Réforme du Code de la famille : un vote en 2026 ou un report à la prochaine législature ?    Les robes noires durcissent le ton contre la réforme de la profession d'avocat    La sécurité de la CAN 2025 attire l'attention du FBI    CAN : Chers « frères-ennemis », un peu de bonne foi !    Sahara : Le chemin éprouvant vers les négociations !    Réforme du CNP : l'opposition saisit la Cour constitutionnelle    Projets immobiliers à l'arrêt : un nouveau canal suspect pour le blanchiment    Zakia Driouich: 68 marchés de vente de poissons digitalisés sur 76    La Bourse de Casablanca termine en hausse    Programme de renouvellement des taxis : Un parc largement modernisé, mais une transition électrique encore freinée    Bassin hydraulique du Loukkos: le taux de remplissage des barrages dépasse 61%    L'ambassade de Palestine inaugurée à Londres    Venezuela : Delcy Rodriguez prête serment comme présidente du régime    Nicolas Maduro: chronique d'une arrestation spectaculaire préparée de longue date    USA : Les effectifs de la police de l'immigration en hausse de 120% en moins d'un an    CAN Maroc 25 : Trabelsi deuxième coach limogé    Premier League : Manchester limoge son entraîneur    Source : le Maroc accueillera la CAN de futsal 2026    CAN 2025 : le Nigeria élimine le Mozambique et accède aux quarts    Perturbations météorologiques: Suspension des cours lundi à Essaouira    Perturbations météo : appel à la vigilance dans plusieurs régions    Bulletin d'alerte : Fortes pluies, chutes de neige et fortes rafales de vent, de lundi à jeudi    Rabat: 2 morts et 4 blessés dans l'effondrement partiel d'un immeuble    CAN 2025 : Un illustrateur libanais revisite les moments forts du tournoi en œuvres graphiques    Comprendre la 5G l'éclairage d'un expert (VIDEO)    Regragui: « Le plus important reste la qualification »    CAN 2025: Brahim Díaz, leader incontesté des Lions de l'Atlas    CAN 2025 / Bénin - Egypte : Horaire, enjeux, arbitres, météo    CAN-2025: avec Hakimi, le Maroc évite le piège tanzanien    Guinée. La Cour suprême confirme la victoire de Mamadi Doumbouya    Gabon. Oligui Nguema dévoile son gouvernement    Maroc – Brésil : Vers une alliance stratégique Sud-Sud fondée sur la souveraineté et la coopération économique    ONDA : Lancement d'un centre de commandement à l'aéroport Mohammed V    Les températures attendues ce lundi 5 janvier 2026    Interview avec Pr Aziz Moqrich : « La Médaille de l'Innovation du CNRS est une reconnaissance légitime de mon parcours »    Tabac : hausse des prix en ce début d'année    Classes suspended in Chtouka Ait Baha due to weather alert on January 5, 2026    Nicolas Maduro ramené à New York où il sera jugé pour narcoterrorisme    La France et le Royaume uni mènent des frappes contre l'EI en Syrie    Températures prévues pour lundi 05 janvier 2026    Le Maroc réitère son soutien à l'unité nationale du Yémen et à sa souveraineté territoriale    Diaspo #422 : Karima Saïdi, «celle qui veille» sur la mémoire par le documentaire    Abidjan vibre au rythme du MASA    Arts 2025 : Dernier regard dans le rétro sur une année de création    Hiba Bennani en tête d'affiche du drame marocain Rass Jbel, aux côtés d'Asaad Bouab    Cathédrale Saint-Pierre : la société «Le Palais d'Aménagement» adjudicataire    La BD "Astérix en Lusitanie" a fait 1,65 million de ventes en France    Madonna passe les fêtes de fin d'année à Marrakech    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



F. Chaâbi : Une perte de temps inutile
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 07 - 05 - 2004

Après sa mésaventure au Sénégal, Faouzi Chaâbi, le vicei-président du Groupe du même nom, réussit le paradoxe d'être à la fois furieux et serein. Furieux, parce qu'il a perdu du temps et de l'argent à cause des tracas que connaît son projet, mais serein, car, malgré son wait and see, il est déterminé à mener à terme cette entreprise qui lui tient tant à cœur. Entretien.
