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Le Maroc pour de nouvelles options de financement à vocation structurelle
Publié dans Albayane le 05 - 07 - 2022

Le Roi Mohammed VI a souligné l'importance de développer « de nouvelles options de financement à vocation structurelle » en faveur des pays africains, qui font face à la problématique de la dette, considérée unanimement comme l'un de leurs défis économiques majeurs.
Dans un message adressé à la Réunion du Groupe africain des ministres des Finances et des gouverneurs des Banques centrales des Etats africains membres de la Banque mondiale et du FMI, le Souverain a affirmé que ces formules de financement structurelles doivent s'appuyer essentiellement sur une mobilisation accrue des ressources locales.
« Pour cela, il convient d'engager des réformes structurantes ayant vocation à améliorer le rendement des régimes fiscaux, accroître l'efficience de la dépense publique, renforcer l'attractivité des investissements étrangers, développer les partenariats public-privé », a indiqué le Roi dans ce message, dont lecture a été donnée, mardi à Marrakech, par la ministre de l'Economie et des Finances, Nadia Fettah Alaoui.
La Banque Mondiale et le FMI peuvent, avec d'autres organismes financiers, régionaux et internationaux, proposer des solutions techniques et des formules de financement appropriées qui permettraient aux pays africains, particulièrement ceux à faible revenu, de mieux gérer leur endettement, mais ces solutions restent de nature purement conjoncturelle si l'on considère le déficit de financement colossal dont souffrent ces pays, actuellement confrontés à des besoins de financement gigantesques, estimés annuellement à des centaines de milliards de dollars, a précisé le Souverain.
Le Roi a, à cette occasion, affirmé que l'endettement élevé et le changement climatique sont des défis majeurs qui mettent en péril la stabilité des économies africaines ainsi que la pérennité de leurs modèles de développement, notant que la transition numérique offre, en revanche, aux pays africains d'immenses opportunités de développement dont il convient de tirer le meilleur parti.
S'agissant de la dette, elle est considérée unanimement comme l'un des défis économiques majeurs pour l'ensemble des pays africains dans la mesure où elle obère chaque jour un peu plus les ressources limitées affectées au processus de développement, a poursuivi le Souverain, soulignant que « Bien plus, elle hypothèque l'avenir des générations montantes et met à mal leur droit légitime à la prospérité ».
Le changement climatique, un des défis les plus pressants pour l'Afrique
Pour ce qui est du changement climatique, le Roi a assuré qu'il « constitue l'un des défis les plus pressants pour le continent africain, au vu de la gravité de ses impacts qui affectent durablement tous les aspects de la vie dans nos pays».
Bien que les pays africains contribuent le moins aux émissions de gaz à effet de serre, principale cause du changement climatique, ils sont paradoxalement parmi les plus vulnérables aux conséquences de ce phénomène à la suite d'années successives, marquées par la sécheresse, une pluviométrie rare, une désertification accrue, a ajouté le Souverain, appelant la communauté internationale à « se montrer réceptive aux revendications portées à cet égard par les pays africains » et de « mobiliser les ressources financières et techniques nécessaires pour soutenir les pays du Continent dans leurs efforts pour enrayer les effets du changement climatique ou pour s'y adapter ».
« C'est d'autant plus vrai que l'Afrique est le seul continent à ne recevoir qu'une infime partie des fonds promis dans le cadre de l'Accord de Paris sur le climat », a fait remarquer le Roi.
Dans le même ordre d'idée, le Souverain a invité les Etats africains « à réorienter leurs modèles de développement vers des modes de production et de consommation plus durables, compte tenu des contraintes imposées par le changement climatique, aussi bien en termes de ressources naturelles disponibles que de choix économiques ».
La digitalisation, un choix économique
Evoquant les enjeux de la digitalisation, le Roi a soutenu que la technologie numérique constitue « un changement structurel dans la manière d'appréhender le monde qui nous entoure, car elle permet l'émergence de nouveaux schémas de production et de consommation susceptibles d'accroître les opportunités d'investissement et de créer par conséquent plus d'emplois ».
Le Souverain a ajouté que les médias numériques sont des outils remarquables pour rehausser le niveau d'inclusion financière et pour étendre le champ de la couverture sanitaire et de la protection sociale, soutenant que la digitalisation, en tant que choix économique, requiert un nombre suffisant de ressources humaines spécialisées, un enracinement de cette culture au sein des différentes franges de la société, ainsi que la mise en place d'infrastructures techniques en phase avec les évolutions fulgurantes dans ce secteur.
Le Roi a appelé, à ce titre, à « accélérer le rythme de digitalisation de nos sociétés africaines, afin de combler le fossé qui nous sépare des pays avancés et pouvoir, dès lors, récolter les fruits de la mutation numérique à l'échelle planétaire », assurant que pour relever ce défi, « il importe de mettre à disposition les ressources financières et humaines indispensables, en particulier il convient de mettre à profit des profils issus de l'Afrique à même d'apporter des solutions numériques adaptées aux spécificités culturelles et sociales de nos pays respectifs ».


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