3ème Edition de la conférence « Parlons Développement » : Faire des jeunes les moteurs du développement durable    Sensibilisation sur le civisme fiscal en RDC : Instituer une culture fiscale dans le pays    Radisson Hotel Group : Une expansion record au Maroc et en Afrique du Nord    Industries manufacturières: Hausse de 19,9% de l'indice de la production au T2-2021    CIH Bank : Renouvellement de la quadruple certification ISO 9001 version 2015    Flambée des prix : des augmentations abusives ?    Cours de change des devises étrangères contre le dirham    Allemagne : le site fédéral des élections probablement visé par une cyberattaque    La France a éliminé Abou Walid Al-Sahraoui, ancien membre du Polisario et chef de l'EI au Grand Sahara    Rapatriement jeudi des dépouilles des deux camionneurs marocains tués au Mali    Tokyo 2020: les athlètes médaillés célébrés par la Fondation Mohammed VI    Vaccination volontaire des adolescents de 12 à 17 ans : plus d'un million d'injections administrées    Prévisions météorologiques pour ce jeudi    Vladimir Poutine annonce que des dizaines de personnes de son entourage ont le Covid    Les contours de la majorité gouvernementale seront probablement dévoilés la semaine prochaine    Les certificats Covid-19 délivrés par le Maroc désormais valides au sein de l'UE    La DGM célèbre la Journée météorologique arabe 2021    Téhéran, l'AIEA et la surveillance du programme nucléaire iranien    Les premiers touristes spatiaux prêts à décoller mercredi    Eyal David rejoint la mission israélienne à Rabat en tant que chef adjoint    Sahel : Des opérateurs Wagner au Mali ?    Un RNPG déficitaire au 1er semestre    Retour sur la saga des héros paralympiques    «Lewy» et le Bayern surclassent encore le Barça    Lukaku tire Chelsea du piège du Zenit, Ziyech décevant    Match nul pour Séville, En Nesyri voit rouge    Abdelkader Bourhim: "Le sport, parent pauvre des programmes électoraux"    Botola Pro D1 et D2 "Inwi" (2ème journée): Le programme    Le modèle marocain cité en exemple par un nouveau rapport    Disparitions forcées : le Maroc soumet sa copie préliminaire à l'ONU    Formation du gouvernement. Aziz Akhannouch boucle aujourd'hui le premier round des consultations    Le roi Mohammed VI nomme le général Belkhir El Farouk inspecteur général des FAR    Le plus haut gradé américain craignait que Trump n'attaque la Chine    Covid-19 / Maroc : La situation épidémiologique au 15 septembre 2021 à 16H00    La vaccination des 12 à 17 : Plus d'un million d'élèves ont reçu la première dose    Cinéma : L'IF du Maroc rouvre ses salles de projection    Le festival JIDAR fait sensation sur les réseaux    Echange culturel pour lutter contre les idées extrémistes    New District présente son premier artiste Hassa1    Hicham Lahlou invité au Salone Del Mobile 2021, à Milan    ART: Des projets communs lancés par l'IMA et la FNM    Espagne: négociations sous haute tension entre Madrid et les séparatistes catalans    La nomination de Staffan de Mistura en tant qu'Envoyé Personnel au Sahara, se fera dans les prochains jours    DataPathology : Witamax injecte 2 MDH    Plafonnement des prix des tests PCR : les laboratoires demandent une baisse des coût des réactifs    La Burundaise Niyonsaba bat le record du monde 2000 m en athlétisme    Des ateliers consultatifs de la musique du 17 au 28 septembre    Arts plastiques : Samira Ait El Maalam expose sous le thème «Vortex»    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Hugo, l'homme des combats justes
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 10 - 04 - 2002

Le bicentenaire de la naissance de Victor Hugo, célébré en grande pompe en France, touche le Maroc. La troupe « L'autre rive » a donné une lecture publique de textes qui témoignent de l'actualité d'un écrivain visionnaire.