Aujourd'hui Le Maroc : où est en est votre feuilleton sénégalais ?
Faouzi Chaâbi : Il semble que l'on se dirige lentement, mais sûrement vers une issue à la crise. Nous sommes dans l'attente de la réponse du gouvernement sénégalais à notre proposition d'une nouvelle convention revue et corrigée. La première avait été injustement dénoncée, car si nous étions tenus de démarrer nos travaux, il était clairement stipulé que les trois terrains acquis devaient être libres de toute sujétion. C'est très important de le souligner. Or, ce n'était pas le cas, étant donné que nous avons acquis un terrain (Pyrotechnie, 38 hectares) qui était occupé par une caserne de l'armée sénégalaise, par des pépiniéristes, ainsi que par un Cheikh tidjane, qui, dès qu'il a appris l'existence du projet, a annoncé, plaque à l'appui, qu'il allait construire un grand centre islamique.
Et qu'avez-vous fait ensuite ?
Après concertation avec les autorités sénégalaises, nous avons accepté de prendre en charge le déménagement de la caserne et notamment la construction de 17 soutes à munitions dans la ville de Thiès, à quatre heures de voiture de Dakar. A l'heure actuelle, nous en avons construit 11. Pour le reste, il était entendu qu'on allait s'arranger avec les pépiniéristes et le cheikh… A côté de cela, on nous demandait de commencer les constructions. Mais même après le démarrage des travaux, la caserne était toujours là. Nous avons importé des grues, des bétonnières, ainsi qu'un matériel important, que nous avons, par la suite, dû brader avant de partir. Il s'agit quand même de 10.000 logements pour lesquels nous avons signé une convention. D'un côté comme de l'autre, on commençait à s'impatienter, surtout que nous avions, comme je vous l'ai dit, engagé des frais importants.
Quelles sont, selon vous, les véritables raisons de ce blocage ?
Je pense qu'elles sont de deux ordres. Politiquement et économiquement parlant, certaines personnes ne doivent pas voir d'un bon œil notre implantation au Sénégal. Mais nous avons senti chez le président Wade, ainsi que chez tout le gouvernement sénégalais, la volonté de faire aboutir ce projet. Les relations séculaires entre nos deux pays sont excellentes et il n'y a pas de raison que cela ne se fasse pas, dès lors que l'on aura aplani nos différends.
Surtout que vous aviez quand même pris langue avec le président Abdoulaye Wade en personne…
Effectivement. Et après m'être entretenu avec lui au cours d'un séjour à Rabat, je suis reparti à la tête d'une délégation de mon groupe au Sénégal où nous nous sommes entretenus, sur instruction de M. Wade, avec une délégation présidée par le ministre de l'Habitat, Me Makité Niang. Là, nous avons tenu une réunion de quatre heures, dont je détiens le PV, et au cours de laquelle nous avons tout déballé, montré nos garanties financières… et il nous a été demandé de commencer à travailler sur la partie libre du terrain Pyrotechnie (1 hectare).
Entre-temps, c'est une société d'Etat sénégalaise qui a repris le projet
Oui. Et, dès que nous nous serons entendus sur la nouvelle convention, nous allons nous concentrer maintenant sur un projet concernant un terrain de 10 hectares et travailler au coup par coup. C'est peut-être mieux ainsi.
Comment voyez-vous l'avenir du Groupe Chaâbi au Sénégal ?
Je pense que ce qui s'est passé est une perte de temps inutile. Et que l'on y verra plus clair dès que l'on aura reçu la réponse du gouvernement sénégalais à nos propositions d'amendement de la convention. C'est un projet qui me tient énormément à cœur. Ensuite, et avec l'aval du président du Groupe Chaâbi (Ndlr, Miloud Chaâb), nous essaierons de répondre aux attentes de nos partenaires. Nous avons un savoir-faire et il y a de la place pour tout le monde.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.