Le Conseil de sécurité des Nations unies inaugure une nouvelle année avec une configuration favorable au Maroc, offrant une occasion stratégique rare pour consolider son initiative d'autonomie sur le Sahara et influencer durablement le processus politique international. Le 1er janvier 2026, le Conseil de sécurité des Nations unies a officiellement entamé ses travaux avec une nouvelle composition, marquant l'entrée en fonction de 5 membres non permanents que sont le Bahreïn, la République démocratique du Congo, le Libéria, la Lettonie et la Colombie. Cette configuration, qui ouvre un nouveau cycle diplomatique au sein de l'organe exécutif des Nations unies, revêt une portée particulière pour la diplomatie marocaine, tant que le Conseil demeure le cadre central du traitement du dossier du Sahara marocain. Pour le Royaume, ce début d'année onusienne s'inscrit dans une dynamique perçue comme favorable, à un moment où les équilibres internes du Conseil évoluent sensiblement. Cette nouvelle donne se distingue d'abord par la présence de pays qui reconnaissent clairement la souveraineté du Maroc sur ses provinces du Sud. Bahreïn, la République démocratique du Congo et le Libéria ont, au-delà des déclarations politiques, matérialisé leur position par l'ouverture de consulats à Laâyoune et à Dakhla, un acte diplomatique considéré comme un signal fort au sein du système international. Cette reconnaissance explicite renforce la légitimité de la position marocaine et consolide les acquis accumulés ces dernières années, dans un contexte où le Royaume s'attache à inscrire le dossier du Sahara dans une logique de règlement politique durable. Lire aussi : Sahara marocain : Quelle est la prochaine étape du dossier après la résolution 2797 ? 2026 comme tournant historique Selon plusieurs observateurs, cette configuration contribue à conforter la place du Maroc dans les débats du Conseil de sécurité et à maintenir une pression collective en faveur de négociations sérieuses et réalistes. Celles-ci s'inscrivent dans le cadre de l'initiative marocaine d'autonomie, présentée depuis plusieurs années comme une solution crédible et pragmatique. Selon une analyse publiée le 5 janvier par The Arab Weekly, des experts estiment que cette évolution institutionnelle n'est pas neutre pour le Royaume. Ils considèrent que « l'adhésion récente de pays favorables au Maroc au sein du Conseil apporte un appui supplémentaire, d'autant plus que certains membres permanents partagent cette orientation, ce qui renforce le poids politique des décisions onusiennes ». Pour eux, la capacité du Royaume à influencer l'agenda et l'orientation des débats s'en trouve renforcée, dans un environnement diplomatique moins polarisé. Un autre élément jugé stratégique concerne la présidence tournante du Conseil de sécurité en 2026. Bahreïn assurera cette responsabilité au mois d'avril, une période qui coïncidera avec la présentation de l'exposé régulier du secrétaire général des Nations unies sur l'évolution du processus politique relatif au Sahara. Cette convergence de calendrier est perçue comme un facteur susceptible de favoriser un climat de discussion plus constructif, compte tenu de la position constante de Manama en faveur de l'intégrité territoriale du Maroc. Le départ de membres hostiles du Maroc Des experts soulignent également que le départ de membres traditionnellement hostiles à la position marocaine, à l'image de l'Algérie, principal soutien du groupe séparatiste, modifie l'équilibre interne du Conseil. Cette évolution confère, selon eux, un avantage stratégique au Maroc, dans la mesure où la résolution 2797, adoptée en octobre 2025, bénéficie désormais d'un environnement politique plus réceptif. Cette résolution a consacré l'autonomie comme base des négociations et renforcé les perspectives d'une solution politique qualifiée de réaliste et durable. C'est dans ce contexte que le média international Middle East Online avance une analyse particulièrement remarquée, estimant que « 2026 pourrait être l'année où le différend autour du Sahara marocain trouverait son épilogue ». Selon cette analyse, publiée par le site spécialisé dans les affaires régionales, l'évolution actuelle ne relève pas du hasard mais résulte de gains diplomatiques accumulés par le Maroc tout au long de l'année 2025, conjugués à des transformations profondes au sein du Conseil de sécurité. Le média met également en avant le fait que la diplomatie marocaine, impulsée par la Vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a su inscrire le dossier du Sahara dans une logique de réalisme politique, répondant à une lassitude internationale croissante vis-à-vis des conflits figés. Toujours selon Middle East Online, la composition actuelle du Conseil, combinée au soutien renouvelé de plusieurs puissances influentes et à l'amélioration des relations du Maroc avec des acteurs européens comme la Grèce, crée une fenêtre diplomatique rarement observée depuis le lancement du processus onusien. Dans un environnement international marqué par l'instabilité et la recherche de solutions concrètes, l'initiative marocaine apparaîtrait comme une réponse cohérente aux impératifs de stabilité, de développement et de sécurité régionale.