi à structurer une économie arrimée aux chaînes de valeur mondiales comme l'automobile, l'aéronautique, l'agroalimentaire et le textile.
Cet arrimage offre la possibilité de construire des chaînes de valeur complémentaires continentales qui permet de disposer d'une plus grande intégration de ces produits sur le continent.
Par exemple sur l'automobile, le Maroc qui a réussi à développer un taux d'intégration dépassant les 60% peut créer des chaînes de valeur complémentaires avec les pays du continent et vice versa en capitalisant sur cette industrie automobile marocaine. Il s'agira de développer de nouveaux segments dans d'autres pays africains sur la base de cette économie marocaine intégrée dans les chaînes de valeur mondiales.
Il est de même pour l'industrie textile marocaine qui pourrait se développer davantage avec la contribution d'autres pays grâce à la complémentarité des ressources africaines, en l'occurrence l'industrie cotonnière.
Le Maroc pourrait également jouer un rôle important à travers l'investissement du secteur privé marocain dans les domaines prioritaires des plans de développement des pays africains.
L'économie marocaine peut aussi contribuer à l'émergence du continent à travers le développement d'infrastructures et de connexions favorisant l'intégration régionale, comme, à titre d'exemple, la route dorsale Tanger-Dakar ou encore le gazoduc reliant le Nigeria au Maroc.
Par conséquent, il convient de souligner que le Maroc est entrain de construire des plateformes qui permettent de désenclaver et d'améliorer toute l'infrastructure et la logistique continentale que ce soit Tanger-Med, le hub aérien de Casablanca ou encore les connexions terrestres, ce qui contribue au développement économique du continent à travers l'offre logistique et l'amélioration des coûts du transport.
3- Comment le Maroc peut-il conduire une relance économique post-Covid sur le plan régional ?
Dans le cadre de la relance économique, se pose la question de reconfiguration des chaînes d'approvisionnement mondiales pour atténuer les dépendances intercontinentales. Il s'agit là pour l'Afrique d'un enjeu important pour capter le repositionnement à la fois des industries étrangères qui veulent se rapprocher de leur marché traditionnel.
Le Maroc est un pays ayant développé un bassin industriel important, et qui a le savoir-faire et les ressources humaines nécessaires pour jouer un rôle important dans la création d'une dynamique industrielle et de nouveaux emplois au sein du continent africain.
Il peut également contribuer à la relance économique régionale à travers la souveraineté industrielle. Beaucoup de pays souhaitent développer une industrie souveraine, et dans ce sens, l'expertise marocaine peut contribuer à promouvoir des champions nationaux dans ces pays partenaires via l'appui au renforcement de leurs industries locales.
Au regard des enseignements tirés par la crise sanitaire, se pose également la question de la sécurité alimentaire qui revêt désormais une priorité dans le réajustement des plans de développement économique des pays africains.
A cette problématique, la productivité agricole du Maroc est un élément clé pouvant être partagé avec les pays africains, notamment à travers l'expertise de l'Office Chérifien du Phosphate (OCP) et sa dynamique de cartographie des sols et d'approvisionnement d'engrais de qualité permettant de bons rendements.
4- La ZLECAf, où en est-on ?
La ZLECAf est un processus qui, en principe, comme tout processus d'intégration de cette nature, a une dimension très importante car il concerne 54 pays et représente la plus grande zone de libre échange après l'Organisation mondiale du Commerce (OMC).
De par sa dimension, c'est un processus qui doit prendre du temps, car il n'est pas évident de mettre en place un marché commun d'une telle ampleur avec une libre circulation des biens et des services.
La mise en place effective de la ZLECAf et son opérationnalisation devrait prendre quelques années. L'essentiel c'est que les bases ont été jetées en décidant l'entrée en vigueur de la zone de libre échange après la ratification d'un certain nombre de pays.
Le processus de négociation continue sur un certain nombre de sujets comme la propriété intellectuelle, la protection des investissements, et l'adhésion progressive de nouveaux pays. La ZLECAf est un processus qui s'est déclenché, va progressivement se poursuivre, et ce n'est que d'ici 4 ou 5 ans que ses effets et ses résultats commenceront à se faire ressentir.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.