Le 26 février 1802, naissait à Besançon l'une des grandes figures de la littérature française. Deux cents ans après, le 26 février 2002 marque le début officiel de la célébration du bicentenaire de cette naissance.
Victor Hugo, gigantesque, prolifique, romancier, poète, dramaturge, essayiste et sénateur, s'est engagé dans les principaux combats politiques de son siècle. Il souffre malheureusement du poids de son génie et de quelques litanies fatigantes sur son œuvre. L'œuvre de Hugo garde pourtant indemne sa jeunesse parce qu'elle ne cesse de mettre en perspective des événements politiques et sociaux qui agitent encore notre époque. En atteste la lecture de ses textes le 4 et 5 avril à l'IF de Casablanca par la troupe « L'autre rive ». Constituée de Mohamed Nadif, Rachid Mountasar, Asmae Hdrami et Nourredine Zioual, cette troupe a opté pour des textes qui surprennent par leur actualité. Il n'a pas été question du Hugo écrivain, mais du Hugo qui utilise tour à tour sa notoriété d'écrivain et son statut d'homme politique pour mettre son art au service des causes qui lui tiennent à cœur.
Les textes lus par cette troupe témoignent du caractère visionnaire d'un écrivain, dont les propos téméraires laissaient à la traîne plusieurs politiques et penseurs des XIXe et XXe siècles. Hugo était de tous les combats. Il était un fervent défenseur du suffrage universel, il a su mobiliser sa rhétorique pour énoncer ses convictions sans demi-mesure. «Le suffrage universel dit à tous, et je ne sais pas de plus admirable formule de la paix publique : soyez tranquilles, vous êtes souverains». En prose comme en vers, il s'est élevé contre le travail des enfants, l'exploitation des ouvriers, l'ignorance qui engendre la misère : «Je suis de ceux qui pensent et qui affirment qu'on peut détruire la misère », a-t-il écrit. Hugo a milité pour l'abolition de la peine de mort. Il a été marqué à vie par le spectacle d'un condamné conduit à l'échafaud sur une place de Burgos.
L'image de cet homme donné en spectacle à une foule accourant de toute part pour assister à son exécution a poursuivi l'écrivain tout au long de sa vie. Utilisant tour à tour sa notoriété d'écrivain et son statut d'homme politique, il a milité en faveur de cette cause, à travers romans, poèmes, témoignages devant les tribunaux, plaidoiries, discours et votes à la Chambre des Pairs, à l'Assemblée puis au Sénat.
L'ouvrage qui regroupe les écrits et discours relatifs à cette question vient d'être publié aux éditions Textuel. Robert Badinter, ancien garde des sceaux et initiateur de l'abolition de la peine de mort en France, en a écrit la préface. Hugo avait prononcé cette phrase, à peu près un siècle avant Badinter devant le Sénat : « Je vote l'abolition pure, simple et définitive de la peine de mort ». Dans ce même Sénat, où il a siégé à partir de 1876, il a réclamé l'amnistie complète pour les communards qu'il obtiendra en 1880. D'autres questions d'actualité ont préoccupé Hugo, l'enseignement laïc par exemple : «Messieurs, toute question a son idéal. Pour moi, l'idéal de cette question de l'enseignement, le voici : l'instruction gratuite et obligatoire. Obligatoire au premier degré seulement, gratuite à tous les degrés». La femme évidemment : «Il est douloureux de le dire : dans la civilisation actuelle, il y a une esclave. La loi a des euphémismes ; ce que j'appelle une esclave, elle l'appelle mineure ; cette mineure selon la loi, cet esclave selon la réalité, c'est la femme». Et puis la guerre : «Que les spectres s'en aillent ! Que les méduses se dissipent ! Non, même pendant le canon d'une bataille, nous ne croyons pas à la guerre». Hugo était un antimilitariste convaincu. Il savait que les armes n'assujettissaient jamais les hommes. Un message auxquels sont malheureusement encore sourds les fous qui peuplent cette planète!


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.