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Où va le paysage audiovisuel marocain ?
Publié dans Albayane le 27 - 05 - 2011

Au moment où le monde arabe connaît des révolutions sans précédente, diligentées par des volontés citoyennes, le Maroc, Roi et peuple, continuent de proclamer le pacte de quête de la démocratie. Depuis l'accession au trône de notre Auguste Roi, le Maroc épouse la révolution tranquille et la réconciliation avec le passé. Tout stratège ne saurait mieux faire ! Certes ce processus est « menacé » par des acteurs exogènes pour des raisons connues chez le citoyen Lambda, qu'en est-il des acteurs endogènes supposés être les jalons de ce complexe processus pour atteindre ce goal? Qu'en est-il du paysage audiovisuel supposé accompagner et miroité ce challenge ? Qu'en est-il de la SNRT ? Dans un environnement devenu de plus en plus concurrentiel, aujourd'hui les chaînes de services publics jouent un rôle directeur dans le développement d'un pays. Les chaînes de service public sont appelée, à même, d'influencer l'ensemble du paysage audiovisuel en étant parfois, un moteur d'innovation, de recherche et développement et de créativité dans les programmes.
Le paysage audiovisuel et cinématographique marocain est caractérisé par une hégémonie d'images venues d'ailleurs. Si toute culture doit, bien naturellement, s'ouvrir à l'extérieur, elle se doit, en même temps, de préserver les valeurs qui la nourrissent et l'enrichissent de l'intérieur. C'est un enjeu à la fois culturel, politique et économique.
Le combat engagé par certains pays pour l'exception, puis la diversité culturelle s'inscrit, en réalité, dans cette prise de conscience. Le fait n'est pas seulement culturel, il est aussi économique. La production et la diffusion audiovisuelles constituent l'un des secteurs les plus dynamiques de la croissance mondiale, du fait d'une augmentation constante de la consommation des populations. De ces faits, la place de la télévision est déterminante. Quels sont, alors, les critères de satisfaction des téléspectateurs ? Je rejoins Monsieur Abdelmajid Fadil, professeur d'Economie des médias dans ses propos (in Au Fait du 20 05 2011) faisant état du fait que la part d'audience ne traduit pas la qualité d'un programme, car son objectif est de mesurer l'audience et de déceler les plages horaires les plus rentables pour les annonceurs. Cette logique aboutit au diktat de l'audimat qui peut aller à l'encontre des missions de service public. Il est vrai que les chiffres de Marocmetrie ne couvrent pas les chaînes satellitaires ; les données les concernant proviennent d'une enquête de terrain et ne sont donc pas de même qualité.
D'un autre côté, on fait référence souvent à la France, qui elle, présente de grandes différences au niveau de la taille des deux marchés, de l'intensité de la concurrence des chaînes privées, des habitudes de consommation des téléspectateurs, de la montée en puissance des nouvelles chaînes etc. A titre d'illustration: la valeur d'un point d'audience (1%) en France en 2009 est de l'ordre de 581.000 téléspectateurs en moyenne, celle du Maroc serait de 85.000 téléspectateurs soit plus de 4 fois.
La diversité de chaînes comme seul atout
de satisfaction ! :
Dès avril 2005 et à la suite de la publication de la loi sur la communication audiovisuelle, la libéralisation du secteur permet la création d'une société d'Etat la Société nationale de radiodiffusion et de télévision, la SNRT avec de nombreuses chaînes de télévisions régionales et nationales et des stations de radio de même ordre grâce à des partenaires comme le ministère de la communication, de l'Education nationale et celui des Habous.
La SNRT a une mission de service public conformément à un cahier de charges approuvé par la HACA en janvier 2006.
Il s'agit bien sûre d'informer mais aussi de porter la voix du Maroc vers nos concitoyens du monde entier en tenant compte de « la diversité culturelle et linguistique ». N'oublions pas que la mission de la SNRT est d'assurer l'exécution de la politique de l'Etat dans divers domaines : sport, « Arryadia », éducation et culture, « Arrabia », religion, « Assadissa », la fiction « Aflam TV » en plus de la chaîne généraliste qu'est « Al Oula ». 2010 une nouvelle chaîne nationale est née, la chaîne en langue amazighe «Tamazight» qui a été lancée par le ministre de la Communication, Khalid Naciri, mercredi 6 janvier 2010 à Rabat. Avec cette nouvelle venue, la famille de la Société nationale de radiodiffusion et de télévision (SNRT) comptera huit chaînes. Au Maroc dès 2006 le problème des rapports avec la publicité se posa. Le renforcement du secteur public audiovisuel doit paradoxalement s'accompagner de la libéralisation de la diffusion par des sociétés privées.
L'analyse de la grille des programmes de nos chaînes montre une part importante consacrée au divertissement au détriment des programmes de découverte, de culture et d'éducation etc. Elle est commandée davantage par les impératifs et les contraintes de l'audience et parfois par des considérations politiques, alors que la mission assignée à une télé de service public est de répartir son volume horaire pour informer, éduquer et distraire.
Ce postulat n'est plus dans l'ordre du jour des dirigeants du service public, la télé de service public doit répondre à des objectifs échappant aux contraintes du marché et ce pour réaliser une large audience et séduire les annonceurs. Que faire pour que nos producteurs aient des garanties pour s'engager sur des œuvres à l'internationales ? Que faire alors pour revivifier la mémoire si riche du Maroc ? Que faire pour que la SNRT joue son rôle comme il lui a été assigné ? Est-ce que les dons pérennes de l'Etat suffisent pour que la SNRT se rectifie ou serait une enveloppe en plus pour les choyés de la vieille maison ? Pourquoi à ce jour n'ayant pas encore validé les propositions des directeurs des chaînes de la SNRT ? A qui incombe le rôle d'assurer la bonne marche de ce ‘'Noble'' Organe ?
* Producteur Cinématographique
et audiovisuel


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